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Mon dernier semis de l'année : des légumes qui vont passer l'hiver en godets

37 commentaires sur Mon dernier semis de l'année : des légumes qui vont passer l'hiver en godets

Nous sommes à la mi-octobre et, comme chaque année à cette époque, je m'apprête à faire mon tout dernier semis de légumes.

C'est toujours un petit plaisir, car ce semis a une particularité : les légumes qui vont sortir de terre ne seront pas plantés au potager avant quatre mois, vers la mi-février !

D'ici là, ils vont passer tout l'hiver dans leurs godets, bien à l'abri des intempéries.

Cela fait maintenant trois ans que je pratique cette technique, que j'appelle les "plants hivernés".

Elle me permet de prendre une belle avance sur le printemps, avec certaines premières récoltes possibles dès la mi-mars, alors qu'avec des semis réalisés en février, je devrais plutôt attendre début mai.

Je vous explique comment je m'y prends, quels légumes je choisis et les quelques précautions qui permettent de les conserver pendant l'hiver.

Pourquoi faire des semis en plein automne ?

Habituellement, lorsqu'on souhaite récolter des légumes au début du printemps, on attend le mois de février pour commencer les premiers semis.

Mais à cette époque, les journées sont encore courtes et les températures basses. Les jeunes plants poussent lentement et il faut patienter plusieurs semaines avant de pouvoir les installer au potager.

Avec mes plants hivernés, je prends les choses dans l'autre sens.

Je sème en octobre, quand les températures sont encore suffisamment douces pour permettre la germination et le développement des premières feuilles.

Puis, avec l'arrivée de l'hiver, la croissance des plants ralentit considérablement.

Et c'est justement ce que je recherche !

Je ne cherche pas à obtenir de gros plants en plein mois de décembre. Je veux simplement qu'ils restent vivants et en bonne santé, en attendant le retour des journées plus longues.

Quand arrive la mi-février, je dispose ainsi de jeunes plants déjà formés, prêts à être repiqués au potager.

Ils ont plusieurs semaines d'avance sur ceux que j'aurais semés à cette date.

Les six légumes que j'ai choisis cette année

Tous les légumes ne conviennent pas à cette méthode.

Je privilégie au contraire des légumes capables de supporter des températures basses, et surtout des variétés hâtives, qui se développent rapidement dès que les conditions redeviennent favorables.

Cette année, j'ai choisi six légumes.

Deux variétés de laitues

  • La 'Rouge de Grenoble', une laitue aux feuilles teintées de rouge, qui supporte assez bien les conditions fraîches.
  • La 'Bacquieu', une laitue traditionnellement cultivée pendant les saisons fraîches.
  • En régions où les gelées sont très marquées, on préférera des variétés vraiment résistantes au gel, comme la 'Merveille d'hiver', une romaine comme la 'rouge d'hiver' ou une batavia comme la 'Batavia d'hiver St Antoine'.

Les laitues sont particulièrement intéressantes pour cette technique. Elles peuvent rester longtemps à un stade relativement petit pendant l'hiver, puis reprendre leur développement lorsque les températures remontent.

Et quel plaisir de récolter ses premières salades au début du printemps !

Deux légumes-racines

Je sème également de la betterave Plate d'Égypte, une ancienne variété reconnaissable à sa racine aplatie et appréciée pour sa précocité.

La betterave mérite toutefois une petite réserve : une exposition prolongée au froid peut favoriser sa montée à graines. C'est donc une culture avec laquelle il faut expérimenter, car le résultat dépend des températures réellement subies pendant l'hiver. Chez moi, cela ne s'est jamais produit.

J'ai aussi choisi un navet blanc précoce : le 'blanc plat hâtif', ce qui me permet d'obtenir de jeunes racines tendres dès le début du printemps. La variété 'de Milan à forcer' convient aussi si vous préférez les navets roses.

Pour ces deux légumes, il ne faut pas s'attendre à récolter de grosses raves comme en pleine saison. Les calibres seront assez petits (6 à 7 cm de diamètre) mais ces petits navets et betteraves sont particulièrement juteux et presque un peu sucrés, délicieux à préparer crus en lamelles ou râpés !

