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Note : Les commentaires sont désormais fermés pour cette session. Plus de 200 questions ont été posées, auxquelles j’ai été très heureux de répondre. La lecture de l’ensemble des questions et des réponses reste bien sûr accessible. Je vois que ça vous a plu, alors on remettra ça dans quelque temps.

Bienvenue dans cette session de questions libres autour du potager.

Vous pouvez poser des questions sur l’organisation, les techniques de culture, les variétés de légumes, l’entretien du sol, les semis, les récoltes... et plus largement tout ce qui touche au potager.

Pour poser vos questions, il vous suffit d’utiliser la zone de commentaires située sous cet article. Écrivez votre message, je le lirai et j’y répondrai directement au même endroit, afin que chacun puisse suivre les échanges.

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Parce que ce n'est pas facile de réussir son potager naturel à tous les coups, je prépare pour vous chaque semaine :

  • un article pratique où je vous apprends une nouvelle technique de culture que vous pourrez appliquer chez vous,
  • ou une vidéo qui vous montre ce qui pousse maintenant dans mon potager (y compris les ratages et les leçons à en tirer).
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Réponses

Les commentaires :
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  1. Cat (Haute-Savoie, 500m)

    Re bonjour Nicolas,
    Merci beaucoup pour toutes ces réponses très instructives. Quel travail cela représente !!
    J'ai une autre question. Concernant la féverole.
    J'en ai semé sur un tiers du potager il y a 1 mois.
    Est-ce encore possible de semer les 2 autres tiers ?
    Aussi, est-ce ok si je la couvre de 5 cm de feuilles + du fumier ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Cat,
      À 500 m d’altitude en Savoie c’est franchement trop tard, car même si la féverole est une plante qui a l’une des plus basses températures de germination, le sol a trop refroidi.
      Elle peut germer autour de 3 à 4 °C, ce qui explique sa bonne aptitude aux semis d’hiver, mais à mon avis chez vous le sol doit déjà être plus froid que ça.
      Pour info, après la levée, les jeunes plants supportent ensuite des gelées jusqu'à -10°C sans difficulté.

      Avatar de nicolas
  2. Sabine (Calvados)

    Pour des raisons de santé, je n'ai pas pu m'occuper de mon potager depuis septembre et je ne pourrai pas avant le printemps.
    Je pensais le couvrir de feuilles mortes et de compost puis mettre par-dessus une bâche en plastique : qu'en pensez-vous ?
    Je ne voudrais pas avoir trop de travail à la reprise au printemps (et je n'utilise jamais de motoculteur, juste la grelinette).

    Un grand merci pour votre conseil !

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Sabine
      La bâche plastique peut fonctionner, mais tout dépend de ce que vous cherchez à obtenir d’ici le printemps. Elle n’est pas forcément mauvaise, mais son effet n’est pas le même qu’un paillage seul.

      Si vous mettez feuilles + compost + bâche, le grand avantage est que vous n’aurez quasiment aucune herbe à gérer au printemps : c’est propre, net, et ça vous évite du travail à la reprise. En revanche, l’activité biologique est un peu freinée sous une bâche opaque, et le sol reste parfois plus compact qu’avec un simple paillage qui laisse respirer.

      Si vous laissez seulement feuilles + compost (en couche très épaisse), le sol reste plus vivant et s’améliore davantage pendant l’hiver. Vous aurez peut-être un peu de désherbage à faire au printemps, mais la terre sera souvent plus souple et plus agréable à travailler à la grelinette.

      Avatar de nicolas
  3. Geoffroy (Normandie)

    Salut Nicolas, en espérant que vous allez bien et votre jardin. Encore merci pour vos tutos et autres conseils.

    Je me permets de vous poser la question à propos du BRF, en regardant la dernière vidéo de Xavier Mathias sur le sujet, il expliquait qu'on considérait le BRF selon la taille (diamètre) des rameaux de mon côté je pensais que c'était plus en rapport - indépendamment de la taille en lien avec la présence de sève dans les branches pour le fameux apport de lignine dans les sols. Et éviter la faim d'azote.

    Qu'en pensez-vous ?

    Belle journée et bon jardinage.

    Geoffroy

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Geoffroy
      La définition du BRF repose bien sur le diamètre des rameaux : traditionnellement, ce sont des branches de moins de 7 cm, et idéalement même 3–4 cm. Cette limite n’est pas arbitraire : plus le rameau est fin, plus il contient de cambium et de jeunes tissus riches en nutriments, et moins il contient de bois dur et pauvre. C’est là que se trouve l’intérêt majeur du BRF.

      Votre intuition sur la sève et la lignine est juste, mais c’est précisément parce que ces jeunes rameaux, fins et encore “vivants”, contiennent beaucoup de sève et de lignine qu’ils sont choisis. Dès que le bois devient trop gros, il change de composition, se décompose beaucoup plus lentement et n’a plus du tout le même effet sur le sol.

      Concernant la faim d’azote, elle survient surtout quand on incorpore le bois au sol. Avec du vrai BRF en surface, issu de petits rameaux, cette faim est en général limitée, et elle est compensée rapidement par la vie du sol.

      De toutes façon les petits broyeurs amateur que l'on trouve dans le commerce, comme le Bosch que j'ai depuis des années, eh bien ils ne sont pas assez puissants pour broyer des branches trop grosses. Pas plus que le diamètre d'un pouce environ sinon la machine se bloque.
      Donc on ne risque pas de prendre des branche trop grosses !

      Avatar de nicolas
  4. Lucette (Vercors)

    Bonjour Nicolas et merci pour vos conseils tjrs pertinents.
    J ai déménagé en montagne (1000m) et installé un carré potager en escalier. Après qques maigres récoltes cet été, j ai semé du fenugrec en engrais verts pour améliorer le sol. Vous n evoquez jamais cette plante. Qu en pensez vous ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Lucette
      Le fenugrec peut tout à fait servir d’engrais vert, mais il reste peu utilisé chez nous parce qu’il est une plante de climat chaud et qu’il supporte assez mal le froid. À 1000 m dans le Vercors, il pousse souvent lentement et ne couvre pas très bien le sol avant l’hiver.

      Cela dit, là où il réussit, il apporte une biomasse correcte, se décompose vite et laisse un sol propre et facile à travailler. Il n’a simplement pas la vigueur d’autres engrais verts plus adaptés aux zones froides, comme la vesce, la féverole, le seigle ou la phacélie.

      En résumé, le fenugrec n’est pas un mauvais choix, mais son efficacité dépend beaucoup du climat, et en altitude il ne donnera généralement pas tout son potentiel. Ou alors il faudrait le semer en début d'été...

      Avatar de nicolas
  5. Bernard (sud limousin (Brive))

    Bonjour Nicolas
    Au sujet de votre potager,au lieu de réduire sa surface pourquoi ne pas essayer la méthode de Didier Helmstetter (Le potager du paresseux)Avec le sol vivant de votre potager,ça devrait marcher tout de suite. Je pratique cette méthode depuis 5 ans,ça commence à devenir bon !

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Bernard,
      Malheureusement la zone que j'ai supprimée est beaucoup moins vivante que le reste des plates-bandes. Et la nature de ma terre ainsi que mon climat toulousain rendent peu applicable la méthode de Didier Helmstetter. J'ai déjà essayé et ça ne marche pas.
      Pourquoi ? Parce que mon sol est de la terre qui a été excavée lors de la construction de la maison, donc très pauvre initialement et beaucoup de cailloux. Tout le contraire de celle de Didier qui est, je le rappelle, une prairie vierge de tout travail du sol.
      Ensuite le climat : il pleut tellement peu en été (et aussi le reste de l'année) que le foin posé sur la terre ne se décompose jamais. Il reste sec.
      Je suis arrivé à avoir un sol vivant sur les parties que j'arrose régulièrement en été par aspersion générale, pour que toute la surface soit atteinte par l'eau, et que j'aère 2 fois par an à la grelinette pour la décompacter et faire entrer l'eau et l'air et le compost pour relancer l'activité microbienne.

      Avatar de nicolas
  6. Dani (Puy de Dôme)

    Bonjour Nicolas, j'aurais besoin de conseils pour lutter contre les limaces car je ne trouve absoluent aucun équilibre entre éradication aux granulés et absence de récolte et cela me désole. Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Dani
      Malheureusement, je n’ai pas de solution magique à vous donner pour les limaces.
      C'est un problème que tous les jardiniers rencontrent, et je ne pourrais pas vous dire grand-chose de plus que ce que l’on trouve déjà dans d’autres publications.

      Je comprends bien la frustration que cela peut provoquer, mais sur ces sujets-là, il n’existe hélas aucune méthode qui règle définitivement le problème.

      Avatar de nicolas
  7. Melissa (Vaucluse luberon)

    Bonjour Nicolas,
    Pour préparer un premier petit potager, quelles sont les étapes à mettre en place avant de semer.
    Préparation de la terre et des raies, fumier, compost, feuilles ?
    Merci pour cet accompagnement bienveillant.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Melissa
      Pour démarrer correctement un premier potager, il faut d’abord préparer la parcelle en profondeur. La première étape consiste à nettoyer entièrement la zone : enlever toute la végétation existante, retirer les racines, les cailloux et tout ce qui gênerait la future mise en culture. Ensuite, il est important de décompacter et d’ameublir le sol sur au moins 30 cm de profondeur pour créer un vrai lit de culture où les racines pourront s’installer sans obstacle.

      Ce n’est qu’une fois cette base bien préparée que vous pouvez apporter un bon paillage nourrissant : feuilles mortes, compost, fumier bien décomposé, foin… Le climat du Luberon rend cette couverture particulièrement utile pour maintenir l’humidité et activer la vie du sol.

      Après ces étapes, laissez l’hiver faire son travail. Lorsque viendra le moment des semis et plantations, il suffira d’écarter légèrement le paillage et d’ouvrir des raies ou des petits trous pour installer vos cultures.

      Avatar de nicolas
  8. Michel (Liège, Belgique)

    Bonjour Nicolas,
    J'ai une question qui n'est pas d'actualité mais j'ai deux pommiers qui m'ont donné beaucoup de petites pommes.
    Que faut-il faire pour diminuer la quantité et en avoir de plus grosses?
    Merci d'avance pour ta réponse.et aussi un grand merci pour tes partages et tes conseils.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Michel,
      Ma spécialité, c'est les légumes du potager et je ne m'y connais pas particulièrement en arbres fruitiers.

      Du coup je vais avoir du mal à vous répondre... 😉

      Avatar de nicolas
  9. Claudine (Sud Charente)

    Bonjour Nicolas
    Pouvez vous m'expliquer la technique du semis des feverole? J'ai essayé cet engrais vert pour la première fois cet automne et le résultat ne me satisfait pas: sur une planche j'ai fait 3 rangs très bien levés mais la terre est nue entre les rangs. Sur 2 autres planches j'ai essayé le semis à la volée, et c'est très irrégulier, pas assez dense, avec des zones vides. Je comprends que les graines ont été déplacées quand j'ai utilisé le râteau pour les recouvrir...
    Et si j'avais semé du seigle en même temps si j'en avais trouvé, les graines ne sont pas de même taille...alors comment faire?
    Merci beaucoup par avance de vos conseils

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Claudine
      Ce que vous observez est tout à fait normal : la féverole pousse très lentement au début, ce qui donne toujours l’impression d’un semis clairsemé, que ce soit en lignes ou à la volée. C’est précisément pour cela qu’on l’associe souvent à des engrais verts plus rapides, qui couvrent le sol en attendant qu’elle démarre.

      La féverole va rester petite tout l'hiver. C’est en mars-avril que sa croissance explose. À ce moment-là, elle rattrape tout son retard, comble les espaces vides et finit par couvrir parfaitement la surface, en dépassant fréquemment les 80 cm de hauteur.

      Pour le semis, il vaut mieux utiliser la méthode en lignes car c'est une plante qui se sème profond : à 5 cm de profondeur.

      Si vous souhaitez associer du seigle à la féverole, il suffit de semer les deux séparément mais presque en même temps : d’abord les grosses graines de féverole, que vous recouvrez de terre, puis le seigle (à la volée ou dans des rangs peu profonds entre les rangs de féverole), que vous recouvrirez à peine de terre. Le seigle lèvera vite et jouera le rôle de couverture temporaire, le temps que la féverole prenne le dessus au printemps.