Deux choux précoces

Enfin, je complète mes semis avec deux types de choux qui ont des caractéristiques assez intéressantes :

Le premier est le chou-rave Quickstar F1. Ce chou-rave se développe très rapidement, ce qui en fait un bon candidat pour les premières récoltes du printemps. Pourquoi un hybride F1 ? Parce qu'il n'existe aucune variété classique qui soit aussi hâtive : la récolte se fait déjà un mois et-demi après la plantation !

Le deuxième est le chou pommé Nozomi F1 (il y a aussi le Caraflex F1). Il forme de petites pommes compactes (diamètre 15 cm) idéales pour un repas pour deux personnes. Cette sorte de variété est aussi très intéressante pour les petits potagers, car elle occupe moins de place que les gros choux traditionnels. En effet, je plante ces choux à 30 cm seulement les uns des autres !

Ces variétés particulières ne sont pas disponibles partout, je les trouve chez Baumaux.

Comment je réalise mes semis d'octobre

Pour ces semis, rien de compliqué.

J'utilise des mottes que je fais avec un petit presse-mottes, mais ou pourrait très bien lse semer dans des plaques alvéolées ou même directement dans des petits godets.

Pour que le semis lève rapidement, je les fait lever à l'intérieur de la maison, en surveillant deux fois par jour pour les sortir dehors à la lumière dès que la moindre petite pousse verte commence à émerger, sinon ça file immédiatement et les plants seront moins trapus.

Une fois les barquettes mises dehors, je veille à ce que les plants disposent de suffisamment de lumière.

C'est important, car les journées raccourcissent rapidement à l'automne. Si les semis manquent de lumière, ils risquent une fois de plus de s'allonger exagérément et de devenir fragiles.

Quand plusieurs graines ont levé dans un même godet, j'attends 2 semaines pour pouvoir distinguer les plantules les plus vigoureuses, et je ne conserve que la plus belle.

Comme j'ai semé dans des mottes, je fais aussi un repiquage dans des godets carrés de 8 cm. Ainsi les racines ont plus de place pour se développer.

Une simple caisse en plastique pour passer l'hiver

C'est probablement la partie la plus originale de ma méthode.

Je n'utilise ni serre chauffée, ni installation compliquée.

Je rassemble simplement tous mes godets dans une grande caisse en plastique transparente, que je place sous l'auvent de ma terrasse orientée au sud.

Cet emplacement présente deux avantages : les plants bénéficient de la lumière naturelle (le soleil est bas en hiver et les rayons passent sous l'avent) et ils sont protégés de la pluie.

C'est un point important, car en hiver, un terreau constamment détrempé, c'est plus problématique que le froid lui-même : si les racines restent dans un terreau saturé d'eau pendant des semaines, elles vont s'abîmer et les plants vont finir par pourrir.

La caisse permet également de regrouper tous les godets au même endroit, ce qui facilite leur surveillance et leur déplacement si la météo devient vraiment défavorable (fortes gelées).

Il faut toutefois veiller à ce que l'eau d'arrosage puisse s'évacuer et que l'air circule suffisamment.

Vous noterez que je ne mets pas de couvercle sur la caisse. Ces légumes préfèrent la fraîcheur et je ne cherche surtout pas à accélérer leur croissance, j'évite donc de leur donner trop de chaleur.

Comment les plants résistent-ils au gel ?

C'est souvent la première question qu'on se pose lorsqu'on envisage de conserver de jeunes légumes dehors pendant tout l'hiver.

Après trois années d'essais, j'ai constaté que les légumes que je cultive de cette façon supportent plutôt bien les petites gelées.

Bien entendu, cela dépend des espèces, de la durée du gel et de leur stade de développement.

Mais j'ai surtout remarqué une chose : les plants passent mieux les périodes froides lorsque je ne les arrose pas excessivement.

Je veille donc à maintenir le terreau légèrement humide, sans qu'il reste gorgé d'eau.

Attention, cela ne signifie pas qu'un terreau très sec va protéger les racines du gel. Il ne faut pas non plus laisser les jeunes plants souffrir du manque d'eau.

L'idée est simplement d'éviter l'excès d'humidité, particulièrement dangereux lorsque les températures sont basses.

Dans ma région toulousaine, les petites gelées hivernales restent généralement de courte durée. Si un épisode de gel plus intense est annoncé, je dispose d'une solution très simple : je déplace la caisse dans mon garage pendant quelques jours.

Une fois le froid passé, je la remets sous l'auvent. J'évite simplement de laisser les plants trop longtemps dans le garage, car ils ont toujours besoin de lumière.

Quel entretien pendant l'hiver ?

En réalité, très peu !

Pendant les mois les plus froids, les besoins en eau des plants deviennent faibles. Leur croissance ralentit et le terreau sèche beaucoup moins rapidement qu'en automne.

Je n'ai donc vraiment pas besoin d'arroser souvent. Pour savoir, je vérifie simplement l'humidité du terreau avec le doigt. S'il est encore un peu humide, je n'arrose pas. S'il commence à sécher, j'apporte un peu d'eau, de préférence le matin lorsque les températures sont positives.

Je surveille également l'état des feuilles car il peut y avoir quelques cas de pourriture, mais c'est assez rare.

Mi-février : les plants rejoignent enfin le potager

C'est le moment que j'attends depuis le mois d'octobre !

Vers la mi-février, les journées ont déjà bien rallongé et le soleil commence à retrouver de la force.

Les températures restent fraîches, mais les légumes capables de pousser au froid peuvent progressivement reprendre leur croissance.

C'est à cette période que je prévois de planter en pleine terre au potager tous mes plants hivernés.

Je fais attention à l'état du sol. S'il est détrempé, je préfère patienter plutôt que de le travailler dans de mauvaises conditions.

Les petits plants sont installés à leur espacement définitif, comme pour une plantation classique.

Je manipule les mottes avec précaution, surtout pour les betteraves et les navets, dont les racines peuvent avoir commencé à tourner dans leurs godets.

Pour leur donner quelques degrés supplémentaires, j'installe un film troué sur des arceaux au-dessus de la plate-bande.

Et ensuite, il ne reste plus qu'à admirer la reprise de la végétation !

Des récoltes dès la fin-mars, est-ce vraiment possible ?

C'est tout l'intérêt de cette méthode.

Les légumes semés traditionnellement début mars doivent d'abord germer, former leurs premières feuilles et développer suffisamment de racines avant de vraiment commencer à grossir.

Mes plants hivernés, eux, ont déjà franchi toutes ces étapes.

Dès que les températures et la lumière deviennent favorables, ils peuvent reprendre leur développement.

Dans mes conditions de culture, j'ai ainsi pu obtenir certaines premières récoltes dès la fin du mois de mars (laitues et choux-raves), alors qu'avec des semis réalisés en mars, j'aurais plutôt attendu le début du mois de juin.

Cela représente une avance très appréciable !

Bien sûr, tous les légumes ne seront pas prêts en même temps. Les laitues, les choux et les légumes-racines n'ont pas tous la même vitesse de développement.

Les plus rapides sont les laitues, les navets et les choux-raves. Puis viennent les choux pommés (en avril), puis les betteraves en dernier car elles préfèrent des températures un peu plus chaudes.

Une méthode à adapter à son climat

Je tiens à préciser que je jardine dans la région de Toulouse, où les hivers sont généralement assez doux. Cela joue évidemment un rôle important dans la réussite de mes plants hivernés.

Dans une région où les températures descendent régulièrement bien au-dessous de zéro pendant plusieurs jours, une simple caisse placée sous un auvent risque de ne pas suffire. Il faudra prévoir un abri mieux protégé du froid, ou déplacer les plants plus fréquemment.

Mais je suis à peu près sûr que la méthode fonctionne dans toute la moitié sud de la France et le long de la côte atlantique.