      Avatar de nicolas
  10. Julien (Normandie)

    Bonjour Nicolas
    1/ Au Sujets des Limaces et Autres Ravageurs, je Tenais à Dire qu ils sont souvent le signe d un Déséquilibre au Niveau de la Chaîne Alimentaire ou du Sol. L Exemples Type : les Limaces. En Réalité il s Agit d un Problème au Niveau du Sol (Microbiote). Le Mucus des Limaces Ameliorera le Sol en 2 ou 3 ans et elles Disparaîtront. J ai Déjà lu qu'Elles Sont 10 Fois plus Bénéfiques que les Vers de Terre ! En Plus, il y a Aussi des Limaces Régulatrices Cannibales qu il ne Faut surtout pas Éliminer. 2/ Quel est Votre Opinion sur le Compost des Toilettes Sèches (Voir la Productivité Multipliée par 3 de Charles Dowding en UK + Joseph Jenkins, le Maître du Compostage des Toilettes Sèches) 3/ Connaissez Vous la Methode Fukuoka (4 Graines de Céréales au Mètre Carré en Juin sur Couvert Vivant). Fertilement. Julien

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Julien

      Les limaces, c’est un sujet compliqué et je pense qu’il est très difficile de tirer des conclusions générales. Chaque jardin est un cas particulier, avec son sol, son climat, sa faune, sa gestion. Et ce qui fonctionne chez l'un ne fonctionne pas forcément chez l'autre.

      Pour le compost issu de toilettes sèches, c’est utilisable, mais avec certaines précautions, ce qui fait que beaucoup recommandent de réserver ce compost plutôt à des plantes non comestibles (arbustes ou plantes ornementales).
      Donc si certaines personnes choisissent d’en utiliser pour le potager, c’est un choix personnel, fondé sur leur façon de composter et sur leur conscience des risques.

      La méthode Fukuoka est passionnante : semis directs, diversité végétale, couverture permanente du sol, très peu de travail du sol. Semer quelques graines de céréales sur un couvert vivant en juin en fait partie. Ce type d’approche fonctionne surtout dans des sols déjà très structurés et dans des systèmes cohérents et continuellement couverts.

      Mais il faut quand même garder à l'esprit que le climat, la végétation, la nature des sols chez nous sont différents de ceux du Japon, donc on ne peut pas transposer directement.

      Néanmoins c’est une belle source d’inspiration pour aller vers plus de simplicité et de confiance dans les processus naturels.

      Avatar de nicolas
      1. Julien (Normandie)

        Merci pour vos Retours. Oui Soit Disant le Compost de Toilettes Sèches pour les Plantes Non Comestibles mais je Me Dis que Les Plantes Comestibles y Auront Tout de Même Accès via le Réseau des Mycorhizes. Cordialement. Julien

  11. Nadine (Belgique Province Namur - Près de Namur)

    Bonjour,
    Nous avons replanté des plants de fraisiers en aout septembre, et avons par ailleurs des plants de l'année dernière. Quelle méthode est la plus efficace pour obtenir de beaux fruits en saison printanière et estivale 2026 ?
    Est il trop tard pour les recouper (nous venons d'avoir un petit épisode de gelée et les températures sont pour quelques jours positives de 4 à 8 degrés). Ou le faire en fin d'hiver ?
    Merci pour vos conseils. Nous sommes en centre Belgique vers Namur.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Nadine

      À Namur, vos fraisiers replantés en août-septembre sont parfaitement dans les temps : ce sont eux qui donneront les plus beaux fruits au printemps 2026. Ceux de l’année précédente produiront aussi, mais un peu moins vigoureusement. La meilleure méthode consiste simplement à garder les deux générations, en veillant à ce que chaque pied dispose d’un sol bien riche, d’un bon paillage et d’assez de lumière.

      On voit en effet certains jardiniers couper toutes les feuilles des fraisiers en automne, mais cette pratique n’est pas idéale sous votre climat. En Belgique, où l’humidité et les gels répétés sont fréquents, les feuilles jouent un rôle de protection important : elles abritent le cœur du plant, limitent les dégâts du froid et évitent que l’eau stagne directement dessus.

      Les fraisiers supportent très bien d’hiverner avec leurs feuilles intactes, même si certaines sont abîmées. Les enlever trop tôt les expose davantage au gel et au redémarrage difficile au printemps. C’est pour cela que le nettoyage en fin d’hiver est préférable : on retire alors seulement les feuilles mortes ou malades, au moment où les plants repartent et où les températures deviennent plus favorables.

      Donc ne faites rien, et au fond, c’est plutôt agréable, pour une fois, qu’il n’y ait rien à faire !

      Avatar de nicolas
  12. Danièle (vosges)

    Bonjour Nicolas
    Cette année, j'ai eu une grande déception avec les légumes racines
    qui n'ont pas bien poussé. Petites betteraves, même chose pour les radis noirs. Quelle terre pour ces légumes, enrichissement. Ma terre est sableuse, ne retient donc pas l'eau. J'avais mis du compost maison au printemps avant de repiquer, en ai remis en cours d'évolution des plants. Mais rien n'y a fait.
    J'ai semé des épinards (butterflay) en godets tout début septembre que j'ai repiqués fin octobre dans ma serre qui n'étaient pas très développés. J'avais mis des granulés de fumier, j'arrose mais ils n'évoluent pas. Je ne sais pas ce qui se passe !
    Si tu peux me donner quelques conseils pour espérer mieux réussir à la prochaine saison.
    Merci !

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Danièle

      Pour les légumes-racines dans une terre sableuse, le point clé est d’augmenter fortement la capacité du sol à retenir l’eau. Le compost y contribue, mais on n'en a souvent pas d'assez grosses quantités.
      En plus du compost, on peut mettre beaucoup de matière organique grossière, comme du foin, des feuilles mortes, du fumier... posés en surface en automne ou en hiver. Ces apports réguliers créent au fil des mois un sol plus frais, plus stable et plus profond, indispensable pour les betteraves et les radis noirs.

      Si les racines sont restées petites, c’est souvent aussi un problème de sécheresse du sol au moment de la croissance. Dans les terres sableuses, les arrosages doivent être faits souvents et en petite quantité (tout le contraire des terres lourdes), car ça draine très vite.

      Pour les épinards, le repiquage fin octobre explique en grande partie leur stagnation. L’automne était déjà trop avancé : dès que les jours raccourcissent, ils n’évoluent plus, même sous serre. Les granulés de fumier n’y changent rien, car à cette saison la plante ne pousse presque plus. Ils redémarreront fin février, avec l'augmentation de la durée des jours.

      Avatar de nicolas
  13. Baudouin (wallonie)

    Bonjour Nicolas,

    Qd tu parles de réduction à 35M2, tu désignes la surface réellement cultivée (sans tenir compte des chemins)?
    Peut-on cultiver des tomates toujours au même endroit?(à condition d'enrichir le sol chaque année avec compostage de surface et aussi fumier de ceval composté 1 an tous les 2 ans)
    peut-on greffer un pommier adulte( qui produit bc mais dont les pommes ne se conservent pas)?
    Mes choux sont petits....comment préparer ma terre pour améliorer la situation?

    Belle journée à toi et merci pour tout ce que tu m'as déjà apporté

    Cordialement,

    Baudouin

    1. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

      On peut greffer un pommier adulte, ou autre espèce, ça s'appelle le sur-greffage.
      Pour avoir rapidement une récolte importante, il faut greffer un bon nombre de branches. Greffe en couronne, ou en incrustation au début du printemps.
      On peut aussi rabattre plus ou moins sévèrement le pommier, il fera de nombreuses pousses qu'on peut écussonner dans l'été.

    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Baudouin, j'ai greffé un pommier adulte qui donnait des pommes insipides, j'ai abattu toute la tête, sous la greffe, et procédé aux greffages. Comme le tronc le permettait, j'ai greffé en couronne 2 variétés différentes, 3 de chaque, seule 1 sur les 6 n'a pas pris. Cela va faire 3 ans et j'espère quelques pommes l'été prochain, à savoir la variété cox orange pippin et la bénédictin. J'ai trouvé relativement facile cette opération par rapport aux tomates greffées...toutes ratées !

    3. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Baudouin,
      Heureusement qu'il y a ici des jardiniers calés en arbres fruitiers, car ce n'est pas du tout mon domaine d'expertise !

      35m2 c'est la surface totale avec es allées. Je pense qu'on peut enlever 5m2 pour obtenir la surface nette cultivée.

      Pour les tomates, vous pouvez tout à fait les remettre chaque année au même endroit, à condition que le sol reste vivant et bien nourri. Avec un compostage de surface régulier et un apport de fumier de cheval composté tous les deux ans, il n’y a pas de problème particulier à craindre.

      C’est d’ailleurs ce que je fais depuis plus de vingt ans : en maintenant un sol couvert et continuellement enrichi en matière organique, mes tomates se portent très bien et j'ai de belles récoltes chaque année.

      Avatar de nicolas
  14. marie françoise (Gironde)

    bjr
    je cultive des fraisiers tous les ans et j ai changé mes plants l an passé et cette année :
    garriguette l an dernier les premières à produire
    cette année charlotte et mara des bois
    pour la garriguette je mets une bache a trous des fin janvier.je recolte en mai. pas de soucis
    et on part en vacances fin juin debut juillet pour les varietes charlotte e tmara qui sont plus tardives quand mettre la bache a trous pour récolter après le 10 juillet...sinon enlever les fleurs quand on part en vacances est ce une bonne solution.cette bache qu on met nous donne 15jours d avance sur les récoltes.
    les fraisiers sont dehors.merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie Françoise
      Pour Charlotte et Mara des Bois, qui produisent plus tard que Gariguette, poser un film primeur fin janvier ne suffira pas à obtenir une récolte autour du 10 juillet : ces variétés ont naturellement un cycle plus tardif, et même avec 15 jours d’avance, elles resteront plus tardives que Gariguette.

      Je ne vois pas de solution pour les accélérer.

      Et si vous souhatez au contraire les retarder, enlever les fleurs avant de partir en vacances n’est pas la bonne solution. Cela stoppe la production et la plante mettra du temps à refaire un cycle complet après votre retour, ce qui réduit fortement la récolte globale.

      Avatar de nicolas
  15. Nicole (Haute Garonne/près Toulouse)

    Bonjour Nicolas,
    J’ai semé des fèves et des petits pois, il y a une dizaines de jours. Les fèves commencent à sortir. Mais voilà, grand froid et gel la semaine dernière. Faut il protéger les plans avec un film primeur perforé ou non pour l’hivernage ? J’ai retrouvé les info pour commander les films perforés si ce sont bien ceux- la que je dois utiliser.
    Après l’année dernière, je n’avais rien fait mais protéger peut être pour aussi avancer la récolte.
    D’autre part, je ne retrouve pas les informations pour l’achat des clips afin de tenir les arceaux que j’ai déjà acheté.
    J’attends donc ta réponse afin de faire ma commande.
    Nicole de Castanet (31)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Nicole

      Vos fèves n’ont pas besoin de protection particulière : elles supportent très bien le froid et même des gelées assez fortes. Les petits pois sont un peu plus sensibles, mais un épisode de gel précoce ne les met généralement pas en danger s’ils viennent juste de lever. Vous pouvez donc les laisser tels quels, sans film primeur.

      Le film perforé peut servir à gagner un peu d’avance au printemps, mais il n’est pas indispensable pour un simple hivernage, surtout près de Toulouse où les hivers sont souvent modérés.
      Si vous choisissez de l’utiliser, posez-le surtout pour son effet réchauffant au moment du redémarrage de la végétation en février.

      J'utilise des clips comme ceux-là :
      Clips de fixation chez Leroy Merlin (de couleur orange, je les trouve durs à clipser) https://www.leroymerlin.fr/produits/terrasse-jardin/serre-de-jardin-carre-potager-jardiniere/accessoires-pour-serre-de-jardin/lot-de-10-clips-pour-tuteurs-arceaux-nortene-69697873.html

      Clips de fixation chez Jardinet (de couleur noire, je les préfère car ils sont plus faciles à clipser) https://www.jardinet.fr/p-2881-clips-de-fixation-pour-arceaux-lot-de-6-clips

      Avatar de nicolas
      1. Nicole de Castanet (haute garonne)

        Merci Nicolas pour votre réponse.
        C'est vrai que l'année dernière je n'avais pas protégé les petits pois en novembre. Vu vos conseils de protection des cultures par un film, je m'interrogeais quant à la pertinence de protéger la culture surtout à la fin de l'hiver et début de printemps en février mars afin de favoriser la pousse des gousses.
        Merci pour les clips, je suivrai vos conseils de l'achat à jardinet.
        Merci pour tous vos conseils et 👏 pour votre travail quotidien pour tous les jardiniers.😃😉

  16. Sabine (Limousin)

    Je te remercie tout d'abord de ton aide tous les dimanche ainsi que pour cette démarche très chronophage.
    As-tu essayé de faire tes semis avec tes propres haricots rames? J'ai récolté cette année les graines de mes haricots verts mais elles semblent s'abîmer et ne pas sécher.
    Merci de me dire si tu as une idée sur la question.
    Bon dimanche à toi.
    Sabine

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Sabine,
      Les quelques tentatives que j'ai faites dans le passé n'ont jamais été très concluantes, car ce n'est pas si facile de produire ses propres semences (à part les tomates où c'est hyper-simple).

      Plusieurs soucis peuvent survenir. Si les gousses sont récoltées trop tôt, les graines restent molles et ont du mal à sécher correctement. Si l’air ambiant est trop humide, elles peuvent se tacher, moisir ou se ramollir.
      La présence de petites piqûres ou de trous peut indiquer des bruches, de petits insectes qui pondent dans les graines et les abîment ensuite de l’intérieur.
      Enfin, un séchage trop rapide près d’une source de chaleur peut provoquer des fissures ou une perte de pouvoir germinatif.

      C'est pour ça que je ne m'embête plus à essayer.

      Avatar de nicolas
  17. Cat (Haute-Savoie, 500m)

    Bonjour Nicolas,
    Merci pour cette belle initiative de questions-réponses !
    Par manque de temps, je me suis trouvée prise au dépourvu par le froid et j'ai étalé un bon 5cm de feuilles mortes sur le potager en vitesse.
    Mais, j'ai une pleine remorque de fumier que je n'avais pas encore étalé.
    Dois-je le mettre par dessus ou retirer les feuilles pour le mettre dessous ? (le fumier est mixte, une partie pas mal décomposée, une partie assez fraiche)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Cat,
      Dans votre situation, vous pouvez faire simple et efficace : laissez les 5 cm de feuilles en place, et étalez votre fumier par-dessus en couche raisonnable. Les parties bien décomposées peuvent aller partout, les parties plus fraîches plutôt en couche plus fine ou sur les planches les plus gourmandes (futures courges, choux, tomates, etc.). L’ensemble fumier et feuilles va se tasser, se mélanger progressivement et se décomposer tout l’hiver sous l’effet de la pluie, du gel/dégel et de la vie du sol.

      Avatar de nicolas
      1. Cat (Haute-Savoie, 500m)

        Merci beaucoup Nicolas.

  18. LUCIANA FIOR (Lorraine)

    Bonjour Nicolas
    Adepte de votre blog depuis des années je le suis régulièrement et essaie de mettre en pratique vos conseils.
    Cet été j'ai planté en août des graines de moutarde comme engrais vert.
    Comme il a fait beau celle-ci était déjà haute et en fleurs en octobre.
    Que dois-je faire  ? Attendre le mois de janvier/février pour la couper ou couper tout de suite e avant l'hiver ?
    Merci de votre réponse.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Luciana

      En cette fin novembre, et en Lorraine où les premières gelées sont déjà là, votre moutarde a très probablement été détruite naturellement par le froid. Ce n’est donc plus la peine de la couper : elle va se décomposer tranquillement sur place et jouer son rôle de protection du sol durant l’hiver.

      K'année prochaine, il vaudrait mieux semer la moutarde un peu plus tard. Cette année, en la semant début août, elle a profité de la chaleur pour pousser très vite et fleurir trop tôt. En la semant plutôt courant septembre, voire fin septembre en Lorraine, vous limitez ce risque : elle lèvera bien, fera suffisamment de végétation, mais n’aura pas le temps de monter en fleurs avant les premières gelées.

      Avatar de nicolas
  19. Claudia

    Bonjour Nicolas
    J’aimerais savoir quand et comment tailler les aromatiques principalement lavande romarin sauge hysope menthe thym …
    Merci pour toutes tes infos et vidéos super interessantes !!

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Claudia
      Pour toutes ces aromatiques, le plus simple est de tailler juste après leur floraison : c’est le moment où elles repartent le mieux.

      Tu tailles court mais jamais dans le vieux bois dur : tu gardes toujours un peu de feuillage sur chaque tige pour assurer la reprise.

      La menthe, elle, se gère différemment : tu peux la rabattre franchement plusieurs fois dans la saison, elle repousse sans problème.

      Avatar de nicolas
  20. Cath

    Bonjour Nicolas

    Quelle bonne idée de pouvoir vous poser des questions.
    J' en ai deux.
    J' ai une culture de champignons sur bûches qq unes, j' ai aussi des limaces qui viennent me les manger que faire ?
    J' ai vu que les filets de cuivre les empêchaient de grignoter les cultures.
    J' ai aussi des choux,je les ai planté tardivement,pensez vous qu'il vont continuer à grossir l hiver ?
    Merci pour tous vos conseils.
    Cath

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Cath
      Pour vos champignons sur bûches, je ne vois vraiment pas de protection vraiment fiable contre les limaces. Avez-vous la possibilité de déplacer les bûches et de les mettre en hauteur, hors d'atteinte des limaces ?

      Pour vos choux plantés tardivement, ils vont continuer à grossir très doucement en hiver, surtout en Normandie, mais la vraie reprise se fera surtout au printemps lorsque les températures remonteront.

      Avatar de nicolas
  21. Catherine (07)

    Bonjour, cette année j'ai planté des patates douces entre mes tomates et ça a plutôt bien marché. leurs besoins sont-ils complémentaires ou vaut-il mieux éviter? Les patates douces sont-elles des solanacées?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour therine
      Vous pouvez parfaitement associer tomates et patates douces : leurs besoins ne se gênent pas et la patate douce couvre bien le sol, ce qui limite l’évaporation et la pousse des adventices.

      Les patates douces ne sont pas des solanacées ; ce sont des ipomées, donc sans lien de parenté directe avec la tomate. Vous n’avez donc pas de risque particulier lié aux maladies communes des solanacées.

      Si cette association a bien fonctionné chez vous, vous pouvez tout à fait la refaire.

      Avatar de nicolas
  22. Hélène (Gaspé au Québec, zone 4b)

    Bonjour Nicolas, j'utilise le plus souvent du fumier de mouton décomposé que j'achète en sac à la quincaillerie et nous faisons notre compost domestique, que l'ajoute. Que penser de l'ajout de compost de crevette, de fumier de poule décomposé, d'engrais d'algues, d'engrais biologiques, des nouveautés de champignons microscopiques....la liste de l'offre est longue et peut être dispendieuse. que choisir efficacement et simplement. Merci beaucoup!

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Hélène
      Avec tout ce qui existe sur le marché, il est normal de se sentir un peu perdue, l’offre est immense et parfois coûteuse.

      Si vous utilisez déjà du fumier de mouton décomposé et votre propre compost, vous avez l’essentiel : cela suffit largement pour nourrir un potager, surtout si votre sol est bien couvert et bien structuré.

      Avatar de nicolas
  23. Filoujardin (Belgique , centre)

    Bonjour,
    Ma question concerne la culture de haricots mange-tout.
    Depuis 2 ans , ds le but d'économiser de l'espace j'ai opté pour la culture à rames .
    L'été dernier je m'étais laissé tenter par un trio de variétés de couleurs différentes, vert, jaune et mauve , variétés Neckarkoningen.
    J'avais mélange les couleurs à chaque rame mais le résultat fut très mauvais .
    Est-ce une question de mauvaise association? Ou alors à cause d'une saison difficile pour les légumes à rames.
    D'après mes documentations l'association avec des haricots nains serait défavorable.
    De façon générale, avec la façon de travailler la terre que vous préconisez et avec laquelle la rotation des cultures n'est plus absolument nécessaire, cela a-t-il un impact sur les bonnes et mauvaises associations ?
    Merci d'avance
    Filoujardin

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Filoujardin
      Mélanger plusieurs variétés de haricots sur la même rame ne pose aucun problème en soi, ce n’est donc pas une question de mauvaise association. Lorsque le rendement s’effondre pour toutes les variétés, c’est presque toujours lié aux conditions météo de la saison, surtout pour les haricots à rames qui réagissent fortement au froid, au vent ou à l’excès d’humidité.

      L’association avec des haricots nains n’a pas non plus d’incidence notable ; c’est un point que l’on retrouve souvent dans les ouvrages, mais dans la pratique il n'y a aucun souci dans un potager au sol bien vivant.

      Avatar de nicolas
  24. renée (haute savoie)

    tous les ans, les feuilles de mes plantations de légumes à feuilles
    betteraves rouges, poirées, choux de toutes sortes, epinards, sont mangés par ?Je n'en mange pratiquement pas Que faire?.
    REN2E de Haute-savoie à 500m? Merci d'avance pour la réponse ET les bonnes idées

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour renée
      Sans voir les dégâts ou avoir une description très précise, il est très difficile d’identifier ce qui attaque vos légumes à feuilles . Je pencherais peut-être pour des mouches mineuses dont les larves creusent de petites galeries dans le feuillage.
      Cela peut être aussi venir de plusieurs ravageurs à la fois.
      Difficile de vous proposer une solution simple.

      Avatar de nicolas
  25. Elisabeth VICTOR (seine et marne)

    Bonjour Nicolas je seme des betteraves rouge chaque année d'un même paquet dans le même sillon et j'en ai qui sont bonne et d'autres insipides comment cela est possible .merci pour votre réponse

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Elisabeth,
      L'explication la plus probable, c'est que les graines de betteraves ne sont en fait pas une graine unique, mais un glomérule (petit fruit contenant 2 à 5 graines).
      Chaque glomérule peut donc donner plusieurs plants légèrement différents.
      Si cela vous gêne vraiment, vous pouvez essayer une autre variété. Ou prendre une variété F1, elles sont généralement plus homogènes.

      Avatar de nicolas
      1. Elisabeth VICTOR (seine et marne)

        Merci pour votre réponse Nicolas

    2. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

      Bonjour,
      Je suis un inconditionnel de la Crapaudine qui ne m'a jamais déçu. Quelle différence de goût avec les variétés dites modernes, dont la seule qualité est l'esthétisme. Il m'arrive d'en manger, par politesse, quand je suis invité.
      Certains prétendent qu'elle a un goût de terre. A croire qu'ils ont déjà mangé de la terre !!!
      J'utilise uniquement mon compost et de la cendre très utile pour les légumes racines et fruits.

  26. Christine (Alsace)

    Bonjour et merci pour vos conseils.
    Je m'interroge sur les cadres en bois que je vois en photo dans votre dernière newsletter.
    Quel est le diamètre des tasseaux verticaux et horizontaux, et leur longueurs ?
    Pourquoi les parties horizontales dépassent-elles des platebandes ? Pourrait-on remplacer les ficelles par du grillage à très grosses mailles ?
    Est-ce que ça convient comme support pour les tomates, concombres, haricots rame, courges coureuses ?
    Est-ce qu'il n'y a pas trop de prise au vent avec les végétaux en place ? Serait-il judicieux de mettre 2 poteaux en V inversé aux 2 extrémités à la place des poteaux verticaux pour plus de stabilité ?
    Merci pour vos réponses.

  27. Chaboy Jean-Pierre (Centre-Val de Loire)

    Comment se débarrasser des taupes dans un jardin.j’ai essayé les produits commerciaux classiques sans succès.Je porte maintenant un intérêt pour les ultras sons mais je ne connais pas le fonctionnement et ne voudrais pas gêner le voisinage.Mreci aux spécialistes pour leurs bonnes idées.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Pierre,
      Malheureusement, je n’ai pas de solution magique à vous donner pour les taupes .
      Je ne pourrais pas vous dire grand-chose de plus que ce que l’on trouve déjà dans d’autres publications.

      Je comprends bien la frustration que cela peut provoquer, mais sur ces sujets-là, il n’existe hélas aucune méthode qui règle définitivement le problème.

      Avatar de nicolas
      1. Chaboy Jean-Pierre (Centre-Val de Loire)

        Les bornes à ultrasons sont inefficaces selon vos propos.:les commentaires des fabricants relèvent donc de la publicité mensongère.J’ai relevé au hasard que certaines bornes étaient efficaces jusqu’à 300m2,d’autres jusqu’à 600m2.Mon jardin fait 300m2;si je mets sur ces 300m2 une borne pour 600m2,j’ai peut-être quelques chances!!.
        Si un jardinier a introduit dans un trou un haut parleur de transistor,je serais curieux d’en connaître les effets.A défaut,j’essaierai Le Bris de verre en plusieurs endroits.Merci.

    2. Nicole

      Bonjour Jean-Pierre,
      il vous faut pisser sur les taupinières; elles détestent l'odeur de l'urine humaine !