La date de plantation de février devra elle aussi être adaptée aux conditions locales. Le but n'est pas de respecter une date à tout prix, mais de profiter de la première période favorable pour installer au jardin des plants déjà bien développés.

Pour commencer, je conseillerais d'essayer quelques godets de laitues ou de choux précoces, qui me semblent les candidats les plus intéressants.

Les légumes-racines demandent davantage de précautions, parce qu'ils n'apprécient pas toujours de rester longtemps dans un petit godet.

C'est donc une méthode qui mérite d'être testée progressivement, avant de lui consacrer une grande quantité de plants. Maintenant que j'ai bien rôdé la technique, je fais chaque année 10 laitues, 10 navets, 10 choux-raves, 5 choux pommés et 15 betteraves.

Le plaisir de jardiner même au coeur de l'hiver

Je vous ai beaucoup parlé de précocité et de récoltes, mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle j'aime cette technique.

Il y a aussi le simple plaisir de continuer à faire pousser des légumes pendant toute l'année, car en novembre, décembre et janvier, le potager est quasiment à l'arrêt.

Bien sûr, il reste quelques légumes à récolter et parfois des travaux d'entretien à effectuer. Mais l'activité n'a plus grand-chose à voir avec celle du printemps ou de l'été.

Avec mes plants hivernés, j'ai toujours quelques jeunes légumes à observer. Je regarde comment leurs feuilles évoluent, je vérifie l'humidité du terreau, je surveille leur réaction aux premières gelées.

Cela ne représente que quelques minutes de temps en temps, mais c'est une façon bien agréable de continuer à jardiner, même en plein hiver.

Et lorsque février arrive, quel plaisir de planter au potager des légumes que j'ai semés quatre mois auparavant !

Sans compter la satisfaction de pouvoir récolter les premiers légumes du printemps alors que la saison potagère ne fait que commencer.

Cette année encore, mes godets sont donc prêts pour leur long séjour hivernal, et je suis déjà impatient de voir ce qu'ils me réserveront au printemps prochain !

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  • un article pratique où je vous apprends une nouvelle technique de culture que vous pourrez appliquer chez vous,
  • ou une vidéo qui vous montre ce qui pousse maintenant dans mon potager (y compris les ratages et les leçons à en tirer).
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Réponses

Les commentaires :
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  1. Christine (gers)

    Bonjour Nicolas
    Habitant pas très loin de Toulouse (Gers) je vais tester ces légumes.
    J'ai une question je possède une serre en verre est il possible de mettre ces plants a l'intérieur de celle-ci sachant que les températures a l'intérieur de la serre peuvent monter.
    Ou bien les semis doivent rester dehors et peut être les rentrer la nuit.
    Merci encore pour ce travail
    Amicalement
    Christine

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Christine,
      Je vous déconseille de mettre vos semis dans la serre, car les températures peuvent monter très haut dès qu'il y a du soleil, même en automne. Les jeunes plants de légumes d'hiver préfèrent rester au frais.

      Comme je l'explique dans l'article, inutile également de les rentrer la nuit. Ces légumes supportent bien les températures fraîches et même de petites gelées. Les rentrer et les sortir chaque jour ne leur apporterait aucun avantage.

      Le mieux est donc de laisser vos godets dehors en permanence, dans un endroit lumineux et abrité du vent et de la pluie. En cas de fortes gelées annoncées, vous pourrez exceptionnellement les rentrer dans un local frais (mais pas chauffé comme la maison !).

      Avatar de nicolas
  2. Jean-François (Dordogne)

    Merci pour ce partage, quand même assez pointu a réussir je pense.
    Et les fèves ? On peut déjà les semer en pleine terre au potager j'ai vu que c'est ce que vous avez fait aussi, on m'a dit que celles semées maintenant seraient plus résistantes aux pucerons .... qu'en pensez-vous ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-François,
      Oui, vous pouvez semer vos fèves dès maintenant en pleine terre en Dordogne, à condition que votre terrain ne soit pas trop exposé aux fortes gelées et que la terre ne reste pas gorgée d'eau pendant l'hiver.