  28. Cath (Normandie)

    Bonjour Nicolas ,un très grand Merci pour tous vos précieux conseils qui m accompagnent depuis que j ai débuté mon potager .
    J ai planté des echalottes mi octobre qui ont déjà bien poussé car novembre a été doux cette année .Je voudrais savoir si je peux les protéger avec des feuilles mortes qui sont déjà bien ramollis ou vaut il mieux que je mette du foin (je me demande si il n y a pas trop de ravageur ds les feuilles ? )
    Merci pour votre réponse Nicolas

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Cath
      Vous pouvez protéger vos échalotes avec des feuilles mortes sans crainte particulière : même si elles abritent quelques petits insectes ou vers, ce ne sont pas eux qui vont s’attaquer aux bulbes, et les échalotes sont rarement la cible de ravageurs sous paillage.

      Si vos feuilles sont déjà bien ramollies, elles feront un excellent couvert léger pour passer l’hiver. Le foin convient aussi, mais n’est pas forcément meilleur dans votre situation.

      L’essentiel est de garder une couche fine pour ne pas étouffer les jeunes pousses, tout en protégeant le sol du froid et des pluies battantes.

      Avatar de nicolas
      1. Cath (Normandie)

        Merci beaucoup Nicolas pour toutes vos réponses précises et détaillées qui sont pour nous une vraie mine d informations !

  29. Clo (Finistère, 500m de la côte)

    Bonjour Nicolas,
    pensez-vous que je puisse cultiver des asperges dans mon potager?
    Vaut-il mieux démarrer avec des graines ou des griffes?
    Avez-vous des informations à me donner (variété, où acheter, astuces de cultures, matériel)
    Merci d'avance pour vos précieux conseils

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Clo
      À 500 m de l’océan, avec des projections salées possibles, la culture des asperges reste tout à fait envisageable : elles tolèrent assez bien l’air marin, à condition d’avoir un sol léger ou bien drainé.

      Il vaut clairement mieux démarrer avec des griffes : c’est plus simple, plus fiable et vous gagnez deux ans par rapport au semis. Pour la variété, vous pouvez choisir une classique comme l’Argenteuil ou une variété moderne productive ; n’importe laquelle conviendra si le sol est bien préparé.

      Installez-les dans une zone ensoleillée, sur buttes bien drainées, et évitez les zones où l’eau stagne en hiver. Un bon paillage annuel et un apport de compost au printemps suffisent ensuite pour les maintenir en forme.

      Vous trouverez des griffes en jardinerie au printemps ou chez les pépiniéristes spécialisés .

      Avatar de nicolas
  30. Roméo (Tarn ouest)

    Bonjour Nicolas,
    Vaut-il mieux enterrer légèrement le fumier et/ou compost, puis pailler pour protéger la terre pendant l'hiver, ou bien pailler directement sur l'amendement ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Roméo
      Cela dépend vraiment de la nature de votre terre : en sol compact, il vaut mieux incorporer légèrement l’amendement. Chez moi, après avoir étalé le fumier ou le compost, je passe un coup de grelinette ; cela décompacte le sol tout en incorporant superficiellement la matière, puis je paille.

      En terres plus souples ou plus légères, ce travail n’est pas nécessaire : il suffit d’étaler l’amendement et de pailler directement par-dessus.

      Avatar de nicolas
  31. Florence (normandie)

    Bonjour
    Que dois je faire pour mes asperges je lis tout et son contraire. Actuellement j'ai une grande tige, un peu jaunie, par pied et elles sont butées ?
    Merci pour votre reponse

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Florence,
      Vous pouvez simplement couper les tiges sèches au ras du sol et les déposer en paillage autour de la planche : elles se décomposeront lentement et restitueront une partie de leurs nutriments.

      Si vous préférez un sol plus net, vous pouvez aussi les broyer ou les mettre au compost .

      Avatar de nicolas
  32. Véronique (Alsace, à côté d'anciennes glaisières)

    La terre de mon jardin est très argileuse. Je suis envahie par du liseron. Merci de m'indiquer comment m'en débarrasser.
    J'ai déposé des bâches noires pendant des années, rien n'y fait.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Véronique,
      Malheureusement, je n’ai pas de solution magique à vous donner pour liseron .
      Comme d'autres plantes invasives (oxalis, potentille rampante) je ne pourrais pas vous dire grand-chose de plus que ce que l’on trouve déjà dans d’autres publications.

      Je comprends bien la frustration que cela peut provoquer, mais sur ces sujets-là, il n’existe hélas aucune méthode qui règle définitivement le problème.
      On en revient toujours à l'huile de coude : arracher le plus régulièrement possible, en espérant qu'un jour les racines vont s'affaiblir.

      Avatar de nicolas
      1. Sylvie

        Bonjour, je trouve qu'à force de greliner, fabriquer de l'humus en compostant etc, la terre change et le liseron ne pousse pratiquement plus. Tout bénef !

    2. jjacques

      Pour le liseron: j'interviens quand le sol est frais. Je travaille le sol avec la tri andine ( fourche à bécher) et je tire doucement sur le liseron pour l'extraire au maximum sans le couper. Liseron et chiendent se ramifie dans le sol énormément. Il est souvent utile de bécher un plus grande surface pour extraire aussi les rejetons.

  33. MAURIES Bernard (Sud est - Bagnols sur Ceze)

    Bonjour Nicolas,
    Objet : jardin et lune

    Je pratique en général:
    Lune montante : semi des légumes avec production aérienne (tomate, haricots, pois…)
    Lune descendante : semis des légumes racines (radis, pomme de terres, betteraves…)

    Ce principe est il correct ?
    Dois je faire de même pour les repiquages ?

    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Bernard
      Je comprends votre envie de savoir, mais pour ma part, je ne jardine pas en suivant la lune. J’ai l’impression qu’il y a déjà suffisamment de contraintes entre la météo, les imprévus et le temps dont on dispose, sans en ajouter une de plus.

      Et puis je me dis que si le calendrier lunaire faisait vraiment une différence nette, les professionnels l’auraient adopté depuis longtemps.

      Ceci dit, je respecte le choix de chacun en la matière.

      Avatar de nicolas
    2. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

      Cette théorie est basée sur le simple fait que les parties aériennes montent, donc lune montante, et les racines descendent, donc lune descendante. Très basique et sans la moindre valeur scientifique, ça date de plusieurs siècles et c'est transmis de génération en génération.
      Et en plus il faudrait l'appliquer aux semis, aux repiquages, aux récoltes... et pour consommer aussi ???
      Comme Nicolas et beaucoup d'autres, je ne tiens jamais compte de la lune, pour les mêmes raisons, ce qui ne m'empêche pas de faire de belles récoltes. J'approche des 70 ans de jardinage, j'ai évolué sur bien des points, mais la lune non, pitié, présentez-moi un seul argument pour justifier cette croyance.

  34. jjacques (rhône Alpes)

    que faire pour faire fuir taupes et rats taupiers du potager?

    Que faire pour faire disparaître limaces et escargots?

    J'ai un lagestraemia de 3 mètres de haut. Que faire pour obtenir des branches plus basses afin de réduire sa hauteur?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jacques
      Malheureusement, je n’ai pas de solution magique à vous donner pour les taupes, rats taupiers, limaces ou escargots .
      Ce sont des problèmes que tous les jardiniers rencontrent, et je ne pourrais pas vous dire grand-chose de plus que ce que l’on trouve déjà dans d’autres publications.

      Je comprends bien la frustration que cela peut provoquer, mais sur ces sujets-là, il n’existe hélas aucune méthode qui règle définitivement le problème.

      Avatar de nicolas
    2. Lucie

      Bonjour,
      Contre les rats taupiers, mon père a construit des "boites" en grillage qu'il enterre, puis il plante ensuite ses semis ou graines. Il en a fait de différentes tailles. Cela fonctionne et protège les plans.

    3. Sandrine (Haut de Seine (Ouest Région Parisienne))

      Bonjour Jacques,
      Il paraitrait que les bulbes de fritillaires (fleurs de printemps) seraient des répulsifs pour les rongeurs et les taupes qu'elles éloigneraient des massifs. Ils détesteraient leur forte odeur. C'est la description que j'ai lu sur le site Promesses de fleurs en commandant mes bulbes de printemps (info commerciale ???).
      https://www.promessedefleurs.com/bulbes-de-printemps/bulbes-par-varietes/fritillaires.html
      Cela concerne les massifs de fleurs printanières (tulipes) mais pourquoi ne pas essayer au potager.
      Comme moi aussi j'ai ce problème, cette année j'en ai planté (fritillaires impériales) en massif fleuri tout près de mes bacs potagers pour tester. Je verrai bien si c'est efficace. On peut toujours expérimenter :-)

    4. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Jacques, vous pouvez sans crainte tailler sévèrement votre lagerstroemia au mois de mars, qu'il soit sur tige ou en buisson, les fleurs apparaissent sur les branches de l'année 💐.

  35. Nicolas (Landes) (landes)

    Cher Nicolas, est-ce que la récolte de graines de tomates saines mais prélevés sur des pieds atteint du mildiou peut propager la maladie d’une année sur l’autre? Je présume que non, et je sais que le sol propage la maladie d’une année à l’autre mais je suis intriqué de savoir pour les graines! Merci infiniment pour votre réponse et pour toutes ces informations transmises avec passion tous les dimanches, c’est un plaisir renouvelé de vous lire ainsi que tous les commentaires des jardiniers! À bientôt, Nicolas (Landes)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Nicolas
      Vous pouvez récolter vos graines sans crainte : le mildiou ne se transmet pas par les graines de tomates lorsque les fruits sont sains. Le champignon n’infecte pas l’intérieur du fruit mûr, et il ne survit donc pas dans la graine.

      Et si les fruits sont atteints ?
      C'est pareil, les graines ne transmettent pas le mildiou d’une année sur l’autre : le pathogène reste dans les tissus du fruit mais n’infecte pas l’intérieur de la graine.

      En revanche, mieux vaut éviter de récupérer des graines sur des fruits trop dégradés, simplement parce qu’ils donnent souvent des semences de moindre qualité, moins bien formées ou moins vigoureuses.

      Avatar de nicolas
      1. Nicolas (Landes) (landes)

        Merci infiniment Nicolas pour ces réponses précises, vous avez tous mon respect pour ce pari tenu d’apporter une réponse à toutes nos questions et votre sagesse. À très vite et bon hiver au chaud. Nicolas

  36. Brigitte (Hérault)

    Bonjour Nicolas, bonjour tous les jardiniers,
    Tout d'abord un grand merci à Nicolas de sa disponibilité et de sa générosité pour répondre à toutes nos questions.
    1) Je n'arrive pas à faire grossir les céleris raves. Les boules ne dépassent pas le diamètre d'une balle de ping pong. Pourtant après avoir lu qu'il fallait effectuer plusieurs repiquages en godets et sectionner une partie de la racine pivotante, ça ne marche pas. Auriez-vous une méthode pour réussir ?
    2) Cette année les feuilles de ces céleris raves ne poussent pas. Le bout des feuilles devient de couleur brune et se dessèchent. Pensez-vous que ce soit une maladie ?
    3) Toujours céleris mais cette fois-ci céleris branches qui ne poussent pas, qui ne font pas des cotes blanches ? Et même problème avec les feuilles qui se sèchent ?
    4) J'ai semé de la mache à plusieurs reprises, en pleine terre, en godets, mais aucune germination. J'ai fait un test de germination de mes graines achetées cette année, et rien n'est sorti. Que ce passe-t-il ?
    5) Auriez-vous connaissance de l'existence d'une plante de thé qu'on pourrait cultiver dans nos jardins pour éviter de devoir acheter du thé venant de différents pays éloignés du notre ?
    6) Comment faire pour conserver les chayottes une fois cueillies afin qu'elles ne germent pas pour pouvoir en replanter en pleine terre au printemps prochain ?
    Bon je m'arrête là avec mes questions... merci Nicolas !😉😉😉

    1. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Brigitte, vous trouverez le camélia sinensis ou théier sur le site "mes arbustes. com". Bonne infusion à venir !

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Brigitte
      Vous avez en effet une belle liste de questions, je vais essayer d'y répondre !

      Pour le céleri-rave, le plus important est un sol très riche et humide tout l’été : même avec des repiquages, sans fertilité suffisante, les boules restent petites. Un apport généreux de compost au printemps et un arrosage très régulier (surtout dans l'Hérault) sont indispensables, car en fait c'est un légume du nord.

      Le dessèchement brun des feuilles peut venir d’un stress hydrique ou d’un manque de nutriments plus que d’une maladie ; le céleri est très gourmand et ne tolère pas les à-coups d’arrosage.