      Et ce qu'on vous a dit concernant les pucerons est juste ! Les fèves semées en automne prennent de l'avance et produisent leurs gousses plus tôt au printemps. Elles échappent ainsi à une partie des attaques de pucerons noirs, qui deviennent plus nombreux avec le réchauffement des températures.

      Ce n'est donc pas qu'elles sont plus résistantes aux pucerons, mais qu'elles sont plus avancées dans leur développement au moment où ceux-ci arrivent.

      Cela ne garantit pas l'absence de pucerons, mais c'est un avantage intéressant des semis d'automne.

      Avatar de nicolas
  3. Angele (Morlaix 29 600)

    Bien - Aussi vous demander - Act des plants de tomates- 10 cm - Est ce possible vu mis derrière 1 vitre intérieure quelle pousse et de produire en?des tomates -

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Angèle,
      Si vous essayez de garder vos jeunes plants de tomates derrière une fenêtre bien exposée, ils auront beaucoup de mal à produire des fruits en hiver.

      Le problème, c'est le manque de lumière et la courte durée des journées. Les plants vont s'allonger et s'affaiblir.

      Avec un éclairage horticole adapté, ce serait envisageable, mais derrière une simple vitre, je ne compterais pas sur une récolte de tomates avant le printemps.

      Avatar de nicolas
    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Angèle, voici une vidéo d'un passionné un peu fou 😏qui a des tomates en plein hiver mais qui demandent beaucoup d'équipement:
      https://www.youtube.com/watch?v=oemsmhI90po&t=1s

  4. MarieHelene de Troyes (10 Aube)

    Intéressant, cela me donne envie d’essayer avec des choix et salades. Et s’il doit faire très chaud l’été prochain, les légumes seront prêts avant, je suppose.
    Par contre je n’utilise que des graines bio.

  5. ALAIN (Calvados 14 2kms des côtes au large de l'axe Caen /Bayeux ))

    bonjour pardon ... "bonsoir " il fait déjà nuit .... en Normandie calvados près des côtes du débarquement , il me reste dans mon coffre fort de épinards géants d'hiver...... des radis noir ....des radis rose de chine ....de la mâche (plusieurs sortes).... des navets de Nancy ....navets boule d'or.... des blettes vertes.... choux de milan .....du choux portugais .....poireaux de carentan...laitue appia....persil nain frisé ...radis écarlate... bettrevas plates d'Egypte ( donc ok ).... autres sortes de betteraves ..."Detroit " rote kugel.....carotte de Colmar ... oignon paille des vertus ... principalement ............ je ne vais pas vous faire reprendre cette liste intégralement , mais les quels supprimeriez vous de cette liste . ? j'ai pas mal de tomates vertes et encore certaine en train de rougir j'ai cueilli une dernière "noire de Criméee "" et une "ananas"" tout à l'heure il en reste encore deux ou trois à venir ............merci pour votre article . je pensais que c'était foutu maintenant .... ( pluie ... atmosphère glaciale etc ...)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Alain,
      Avec la douceur relative de votre climat côtier, vous avez encore plusieurs possibilités !

      Dans votre liste, je retiendrais surtout les épinards, les laitues, les blettes, les choux de Milan, les choux portugais, les poireaux, la mâche et le persil. Ce sont de bons candidats pour des semis en godets à faire hiverner et à repiquer au printemps.

      En revanche, j'écarterais les betteraves, les carottes, les radis, les navets et les oignons, qui supportent moins bien un séjour prolongé en godets ou un repiquage tardif.

      Et bravo pour vos dernières tomates ! Récolter encore des tomates fin octobre en Normandie, c'est une belle prolongation de la saison !

      Avatar de nicolas
      1. ALAIN (Calvadios 2kms de la côte axe Caen - Bayeux)

        Bonjour , si je plante de l'aïl maintenant , quand serais je susceptible de le ""cueillir "".. ?