      Pour le céleri-branche, c’est la même cause probable : manque d’eau et de richesse. Avec un sol bien amendé et un paillage épais, les côtes deviennent beaucoup plus charnues et les feuilles restent saines. Pas facile non plus à cultiver dans le sud !

      Pour votre mâche, l’absence totale de germination, c'est sûrement un lot de graines défectueux ; cela arrive parfois, même sur des sachets récents.

      Pour une plante de thé au jardin, je ne suis pas spécialiste, heureusement que Mana56 a répondu ! 😉

      Pour conserver les chayottes sans qu’elles germent, un peu comme pour les pommes de terre : gardez-les dans un endroit frais, sombre mais non chauffé, autour de 10 à 12 °C  (pas toujours facile à trouver dans nos maisons). Je mets les miennes dans un carton bien fermé et au garage (non chauffé) et elle se gardent jusqu'à février-mars.

      Avatar de nicolas
  37. Aĺain (Villeneuve-sur-Lot)

    Suite à des pb de santé et une période de froid je n'ai pas pu semer mes engrais verts à ce jour. 23/11/25. Est-il trop tard ? Il y a peut-être une fenêtre d ici 10 jours avec cependant des températures matinales de 4 ou 5°.. Quelles précautions prendre pour protéger ce semis. Merci et continuez.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Alain,

      À cette période, il devient trop tard pour beaucoup d’engrais verts sensibles au froid, mais la féverole reste possible car elle supporte bien les basses températures et continue de s’installer même en conditions fraîches.

      Le seigle est également encore envisageable : c’est l’un des engrais verts les plus rustiques, capable de lever en sol frais (température du sol (pas de l'air) de 1°C) et de passer l’hiver sans difficulté.

      Le souci est que l'automne est déjà bien avancé. Normalement on les sème entre mi et fin octobre. Semés maintenant ils vont mettre 2 à 3 semaines pour lever, mais leur croissance sera extrêmement ralentie jusqu'au mois de février avec le retour de journées plus longues et moins froides.

      Avatar de nicolas
      1. Aĺain (Villeneuve-sur-Lot)

        Merci pour votre réponse. Je vais tenter de semer d'ici 3 jours. La t° est plus clémente.

  38. Albert (59)

    Est-ce que l'eau qui sort de la machine à laver le linge peut-être envoyée dans le potager sans problème, même diluée ?
    Merci pour votre réponse et bon hiver.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Albert
      Il vaut mieux éviter d’envoyer l’eau de machine à laver directement au potager, même diluée : les lessives contiennent des tensioactifs, des azurants, parfois des parfums ou agents antibactériens qui peuvent perturber la vie du sol et s’accumuler.

      Si vous tenez à réutiliser cette eau, limitez-la strictement aux zones ornementales et utilisez uniquement des lessives réellement biodégradables, sans parfum ni additifs, mais pas sur les légumes, surtout les racines et les feuilles que vous consommez directement.

      Avatar de nicolas
  39. Daliel (charente)

    Bonjour, que faire des tiges coupées des asperges ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Daliel
      Vous pouvez simplement couper les tiges sèches au ras du sol et les déposer en paillage autour de la planche : elles se décomposeront lentement et restitueront une partie de leurs nutriments.

      Si vous préférez un sol plus net, vous pouvez aussi les broyer ou les mettre au compost .

      Avatar de nicolas
  40. Dodo (Bretagne nord est)

    Bonjour,
    J'adore votre retour d'expérience, merci pour tout ça. J'ai une question liée au paillage. Cet été j'ai paillé avec de la paille de ferme. Avant l'hiver, elle est toujours en place mais ne se biodégrade pas, elle moisit en profondeur, je ne sais pas trop quoi en faire pour cet hiver... La maintenir? La retirer? Si je la laisse je ne peux pas faire de semis, si je la retire le sol sera à nu. Merci pour vos conseils

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Dodo
      Vous pouvez tout simplement la laisser en place pour l’hiver : même si elle se décompose lentement et moisit un peu dessous (c'est un bon signe de début de décomposition), cela protège le sol du froid et des pluies battantes.

      Pour vos futurs semis, vous n’êtes pas obligé de tout retirer : écartez seulement la paille sur la bande où vous sèmerez, laissez le reste autour, puis replacez-la plus tard quand vos plants seront établis.

      Cette paille finira par se décomposer au printemps et en été, plus lentement que du foin, mais sans poser de problème au sol.

      Avatar de nicolas
  41. Catherine (Limousin)

    Bonjour, 2 années de suite, j'ai planté fin mars un pied d'artichaut gros de Laon dans le même coin du potager et 2 fois, ils ont disparu, mangés sans doute par des limaces ? Pourtant, je les avais recouverts d'une cloche (bouteille d'eau de 5l coupée à la base, laissant le bouchon ouvert pour qu'ils soient arrosés quand il pleut). J'ai retiré la cloche quand ils ont pris trop d'ampleur. Pourtant, quelques semaines après, les plants ont disparu. Je pensais que les feuilles étaient trop dures pour les limaces.
    J'envisage de replanter des plants l'année prochaine, à un autre endroit. Quelles précautions dois je prendre pour qu'enfin ils soient viables et que j'obtienne enfin de beaux artichauts ? Merci pour votre réponse

    1. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Catherine, même problème chez moi et après enquête 😆le coupable est le mulot, il adore les artichauts et les attaque par la racine...ils disparaissent comme par magie du jour au lendemain ! J'ai donc changé d'endroit, je croise les doigts....

  42. sylvie durand (bretagne)

    Bonjour,

    Quel est le moment idéal pour planter de l'ail ?
    Merci d'avance pour votre réponse

    1. Cathie (Montpellier)

      C’est déjà un peu tard… je le plante fin octobre - début novembre

  43. Martine (département de l'Ain,limitrophe Beaujolais)

    Bonjour Nicolas,
    Je pratique la méthode de Didier Helmstetter "Potager du Paresseux",
    que vous connaissez pour vous être rendu chez lui. Pour ceux qui ne connaissent pas cela consiste à ne plus retourner la terre, mais étendre une bonne quantité de foin, et la nature fait le reste (vers de terre, champignons etc).
    Voici la question qui m'amène, en février je vais mettre en pratique votre atelier pour la culture de légumes primeurs, au moment de l'installation du tunnel de culture, faut-il que je laisse la couche de foin, cela sera t-elle suffisante pour réchauffer la terre, ou faudra t-il que j'installe une bâche noire comme vous le faites ?
    Je vous remercie pour votre réponse.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Martine
      Vous avez en fait deux approches possibles.

      Première option, celle de Didier Helmstetter : C’est l’option du « paresseux » : vous ne touchez à rien, vous laissez le foin en place et vous acceptez que la terre se réchauffe plus lentement.

      Deuxième option : vous dépaillez quelques semaines avant vos premiers semis ou plantations. La terre, plus sombre, captera mieux les rayons du soleil et se réchauffera plus vite.

      Les deux fonctionnent : tout dépend du niveau d’avance que vous souhaitez obtenir et des efforts que vous êtes prête à faire.

      Ah et j'oubliais la 3è option : la bâche noire : le sol se réchauffera encore plus vite.

      Avatar de nicolas
      1. Martine

        Bonsoir Nicolas,
        Merci pour votre réponse. Je pense que je vais opter pour l’option « du paresseux « , je ferai tous mes semis à la maison en plaques alvéolées et mettrai en terre mes plants le moment venu. Je verrai le temps qu’ils mettront à pousser.
        Bonne soirée

  44. Catherine (Essonne)

    Bonjour Nicolas,

    J'ai l'habitude en novembre de couvrir mes carrés potagers de carton. Ma terre étant très argileuse et située à l'ouest de Paris (vents d'ouest dominants, gel à = 10 en hiver) est - ce une bonne idée de répandre du compost et des feuilles mortes ? Si oui, sous ou sur le carton ?

    Merci de ton aide précieuse

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Catherine,
      Vous pouvez tout à fait ajouter compost et feuilles mortes, c’est même une bonne façon d’améliorer une terre argileuse durant l’hiver.
      Il n'y a pas une manière unique de faire, mais voici ce que je ferais :
      Répartir d’abord les feuilles directement sur la terre, puis mettre le compost par-dessus, pour empêcher le vent de faire s'envoler les feuilles.
      La terre sera protégée et l’ensemble qui se décomposera doucement pour enrichir la structure du sol.
      Pour moi le carton n'est pas utile car il n'apporte pas grand chose à la terre dans cette configuration.

      Avatar de nicolas
  45. Marie Josée (finistère nord)

    Bonsoir Nicolas,
    Merci d'avoir abordé ce sujet de réduction de la surface cultivée! j'avais honte de vouloir le faire ,me traitant de fainéante, mais j'envisageais presque une année sabbatique de jachère, car je n'arrive plus à faire face à tous les travaux nécessaires; J'attends avec impatience vos directives pour aller à l'essentiel sans prise de tête, mon potager fait à peu près 40m2, mais à 78 ans ça devient compliqué et surtout énergivore. je compte privilégier les cultures grimpantes sur grillage ( pois ,haricots,concombre,courgettes,tomates) que je pratique déjà, et réduire les légumes feuilles ,gourmands en eau et la proie de toute une petite faune vorace!
    Merci encore pour votre présence fidèle du Dimanche matin, depuis de nombreuses années je suis vos articles ,mais il est vrai que depuis quelques temps je ne suivais plus les cultures expérimentales..
    A Bientôt donc de vous lire,

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie Josée,
      C’est pas toujours facile de se remettre en question et d’adapter son potager à son énergie ! Mais c’est ce qui permet de continuer à jardiner longtemps et avec plaisir.
      Votre choix de privilégier les cultures grimpantes devrait vraiment alléger vos efforts.

      Avatar de nicolas
  46. Jacky Brenet (Jura 750m)

    En automne comment intervenir sur les pieds de rhubarbe et d'oseille pour que ceux-ci soient vigoureux au printemps et présentent de grandes feuilles ? Merci pour votre réponse.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jacky
      Vous pouvez commencer par nettoyer chaque pied en retirant les feuilles abîmées ou flétries, ce qui limite les risques de maladies et aide la plante à entrer en dormance dans de bonnes conditions.

      Ensuite, apportez une couche généreuse de compost au pied : la rhubarbe comme l’oseille sont gourmandes, et cette réserve nutritive sera mise à profit dès la reprise au printemps.

      Terminez par un paillage épais pour protéger les souches du froid et conserver l’humidité du sol ; cela favorise un réveil vigoureux et la formation de grandes feuilles dès les premiers beaux jours.

      Avatar de nicolas
      1. Jacky Brenet

        Merci pour votre réponse cependant je croyais qu'il fallait intervenir au niveau des racines , diviser les pieds ? Qu'en pensez vous ?

  47. Dominique (Monts du lyonnais)

    Bonjour Nicolas

    Merci pour tout ce que vous nous apportez chaque dimanche!

    Sauriez vous où je pourrais me procurer du bon compost et des graines de fèveroles : il n’y a que des gammvert aux alentours, et aucun ne propose ces produits…
    Bien cordialement

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Dominique,
      C'est pas évident de trouver du bon compost à acheter, j'ai souvent été déçu : il y avait beaucoup trop de brindilles de bois dans les différentes marques que j'ai essayées.
      Rien ne vaut le compost maison mais c'est difficile d'en produire de bonnes quantités.
      Je suis passé récemment au fumier composté qui est vendu en sacs dans toutes les jardineries, voyez mon article là-dessus :
      https://potagerdurable.com/pourquoi-cet-amendement-est-devenu-mon-prefere/

      Pour la féverole, on en trouve facilement chez tous les marchands de graine par correspondance, voyez mon article :
      https://potagerdurable.com/comparatif-des-meilleurs-sites-internet-de-vente-de-semences-peu-ordinaires/

      Avatar de nicolas
  48. Marie-Claude (Montpellier)

    J’ai une dizaine de plants de verveine sur une parcelle de jardin, qui s'étiolent au bout d’une année ou 2. Je récolte les tiges feuillues de verveine au fil de l’été jusqu’à l’automne. Comment couper et tailler les tiges lors de la récolte ou apres récolte pour que les plants reprennent bien et soient touffus l’année suivante ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie-Claude
      En fin d’automne, lorsque vous cessez les récoltes, il est utile d’effectuer une taille légère de mise en forme pour garder les plants compacts, en évitant simplement de descendre trop bas sur le bois dur pour ne pas affaiblir la plante.

      Au printemps suivant, une petite taille de nettoyage pour éliminer les tiges abîmées ou sèches aidera vos verveines à repartir vigoureusement et à produire un port plus touffu pour la nouvelle saison.

      Avatar de nicolas
  49. Jean (sud de l Ile de France)

    Ma principale interrogation désormais : face aux probables conséquences du changement climatique la prochaine saison , comment s'y préparer?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean,
      Vous préparer, c’est surtout anticiper la gestion de l’eau : paillage plus généreux, amélioration de la structure du sol pour accroître sa capacité à retenir l’humidité, et installation éventuelle de solutions d’arrosage plus économes si des périodes de sécheresse précoces se confirment. Sans oublier les filets d'ombrage, surtout utiles si vous êtes situé au sud de la Loire.

      Vous pouvez aussi diversifier un peu plus vos variétés pour réduire le risque d’échec total en cas d’épisode climatique extrême.

      Enfin, gardez un certain degré de flexibilité dans votre calendrier de semis et de plantations : une adaptation en temps réel aux conditions du moment reste souvent la stratégie la plus efficace face aux incertitudes climatiques.

      Avatar de nicolas
  50. Lucie (Québec)

    Bonjour à vous, est-ce que le fait de faire du compost de surface pourrait attirer ou servir d'abri aux rongeurs?
    Je n' ai peut-être pas tailler mes asperges et liveche suffisamment bas, car ils semblent servir de cachette. Des rongeurs se promènent en plein jour et je dois les éradiquer rapidement. Y a-t-il d'autres gens dans cette situation? Un grand merci pour votre aide

    1. Isabelle

      Bonjour pour ma part je n ai plus de rongeurs depuis que j ai mis mes chats a la litière végétale et que je dépose celle ci, une fois les crottes éliminées, dans les allées du potager, dans le compost et parfois dans un mélange de paillage .

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Lucie,
      Oui tout à fait et je l'ai remarqué très vite chez moi !
      Au début je faisais du compostage en surface avec tous mes déchets de cuisine (épluchures de fruits et de légumes) et les rongeurs raffolaient des restes de fruits.
      Maintenant je ne mets plus que des restes de "verdure" en surface : fanes de légumes, épluchures de salades, de choux, etc. et ça va beaucoup mieux.

      Avatar de nicolas
  51. Catherine

    Bonjour, la terre de mon potager est très compacte en surface et argileuse un peu plus profond. J'ai néanmoins des vers et eu une très bonne production cette année. 1ère année en permaculture, mais le terrain était déjà cultivé comme ça auparavant. Que faire, j avoue que mélanger du gravier sur toute la surface ne m enchante guère ...j ai planté sur une parcelle avec du seigle et de la moutarde ( sur vos conseils) est ce que cela va alléger la terre ?
    Merci et bon week-end

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Catherine
      Une terre qui reste compacte en surface tout en étant argileuse en profondeur peut très bien être productive, surtout si vous avez déjà beaucoup de vers de terre : cela signifie que la vie du sol est active, même si la structure n’est pas encore idéale.

      Vous n’avez absolument pas besoin d’ajouter du gravier. Ce n’est pas une solution pour un potager, et cela compliquerait le semis des graines par la suite.

      Le seigle et la moutarde vont effectivement contribuer à alléger votre terre. Leurs racines vont la fissurer en profondeur, améliorer l’aération et laisser des galeries après leur décomposition. Leurs résidus vont aussi augmenter la matière organique, ce qui rend la surface plus souple au fil des saisons.

      En complément, l’idéal est de maintenir en permanence un bon paillage et d’apporter régulièrement du compost en surface. Avec une terre argileuse, la clé c'est la répétition : chaque année, un apport de matière organique améliore la structure, la souplesse et le drainage. Vous êtes déjà sur la bonne voie.

      Avatar de nicolas
  52. Cath

    Bonjour

    Ravie de pouvoir poser une question.
    J' ai depuis 2ans de la cuscute dans mon potager.
    Que faire ?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Cath
      La cuscute est malheureusement très difficile à éliminer, car elle se ressème abondamment et s’accroche à ses plantes hôtes. La seule méthode vraiment efficace consiste à arracher immédiatement chaque foyer dès qu’il apparaît, en retirant aussi la plante hôte si la cuscute est déjà fortement enroulée. Laisser ne serait-ce qu’un petit morceau entraîne une nouvelle infestation.

      Pour limiter sa présence, vous pouvez aussi couvrir les zones touchées avec une bâche noire opaque ou un paillage très épais pendant quelques mois afin de bloquer la germination. Évitez de la laisser monter en graines, car celles-ci restent viables longtemps dans le sol.

      Avatar de nicolas
  53. Brigitte (Rouen)

    Cher Nicolas, votre billet d'humeur me rassure !
    Tout comme vous, tous les ans, je vous que l'energie manque tjrs un peu plus. Celà étant dit, commt vouloir, et surtout commt faire avec 35m2 quand on a déjà des framboisiers, fraisiers, artichauts à demeure ?
    Dites-nous ce les légumes que vous vous réservez ! Combien de pieds de tomates, par exemple ? 😊

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Brigitte,
      J’ai plusieurs critères : le principal, c’est de cultiver uniquement des légumes que nous adorons manger, et je dis bien adorer, pas juste apprécier. Par exemple, j’arrête les épinards ou les poivrons.

      Le deuxième critère, c’est d’arrêter de m’acharner sur les légumes qui ne poussent vraiment pas bien sous mon climat toulousain ou dans mon sol truffé de petits cailloux : les carottes en sont le meilleur exemple. Mais aussi le céleri-rave, le chou de Bruxelles ou le chou-fleur. Et j’arrête également ceux qui occupent trop de place, comme les pommes de terre.

      Troisième critère : j’abandonne ceux pour lesquels la différence de goût avec ceux du commerce n’est pas flagrante, comme les poireaux ou les oignons.

      Il reste donc mes préférés, et ceux qu’on peut cultiver avec une grande diversité de variétés, de couleurs et de formes : les choux-raves, les choux pommés (les petites variétés pointues réussissent très bien en climat chaud), les betteraves (j’aime leur diversité de couleurs), les laitues toute l’année, les haricots.

      Et bien sûr les tomates (ce sera dur pour moi mais il faut que je me force à mettre moins de pieds, une vingtaine d'habitude, que je vais essayer de réduire à une douzaine j'espère).

      J'oublie sûrement quelques autres légumes qui ne me reviennent pas immédiatement à l’esprit.

      Avatar de nicolas
      1. Brigitte

        Voilà une réponse bien complète. Merci Nicolas.
        Je vous le prédis : vous ne pourrez jamais semer moins de pieds de tomates ! ☺️

  54. Anonyme

    Peut on ramasser les olives tombées de l'arbre pour le moulin?

    1. nicolas (Toulouse)

      Ma spécialité, c'est les légumes du potager et je ne m'y connais pas particulièrement en arbres fruitiers.

      Du coup je vais avoir du mal à vous répondre... 😉

      Avatar de nicolas
  55. Marie (Loire atlantique)

    Bonjour Nicolas
    J’ai installé du foin sur 15cm de hauteur environ sur les plates bandes de mon potager au début de l’été! Il reste très compacté sur la terre…faut il que je le retire et me concentrer sur un apport de compost et de feuilles mortes ou le laisser en place?
    Encore un immense merci pour vos précieux conseils qui me font vraiment progressée depuis que j’ai installé mon petit potager…
    Marie

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie
      Vous pouvez parfaitement laisser ce foin en place. S’il s’est vraiment très compacté, il suffit de l’aérer un peu en le soulevant à la main ou à la fourche, sans le retirer. En hiver, il finira de se décomposer et jouera très bien son rôle de protection du sol.

      S’il ne s’est pas décomposé pendant l’été, c’est surtout parce que les pluies ont été trop rares. Quand le foin reste sec en continu, l’activité des micro-organismes chute fortement et la dégradation ne démarre vraiment qu’avec le retour d’une humidité régulière, à l’automne puis en hiver.

      Pour continuer de gérer la fertilité de votre sol, vous pouvez maintenant compléter en surface avec un peu de compost et des feuilles mortes bien sèches. Le compost nourrira la vie du sol et les feuilles créeront une couche plus légère qui se dégradera facilement avec le foin. L’ensemble fonctionnera très bien sans avoir besoin de tout recommencer au printemps.

      Avatar de nicolas
      1. Marie (Belgique. Pas loin de Valencienne.)

        Un grand merci Nicolas, dès que les pluies auront cessé je vais m’approvisionner en feuilles mortes continuer à nourrir le sol avec mon compost!
        Bonne semaine à vous

  56. Josselin (département du nord, secteur de l'avesnois (partie continental du département))

    Bonjour,
    J'ai repiqué des poireaux en juillet, ils étaient alors très fins: aussi fins qu'une branche de persil par exemple. Je les ai plantés profond, puis butés. J'ai recoupé les verts à 3 reprises , notamment au moment de la plantation. J'ai arrosé abondamment lorsque c'était sec, en inondant les rigoles formées par les butes. Bref, he m'en suis occupé. J'ai pulvérisé un insecticide conforme à l'AB contre le ver du poireau. Je précise qu'ils sont dans un coin du potager moins exposé au soleil.
    Aujourdhui, mes poireaux sont à peine plus gros qu'un doigt, les verts sont jaunis, mais pas de trace de petit ver a priori. Est-ce l'exposition qui a joué ?
    Quest ce que je n'ai pas fait ou pas bien fait, ou trop fait, comment les faire grossir ?
    Merci de me conseiller pour l'année prochaine.

    1. Gino (Beauce)

      Bonjour Josselin,

      J’ai eu le même problème que vous cette année. Je suis régulièrement gêné par la mineuse du poireau mais cette année elle semble hors de cause. Je suis aussi preneur d’explications.

      1. patrick (limousin)

        Bonjour josselin et gino
        pour avoir de beaux poireaux(5/7 cm de diametre),je pratique de la façon suivante:avant de les mettre en pleine terre,je les habille(je garde 20cm de vert et 2 cm de racines)et je les laisse sécher à l'ombre pendant 2 jours(ça les durcis et enlève l'odeur qui attire la mineuse).ensuite je les praline avec mon compost,et les laisse dans le seau de pralin pendant une journée .pour la plantation je creuse une tranchée de 15cm de profondeur et 10cm de large;je fait un trou pour chaque poireau au fond de cette tranchée.je comble un peu la tranchée avec 5cm de compost enrichi(voir le sujet sur le potager durable)j'arrose abondamment ,je paille avec du miscanthus(5cm);a ce stade mes poireaux dépassent de 2cm au dessus du paillage;j'arrose si il fait trop chaud,sachant que le paillage retient l'humidité;voila,j'espère vous avoir été utile

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Josselin
      L’exposition joue un rôle, mais ce n’est clairement pas la cause principale de poireaux aussi peu développés ; le poireau tolère la mi-ombre. D’autres facteurs expliquent bien mieux le résultat que vous décrivez.

      Le premier point, c’est la finesse extrême des plants au repiquage. Des poireaux aussi fins qu’une tige de persil ont très peu de réserves. En les plantant profondément puis en les buttant tôt, vous leur avez demandé un effort important avant qu’ils n’aient pu s’installer. Ils ont alors passé l’été à survivre plutôt qu’à grossir.

      Le deuxième point, ce sont les coupes répétées du feuillage. Une seule taille au moment du repiquage suffit. Répéter l’opération freine énormément la croissance, car le poireau perd sa capacité à photosynthétiser et met longtemps à refaire du vert fonctionnel.

      Le troisième point possible est la fertilité du sol. Le jaunissement du feuillage, sans présence de vers, correspond souvent à un manque d’azote ou à un sol compacté par des arrosages très abondants. En inondant les rigoles dans un secteur peu ensoleillé, vous avez peut-être créé un sol trop humide et pauvre en oxygène, ce qui ralentit nettement l’enracinement.

      Pour l’année prochaine, repiquez des plants déjà bien formés (épaisseur d’un crayon), ne coupez le feuillage qu’une seule fois, n’enterrez pas trop profondément au départ, buttez seulement après la reprise et assurez un sol aéré et riche en matière organique. Un arrosage régulier mais non excessif suffira.
      Et j'espère que vous aurez une meilleure récolte.

      Avatar de nicolas
      1. Josselin

        Merci beaucoup Nicolas d'avoir pris le temps pour cette explication personnalisée.

  57. Josiane (côtes d'armor)

    Bonjour Nicolas,
    J'ai planté des artichauts au printemps, ils sont énormes en feuillage.Je voudrais savoir quand ils vont produire et quelles proportions prennent les racines car mon potager n'est pas grand.
    Merci pour votre réponse.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Josiane
      Les artichauts plantés au printemps mettent généralement un an avant de produire. Vous devriez donc voir apparaître les premiers artichauts à partir de la fin du printemps ou du début de l’été prochain.