        1. nicolas (Toulouse)

          Bonjour Alain,
          Si vous plantez vos caïeux d'ail maintenant, fin octobre, vous pourrez récolter les bulbes à maturité vers juin ou juillet. Vous saurez qu'il est temps de récolter lorsque les feuilles commenceront à jaunir et à sécher.

          Avatar de nicolas
  6. Marc (Moselle)

    Bonsoir Nicolas
    Merci pour ce long exposé.
    Mais j'aimerais savoir si vous avez reçu une réponse de courageux et téméraires jardiniers du Nord Est de la France, qui auraient déjà tenté avec succès votre méthode.
    Merci.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marc,
      je vous invite à parcourir tous les commentaires, vous trouverez sans doute des "nordistes" également...

      Avatar de nicolas
  7. Marie (66)

    Hummm ! ça donne envie de s'y mettre tout de suite.
    Mais : ne sèmes-tu pas encore des pois et des fèves ? ou les as-tu déjà semés ? J'en ai fait, je vais en refaire début novembre. Ils vont toujours mieux que ceux semés en février.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie,
      Des pois, non car je n'ai jamais eu de bons résultats, les plants avaient mauvaise mine au bout de 2 mois.
      Des fèves pourquoi pas, personnellement je les sème directement en pleine terre (semis fait aujourd'hui !).

      Avatar de nicolas
  8. Alain DUCOURET

    Bonjour Nicolas. J'ai essayé votre méthode mais avec 3 plants de chaque variétés citées sauf pour les choux que je n'ai pas trouvé ( Jardiland ) Par curiosité comme il me restait du terreau de semis et des graines j'ai semé des épinards. Je n'ai pas de véranda, donc j'ai mis mes petits godets à l'intérieur d'un aquarium installé dehors. J'ai mis une planche en guise de couvercle. J'attends les résultats avec impatience !! Merci encore pour toutes vos explications et suggestions. Bien à vous.

  9. Alain (Condroz, Belgique (climat presque comme en Ardenne, gel qui peut atteindre facilement -5 à -10°C pendant des jours)))

    Bonjour Nicolas,

    salades en hiver - piérides - aïl - haricots/pois :

    1- je confirme que même dans le Nord cette méthode est efficace : les plantules sont bien plus résistants au gel que les plantes adultes.
    Chaque année il me reste des plantules de scaroles (Géante Maraîchère) dans mes bacs de repiquage (60x40x20) noirs percés de quelques trous, qui restent abandonnés à la pluie et à la neige sur mon perchoir à bacs (anti-limaces efficaces !).
    Malgré nos hivers bien plus rudes, avec alternances de gel/dégel, ces plantules résistet sans problème.
    Mon expérience pour les plants en pleine terre (Verona, Merveille d'hiver, scaroles, Chioggia, Castel-Franco) ne supportent bien ces alternances que sous un tunnel rudimentaire.

    2- quand au semis de petits-pois et haricots, comme les rongeurs sont trop efficaces et creusent un petit trou pour enlever chaque graine, je ne fait plus que des semis en pots (min 8x8cm) et enfin je retrouve des lignes continues après repiquage !

    3- pour la piéride : je plante toujours mes choux en deux rangs sur la planche, avec au milieu des céleris-raves.
    Beaucoup de Pieris volent au-dessus des choux mais jamais de gros accident... sauf cette année, sur la seule planche où je n'avais pas intercalé des céleris !

    4- aïls : mon sol est mouennement drainant (limon), je plante chaque année des aïls fin septembre et récolte régulièrement de belles têtes à la fin juillet, de quoi faire bombance, en donner et relancer l'année suivante.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Alain,
      Merci pour ce retour d'expérience très complet, surtout avec les hivers rigoureux de votre région !

      Vos observations sur la résistance des jeunes salades au gel sont encourageantes. Le semis en godets est aussi une bonne parade contre les rongeurs.

      L'association des choux avec les céleris-raves est intéressante, même si son efficacité contre les piérides reste à confirmer.

      Quant à l'ail, votre expérience montre bien qu'un sol moyennement drainant peut tout à fait convenir.

      Merci pour tous ces conseils pratiques qui pourront servir à d'autres jardiniers !

      Avatar de nicolas
  10. bernard (moselle)

    bonne idée. Les personnes disposant d'une serre peuvent semer directement en place (prévoir un tunnel dans la serre en cas de fortes gelées). Ou alors semer des variétés vraiment résistantes au froid comme de la mâche par exemple

    1. Dan

      le problème en serre est l'humidité qui fait pourrir les feuilles et si on compare celles en serre et celles à l'extérieur celles ci sont plus compactes que celles en serre qui ont tendance à grandir

  11. Cathy (Ardèche)

    Bonjour
    J' ai lu dans un article que l' on pouvait aussi garder les tiges des patates douces pour l' année prochaine,idem pour les plants de patates douces.
    On peut les mettre dans des pots.
    Cela fait gagner deux étapes.
    Est ce que vous confirmez ?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Cathy,
      Oui, je vous confirme que c'est tout à fait possible ! La patate douce est une plante vivace qui peut se conserver d'une année sur l'autre, à condition de la protéger du froid.

      Vous pouvez prélever des morceaux de tiges de 15 à 20 cm avant les premières gelées, les faire raciner dans l'eau, puis les installer dans des pots remplis de terreau. Vous pouvez également récupérer de jeunes plants déjà enracinés au jardin et les mettre directement en pot.

      Il faudra les garder tout l'hiver à l'intérieur, dans une pièce lumineuse et suffisamment chaude, idéalement autour de 18 à 20 °C. Arrosez modérément, car les besoins en eau sont plus faibles en hiver.

      Au printemps, vous pourrez utiliser ces plants pour faire de nouvelles boutures, ou les replanter directement au potager. En Ardèche, attendez généralement la deuxième quinzaine de mai, lorsque les nuits sont suffisamment douces.

      Cette méthode permet effectivement de gagner du temps en évitant de conserver des tubercules, de les faire germer et d'attendre l'apparition des premières pousses.

      Le seul inconvénient est qu'il faut réussir à maintenir les plants en bonne santé pendant plusieurs mois. Le manque de lumière en hiver peut les affaiblir, et il faut surveiller les pucerons et les araignées rouges.

      N'hésitez donc pas à essayer avec quelques boutures dès cet automne. C'est une bonne façon de préparer vos plants pour l'année prochaine !

      Avatar de nicolas
      1. Marie (66)

        Super, car ça prend du temps à démarrer au printemps...Et on perd pas mal de tubercules pendant l'hiver, ça en fait autant de sauvés, pour peu que la surveillance ne se relâche pas !

  12. Marie (Côte atlantique)

    Mon potager (potagers en carrés) est le long de l'atlantique, Charente maritime, et je vais tester les légumes hivernés.
    Merci pour les noms des légumes qui supportent ce type de plantation.

    1. nicolas (Toulouse)

      Avec le climat doux de la Charente-Maritime, vous avez de nombreuses possibilités pour cultiver des légumes qui passent l'hiver en godets et reprennent leur croissance au printemps.

      Voici les légumes que vous pouvez essayer :

      Pour les salades et légumes-feuilles : la mâche, les épinards d'hiver, les laitues d'hiver (Brune d'hiver, Merveille des quatre saisons, Val d'Orge), la roquette, les chicorées, les blettes, le pourpier d'hiver et le persil.

      Pour les choux : les choux cabus de printemps, les choux de Milan, les choux kale, les choux-fleurs d'hiver et certains brocolis à jets, en choisissant des variétés adaptées à l'hivernage.

      Pour les légumes à bulbes : l'ail d'automne, les oignons blancs d'hiver et les échalotes adaptées à une plantation automnale.

      Pour les légumineuses : les fèves et les pois à grains ronds, qui supportent bien les hivers doux de votre région.