      En ce qui concerne les racines, elles restent relativement compactes. Elles s’étendent surtout en surface, sur un diamètre d’environ 40 à 50 cm autour du pied. Dans un petit potager, il suffit donc de leur laisser un peu d’espace autour d’eux, mais ils n’envahissent pas profondément le sol.

      Avatar de nicolas
  58. Jean (Vendée)

    Bonjour
    Je viens de récupérer des arbres racines nues (lilas, noisetiers, acanthes.....)
    Je suis absent une semaine. Puis je les coucher par terre et les recouvrir de terre et de paille en attendant de les planter dans une dizaine de jours.
    Merci de vos éclaircissement

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean,
      Ma spécialité, c'est les légumes du potager et je ne m'y connais pas particulièrement en arbres fruitiers.

      Du coup je vais avoir du mal à vous répondre... 😉

      Avatar de nicolas
    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Jean, oui vous pouvez faire attendre vos plantations dans un trou peu profond, les plantes couchées en biais, comme ça /, arroser et pailler surtout en cas de gel annoncé, cette méthode "mettre en jauge" permet des plantations assez tardives.

    3. patrick (limousin)

      Bonjour Jean
      il est inutile de les coucher;faire une simple jauge ,recouvrir les racines de terre et éventuellement de paille et arroser, même si il a plu.pour une dizaine de jours ,cela ira très bien

  59. Yves (Fribourg, Suisse)

    J'ai deux serres dans mon jardin (et une partie actuellement sous la neige, en Suisse, à 790m d'altitude !) et, cet hiver j'y ai planté des oignons de printemps qui ont bien démarré. D'autre part, j'ai aussi remarqué que la terre était très sèche car je ne l'ai plus arrosée en mi-octobre et novembre. Question: est-ce que je devrais continuer à arroser les oignons ? si oui, à quel rythme ? Et pour le reste que j'ai paillé, devrais-je aussi arroser ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Yves
      Les pluie ne pénètrent pas sous une serre, donc oui c'est au jardinier d'apporter de l'eau, même en hiver, sous peine de voir le sol durcir et devenir moins vivant.

      En cette saison, sous serre et même avec un peu de neige autour, vos oignons de printemps ont besoin d’un minimum d’humidité pour poursuivre leur croissance. La terre ne doit pas être détrempée, mais elle ne doit pas rester totalement sèche non plus. Un arrosage léger environ toutes les deux à trois semaines suffit généralement, en vérifiant simplement que la couche supérieure ne soit pas poussiéreuse.

      Pour les zones paillées, un arrosage ponctuel est utile si la terre en dessous devient complètement sèche, car le paillage limite l’évaporation mais ne crée pas d’humidité par lui-même. Là aussi, un apport modéré toutes les quelques semaines est amplement suffisant en hiver, surtout si les températures restent basses.

      Avatar de nicolas
      1. Yves

        Merci, Nicolas, pour vos informations très claires !

  60. Stephanie (Sud alsace)

    Bonjour Nicolas
    J’ai un potager en carré, où on y a mis des couches de branches, feuilles, tonte, terre (plutôt argileuse) et compost… et on a très peu de récoltes (genre 6 tomates sur 6 pieds plantés)… les semis que je plante sont ravagés par les limaces au printemps, et ensuite cela met des semaines à pousser!
    Qu’en penses-tu ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Stephanie

      Ta structure en lasagnes est bonne, mais il est possible que les couches ne soient pas encore assez décomposées. Quand la matière est trop carbonée (matières brunes et sèches), elle peut temporairement immobiliser l’azote et ralentir la croissance, ce qui explique les plantes qui végètent.

      Les limaces peuvent vraiment ruiner une saison ! Tu peux essayer des protections physiques dès la mise en terre, comme des collerettes, des petites cloches bricolées en voile fin. Un paillage trop humide au printemps peut aussi les attirer, donc n’hésite pas à l’écarter légèrement autour des jeunes pousses, voire à dépailler complètement le temps que les plants s'établissent.

      Pour les tomates, six fruits sur six pieds indique surtout un sol qui manque encore de fertilité ou un stress prolongé en début de saison. Une fois le carré stabilisé, tu devrais voir une nette amélioration.

      Avatar de nicolas
      1. Stephanie (Sud alsace)

        Merci Nicolas d’avoir pris le temps de me répondre 🫶🏻

  61. Christine (Loire Atlantique)

    Bonjour, je vous suis depuis plusieurs années et vos conseils me sont toujours précieux. J'ai dans mon potager des gros vers blancs qui mangent mes légumes par la racine, peu d'échalotes et seulement 2 poireaux sur 35 pieds plantés. Nous bechins pour en tuer le plus possible mais ça ne suffit pas. Quels seraient vos conseils pour nous débarrasser de ce fléau.
    Merci de l'attention que vous porterez à ce message et de la réponse que vous m'apportez peut être
    Cordialement
    Christine

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Christine
      D’après ce que vous décrivez, gros vers blancs dans le sol, et dégâts importants sur les racines d’échalotes et de poireaux jusqu’à faire disparaître presque tous les plants, le plus probable est une attaque de larves de hannetons, qui coupent ou dévorent les racines en profondeur.

      Dans ce cas-là, quelques points importants.

      Ce qui se passe vraiment
      Ces larves peuvent rester plusieurs années dans le sol, où elles se nourrissent des racines de nombreuses plantes. Quand la population est forte, on peut perdre quasiment toute une planche, comme chez vous.

      Pourquoi le bêchage ne suffit pas
      En bêchant, vous en éliminez une partie… mais vous en laissez forcément beaucoup en place, et vous en remontez parfois d’autres des profondeurs. Tant qu’il y en a beaucoup dans le sol, les dégâts continuent d’une année sur l’autre.

      Ce que vous pouvez faire concrètement
      Il n’existe pas de solution parfaite, mais vous pouvez agir sur plusieurs leviers en même temps :

      Profiter de chaque travail du sol pour les sortir à la main
      Quand vous préparez une planche (grelinette, croc, petite bêche), prenez le temps de repérer les grosses larves et de les éliminer systématiquement. C’est fastidieux, mais efficace sur la durée.

      Déplacer les cultures les plus sensibles
      Le poireau et l’échalote semblent particulièrement touchés chez vous. Pendant 1 ou 2 ans, essayez de les installer dans une autre zone du jardin qui semble moins infestée, et mettez à la place des cultures plus tolérantes (légumes feuilles, courges, etc.).

      Favoriser les prédateurs
      Les oiseaux (merles, poules si vous en avez, hérissons, taupes…) raffolent de ces larves. Quand une parcelle est récoltée, laissez-la un peu nue ou peu couverte quelques jours et grattez légèrement la surface : les prédateurs feront une partie du travail.

      En dernier recours, les nématodes
      Il existe des préparations de nématodes spécifiques vendues pour lutter contre les vers blancs. Ce n’est pas magique, mais dans un sol bien vivant, utilisé au bon moment (sol encore doux et humide, souvent fin d’été–début d’automne), cela peut aider à faire baisser la pression.

      Avatar de nicolas
      1. Christine (Loire Atlantique)

        Un grand merci pour votre réponse et vos bons conseils
        Cordialement

    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Christine, vous pouvez essayer la méthode de la bâche noire, les larves remontent à la surface et on a plus qu'à les cueillir ! Parole de mon voisin qui avait sa pelouse truffée de larves de hannetons, ensuite les merles l'ont bien aidé !

  62. Marie-José (Vosges)

    Bonjour,
    Merci pour tous vos conseils éclairés.
    J’ai fréquemment beaucoup de gros vers blancs, larves de hannetons, je crois. Je trouve ces larves en remuant la terre au printemps. Problème, en passant la grelinette, je ne peux en voir et en éliminer qu’une petite partie. Je veux éviter la solution du bêchage. Comment faire ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie-José
      Dans la majorité des cas, on confond les larves de hannetons, qui peuvent abîmer les légumes, et les larves de cétoines, qui elles sont complètement inoffensives et même utiles au compost. C’est pour cela qu’il est important de bien les reconnaître avant de chercher à les éliminer.

      Le truc le plus simple est celui-ci :
      – larve de hanneton : petite tête et gros arrière-train ;
      – larve de cétoine : grosse tête et petit "cul".

      En pratique, dans un potager vivant et riche en matière organique, on trouve surtout des larves de cétoine. Elles ne touchent pas aux racines des légumes et n’ont pas besoin d’être supprimées.

      Par contre si vous voyez que ce sont des larves de hannetons, alors l’important est surtout de continuer à aérer le sol à la grelinette régulièrement, car l’exposition à la lumière et aux prédateurs en élimine déjà une bonne partie. Mais évitez le bêchage avec retournement des couches si vous souhaitez préserver la vie du sol.

      Avatar de nicolas
      1. Mana 56 (Vannes)

        Bonjour Nicolas, je crois qu'il y a maldonne.... la larve de cétoine a une petite tête et un gros cul, contrairement à la larve du hanneton qui lui a une grosse tête (grande gueule, il mord d'ailleurs) et un petit cul ! Mon moyen mnémotechnique est que dans l'alphabet le G (grande gueule) précède le H de hanneton. C'est cadeau....😆 je plaisante ! Merci et bon courage pour toutes tes réponses.

  63. Pascal (Allier (03))

    Bonjour,
    J'ai récupéré du fumier de bovin bien décomposé que j'ai étalé sur ma zone de potager. Est-ce que je dois bêcher le potager ou est-ce que je peux attendre le printemps et fraiser le potager ?
    Merci de votre avis

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Pascal
      Si votre fumier de bovin est bien décomposé, vous n’avez pas besoin de bêcher maintenant, et il vaut même mieux éviter. Étalez-le simplement en surface et laissez l’hiver faire son travail : pluie, gel, vers de terre et les micro-organismes vont l’intégrer progressivement.

      Au printemps, vous pourrez soit le laisser tel quel sous un léger paillage, soit passer un coup très superficiel d’outil (griffe, croc). Fraiser le potager n’est utile que si votre terre est très compacte ou si vous voulez vraiment préparer une surface très fine pour les semis, mais ce n’est pas obligatoire.

      Avatar de nicolas
      1. Pascal

        Bonjour Nicolas,
        Merci pour votre réponse et vos conseils que je vais, bien sûr, suivre à la lettre !
        C'est un plaisir de lire tous les dimanches vos chroniques diverses et variées !
        Bonne journée,
        Pascal

  64. Michel Michelle (69009 lyon)

    Fidèle, je suis vos conseils toujours justes et bons. Cette année notre plantation de poireaux a été bonnes, pas de maladie simplement ils sont petits ma question est: si on attend pour les ramasser vont ils encore grossir à cette période? Merci pour tout.

    1. Yves (Fribourg, Suisse)

      J'ai aussi un souci avec les poireaux cette année: ils ont poussé en hauteur (je les ai coupés 3 fois en fin d'été-automne) et, actuellement, ils ont un centre très dur, avec peu de parties comestible et tendre. J'attends le printemps pour voir si cela s'améliorera et s'ils vont - un peu ! - grossir.
      Est-ce nécessaire et judicieux de les couper ? Est-ce que ça aide à ce qu'il deviennent plus gros et à me pas "monter" ?

      1. nicolas (Toulouse)

        Bonjour Yves
        On peut effectivement couper le feuillage des poireaux, mais c’est pour une autre raison que celle que vous évoquiez au départ.

        On distingue deux choses.

        Vos poireaux cette année
        Le fait de les avoir coupés trois fois en fin d’été–automne n’aide ni à les faire grossir, ni à les garder tendres. Au contraire, ces tailles répétées les stressent et les obligent à refaire du feuillage au lieu d’épaissir le fût.
        Le cœur dur vient surtout de là, ajouté aux conditions météo (chaleur, irrégularité de l’eau) et parfois au début de la montée à graines. Une fois que le centre est dur, il ne redevient pas tendre au printemps. Attendre longtemps ne changera donc pas grand-chose sur la qualité, ils grossiront un peu mais resteront fibreux au cœur.

        Pourquoi certains jardiniers coupent les feuilles
        La coupe du feuillage est parfois utilisée pour limiter les dégâts de la mineuse du poireau ou de la teigne, car on élimine ainsi une partie des feuilles déjà touchées et on rend les plantes un peu moins attirantes visuellement. Mais ce n’est pas une méthode miracle, plutôt un petit plus dans une stratégie globale (voiles, dates de plantation…).
        En tout cas, même dans cette optique, on ne coupe pas plusieurs fois de manière systématique pour les faire grossir : ce n’est pas une technique de culture, juste une tentative de protection.