      Avatar de nicolas
  13. Pascal (45 sologne)

    Bonjour a tousque
    Merci pour cette méthode originale que vais tenter en serre froide.
    J’ai planté en début de semaine des oignons blancs ainsi que échalotes et des aulx Depuis il pleut à verse...
    J’ai également acheté des bulbilles d’oignons rouges. J’hésite a les planter en raison de la pluie.
    Mon terrain est tres drainant mais je crains malgré tout un pourrissement des bulbes. Quels conseils me donnez vous ?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Pascal,
      Rassurez-vous, avec votre terre très drainante, le risque de pourriture est faible, même avec les fortes pluies actuelles.

      Les oignons sont assez résistants à l'humidité, surtout lorsqu'ils sont jeunes et que leurs bulbes sont encore petits. Il en va de même pour l'ail et les échalotes, tant que l'eau ne stagne pas dans le sol.

      Pour vos oignons rouges, vous pouvez donc les planter sans trop d'inquiétude, à condition que la variété soit adaptée à une plantation d'automne. Attendez simplement une accalmie pour éviter de travailler une terre détrempée.

      Bonnes plantations !

      Avatar de nicolas
      1. Pascal (45 sologne)

        Merci Nicolas
        J’ai ete surpris de ne pas trouver d’oignons jaunes. On me répond dans une boutique qu’on ne vend pas blancs avant février, et dans une autre boutique qu’on a pas mis les jaunes pour la même raison.
        J’ai l’impression que cela doit venir du fair que peu de jardiniers font des aliacees dorénavant. Avez vous ce tte impression  ?
        Me trompe-je ?

  14. Claire (Sauveterre de Guyenne (sud Gironde))

    Bonjour Nicolas. J'ai très envie de tester votre méthode qui permet de garder tout l'hiver un vrai lien avec le potager. C'est en effet un lieu privilégié pour moi qui suis éducatrice spécialisée et apprécie de pouvoir me ressourcer quand la charge mentale est trop intense. Pourriez-vous me donner d'autres exemples de légumes qui pourraient convenir?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Claire,
      Voyez ma réponse à Marie (Côte atlantique) un peu plus haut dans les commentaires.

      Avatar de nicolas
  15. martin yannick

    Cela me donne envie d'essayer je suis dans la région Centre et cette année ils annoncent en hiver à très doux.

  16. Marina (Béarn)

    Merci Nicolas, je vais tenter les salades. J’hésite toujours avec les choux car je crains la piéride …
    Par contre quid des petits pois et des fèves ?
    Quand je les sème en pleine terre, les mulots ( ou autres …) s’en régalent. Peut on selon toi faire des semis en godet pour les implanter après une bonne levée en pleine terre en février ?
    Belle journée à tous

    1. Martine (département de l'Ain)

      Bonjour Marina,
      L'an dernier j'ai fait mes semis de petits pois en godets pour racines longues (graines baumaux) et dès qu'ils ont atteint une dimension de 10 cm je les ai repiqué sous tunnel avec bâche
      milles trous, laissant passer l'air. Très bonne récolte, je pense que cette année je vais en faire beaucoup plus, le petit pois ne craignant passe froid.
      Bonne journée

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marina,
      Oui, vous pouvez tout à fait semer les petits pois et les fèves en godets pour éviter que les mulots ne mangent les graines.

      En revanche, il faut trouver le bon moment pour les semer car si les les plants sont trop développés, et leurs racines risquent de souffrir au moment de les planter en février.

      Je vous conseille donc de faire des essais avec plusieurs lots, un lot semé maintenant, un en novembre, un en décembre et un en janvier (oui en janvier, souvent ce sont les plants les plus petits qui repartent le mieux !).

      Et pour les choux, un filet anti-insectes posé dès la plantation reste la meilleure protection contre la piéride !

      Bonne journée et bons essais !

      Avatar de nicolas
  17. Martine (Département de l’Ain)

    Bonjour Nicolas
    J’ai fais cela l’année dernière, quel bonheur de récolter en début d’hiver.
    Bon dimanche

  18. Martine Dubois (vallée de la Drôme)

    Très intéressant ça me donne envie d'essayer...

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