        Pour la suite, je vous conseillerais donc de récolter vos poireaux actuels sans trop attendre un « miracle » au printemps.
        L’an prochain, de ne plus couper le feuillage pour les faire grossir, mais de les laisser pousser naturellement, en jouant plutôt sur le buttage (pour avoir plus de blanc) et sur l’arrosage en cas de sécheresse.

        Avatar de nicolas
        1. Yves

          Voilà qui est clair ! Je vais donc me passer de bons et gros poireaux au printemps prochain :)
          Merci !

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Michel et Michelle
      À cette période de l’année, les poireaux continuent à grossir, mais extrêmement lentement. Tant que le sol n’est pas gelé et que les températures restent positives la journée, ils gagnent encore en diamètre, mais c'est vraiment au ralenti.

      La majeure partie de leur croissance est déjà passée : ce qu’ils prendront maintenant sera modeste, mais pas nul. Vous pouvez donc attendre si vous souhaitez qu’ils s’étoffent un peu, ou commencer à récolter les plus beaux et laisser les autres continuer tranquillement.

      Avatar de nicolas
  65. francois (haute marne)

    bonjour je sème mes tomates (espèces anciennes diverses et variées) début mars; cette année je n'ai eu que des tomates qui n'ont pas mûri elles sont restées vertes, les aurais je semé trop tard ou est ce un pb de météo (très forte chaleur en juin qui aurait stoppé la croissance ou autre)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour François
      Votre date de semis n’est pas en cause : début mars, c’est parfaitement dans les temps pour les tomates, même pour des variétés anciennes.

      Le scénario que vous décrivez correspond beaucoup plus à un problème de météo qu’à un semis trop tardif. Cette année, la chaleur très forte et très précoce de juin a provoqué chez beaucoup de jardiniers un arrêt brutal de la nouaison, de la coulure des fleurs, puis un décalage important dans la formation des fruits.

      Quand les températures dépassent longtemps 30 à 32 degrés, les tomates arrêtent tout simplement de féconder leurs fleurs. Elles continuent à pousser, mais les futurs fruits n’apparaissent plus… ce qui décale toute la production. Résultat : des tomates qui restent vertes très tard, parfois jusqu’à l’automne.

      L’an prochain, avec des conditions plus normales, vous devriez retrouver une maturation correcte.

      Avatar de nicolas
  66. Roger (BELGIQUE (province de Liège ))

    Bonjour,
    Je réalise mes plants dans la véranda soit plaque alvéolées ou avec un presse motte ,des que les plants ont les premières vrai feuilles , je peur les installés sur une table dans ma serre pas chauffée pour que les plants ne file pas et soi plus fort avant repiquage dans le potager.
    Merci d'avance

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Roger
      Oui, vous pouvez installer vos jeunes plants dans votre serre non chauffée dès qu’ils ont leurs premières vraies feuilles. Ils y auront davantage de lumière.

      Et contrairement à ce qu’on croit souvent, les jeunes plantules supportent très bien des petites gelées, bien mieux que les légumes adultes. Donc pas d'inquiétude de ce côté-là.

      Si je vous comprends bien, votre question concerne les légumes rustiques comme les salades, les choux etc, pas des légumes de l'été tels que les tomates, courgettes etc.
      Car ce ne serait pas la même chose.

      Avatar de nicolas
  67. Sandrine (région parisienne ouest)

    Bonjour Nicolas,
    Un très grand merci pour tous vos bons conseils si précieux pour nous les jardiniers. J'ai 3 petits carrés potager surélevés de 1,60 m de long x 0,80 cm de large x 80 cm de haut dans un petit jardin en région parisienne. Cette année, j'y ai planté des tomates, aubergines, poivrons, salades, fraisiers. Cette année a été très productive en légumes. Pour entretenir la fertilité de ma terre, est-il possible d'y semer un engrais vert en automne et lequel serait le plus adapté ? Merci pour votre réponse et bon dimanche à tous.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Sandrine
      Dans des carrés surélevés comme les vôtres, oui, vous pouvez tout à fait semer un engrais vert en automne. La phacélie ou la moutarde conviennent bien, car elles lèvent vite et couvrent rapidement la surface.

      Mais il faut ajouter une nuance importante : dans des bacs de cette taille, l’engrais vert seul ne suffira pas à compenser la fertilité que les légumes "exportent" chaque année. Dans un sol profond, les racines vont chercher des éléments très bas ; dans un bac, tout ce qui sort… doit absolument être remplacé.

      Vous pouvez donc semer un engrais vert pour occuper et structurer le sol, mais il faudra aussi ajouter un amendement au printemps avant les premières cultures.

      Les sacs de compost ou de fumier composté vendus en jardinerie sont très pratiques pour ce type de situation.
      (N'utilisez pas de terreau qui est un simple support de culture pour godets et jardinières)

      Avatar de nicolas
      1. Sandrine (Région parisienne ouest)

        Nicolas,
        Merci pour votre réponse. Puis-je semer la phacélie et la moutarde en mélange ? Je pense qu'il est déjà trop tard cet automne pour les semer alors j'avais prévu en remplacement d'épandre à la surface de ma terre du compost de fumier (cheval, bovin, volaille) de type Or Brun (le paquet de couleur or) acheté en jardinerie et de pailler avec des feuilles mortes et laisser le tout travailler cet hiver. J'avais déjà utilisé au printemps dernier ce même compost au moment de la plantation de mes légumes et cela avait donné de bons résultats avec une belle production.
        Par contre, le niveau de terre baisse d'une année sur l'autre et je dois refaire "les niveaux". Puis-je quand même utiliser du terreau "potager" pour cet usage uniquement et à quel moment le faire ?
        Mes bacs n'ont pas de fond et sont posés à même le sol.
        Merci pour vos précieux conseils.

  68. Jean-Luc (en Saintonge (Charente-Maritime))

    Bonjour Nicolas,
    comment réussir la culture du persil qui ne me posait pas de problème avant; la germination lente ça c'est normal, mais depuis 2 ans j'ai des tous petits insectes qui attaquent les racines en surface du sol, ça ressemble à des "mini-millepattes" avec beaucoup moins de pattes; pas question de traiter chimiquement cette aromatique, alors que faire? d'avance merci.
    J'apprends beaucoup à vous lire et cela m'aide à garder le goût du jardinage, malgré les embûches (climat, espèces invasives, etc...) qui se multiplient.
    Bien cordialement,

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Luc,
      Je n'ai pas assez de détails pour identifier les insectes que vous décrivez, et je pense qu'il n’existe pas de solution miracle. Quelques pistes toutefois :

      Semer le persil ailleurs que dans la zone la plus touchée (changer de planche, voire de coin de jardin pendant un ou deux ans).
      Semer en godets avec un terreau propre, puis repiquer en place des plants déjà bien développés, capables de supporter un peu de grignotage.
      Eviter que la surface reste constamment détrempée : un sol frais oui, mais pas gorgé d’eau en permanence, car c’est ce qui favorise le plus ces petites bêtes.

      Avatar de nicolas
  69. Anonyme (Tarn)

    Bonjour Nicolas, merci pour tous vos bons conseils et astuces. Je souhaite savoir comment avoir 1 pied de basilic toute l'année, est-ce qu'il existe 1 variété perpétuelle ? Ou il faut acheter 1 pied chaque année ? Merci pour votre bienveillance. Mireille

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Mireille
      Le basilic, même dans le Tarn, n’est malheureusement pas une plante perpétuelle. Il n’existe pas de vraie variété vivace qui permette d’avoir le même pied toute l’année : tous les basilics classiques sont annuels.

      Je vois 2 options :
      – soit acheter ou semer de nouveaux plants chaque printemps, ce que font la majorité des jardiniers,
      – soit rentrer un ou deux pieds en pot à l’automne, dans une pièce lumineuse et pas trop chauffée. Ils survivent parfois jusqu’au printemps, mais dépérissent souvent faute de lumière suffisante.

      Avatar de nicolas
      1. Anonyme

        Merci bien Nicolas. Je vous souhaite 1 très belle Fin d'année. Mireille

    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Mireille, cette vidéo peut vous intéresser: https://www.youtube.com/watch?v=slYxuWwLv_c

      1. Anonyme

        Bonjour Mana 56
        Merci beaucoup pour votre aide.
        Belle santé à vous. Mireille

  70. Laurent (Aubange (province de Luxembourg))

    Bonjour,

    Mes deux questions portent sur ma vigne de raisins noirs (âgée de 3 ans).

    - Ma récolte de raisins fût abondante. Toutefois, mes raisins sont peu sucrés et même un peu sures. Que puis je faire pour améliorer la sucrosité ?
    - Sur certaines grappes de raisins, certains raisins se dessèchent alors que d'autres raisins sont encore verts. A quoi cela est dû et comment y remédier ?

    Je vous remercie d'avance de votre réponse.

    1. Yves (Fribourg, Suisse)

      Hello, j'ai aussi une veille vigne en Haute-Saône où je vais régulièrement depuis un quinzaine d'années. Au début, je laissais bcp de raisins et il était petit et peu sucré. Au fil des ans, j'ai coupé les branches de l'année à 2 yeux (en janvier, avant qu'elle démarre ...), en en gardant moins. Au printemps et durant l'été, j'élimine les branches qui redémarrent
      et je ne garde qu'un nombre restreint de grappes ... Cette année, j'avais des raisins plus gros et assez sucrés ... ça vaut la peine d'en éliminer sévèrement ... car la quantité restante m'a permis d'en manger dans les jours qui ont suivi la récolte et d'en faire du moût ... que j'ai mis en bouteille dans mon congélateur.

      1. Christiane (Aquitaine)

        Bravo !

  71. Gérard (île de France)

    Bonjour Nicolas,
    J'ai une question à propos de mes futurs plans de tomates.
    Je voudrais savoir si il faut semer plus tôt dans la saison les variétés tardives ou au contraire les hâtives?
    Merci de votre réponse.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Gérard,
      Si vous semez une variété tardive plus tôt que les autres, elle pourra effectivement fleurir et produire un peu plus tôt que si vous l’aviez semée en même temps que les précoces. Mais dans la pratique, l’avance reste limitée pour plusieurs raisons :

      Les tomates ne peuvent pas être semées trop tôt :
      Si on sème en avance excessive, on obtient des plants trop grands en godets, qui filent faute de lumière, qu’on ne peut pas planter plus tôt dehors à cause du froid, et qu’on doit donc entretenir longtemps à l’intérieur.
      Dans ce cas, semer plus tôt ne donne aucun gain de précocité au jardin.

      Les variétés tardives ont une vitesse biologique plus lente
      Même si vous leur donnez quelques semaines d’avance en godets, elles restent plus longues à fructifier qu’une hâtive. Vous gagnez un peu… mais jamais autant que ce que vous imaginez.

      L’échelonnement des semis sert surtout à répartir les floraisons
      L’intérêt principal de faire plusieurs séries (et c’est ce que font pas mal de jardiniers expérimentés) n’est pas "d'accélérer" les tardives, mais d’éviter que tous les plants ne soient en floraison lors d’un épisode de canicule, pour sécuriser la production.

      Les semis trop précoces donnent souvent moins de résultats
      Un plant semé très tôt mais planté tard dehors ne rattrape pas toujours son avance. Parfois un plant plus jeune, semé plus tard, pousse mieux et rattrape très vite le premier.

      Avatar de nicolas
  72. Christiane (Aquitaine)

    Je ne réussi jamais mes semis ! lorsque le graine germe et sort de terre , elle s'affaisse dans les jours qui suivent . Qu'elle en est la raison ? faut-il surveiller les plants tous les jours ? pouvez-vous me donner des conseils à ce sujet ? d'avance merci !

    1. Christian (Essonne.)

      Moi aussi je rencontre beaucoup de problèmes avec mes demis.Je pense que vous faites la même erreur que moi:vous arrosez trop ou pas assez.

      1. Christiane (Aquitaine)

        Bonjour Christian ! je mets mes semis dans le garage , en petits godets, ça germe ! tout ce passe bien ! les plants prennent de la hauteur et se sectionnent au niveau de la tige. ! j'aimerai tellement réussir à faire des semis . je fais mes semis en Février ! merci à vous .

        1. Christian (Essonne.)

          Vous les sortes peut être un peu trop tard.Il faut les mettre dehors dès que vous les voyez sortir.

          1. Christiane (Aquitaine)

            OK! mais il faut alors les protéger du froid dans une mini serre ?

            1. Stephanie (Sud alsace)

              Oui.Par précaution.

              1. Christiane (Aquitaine)

                Merci !

    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Christiane, je pense qu'il s'agit de la fonte des semis (champignon), saupoudrer de la cannelle sur le semis éviterait ce problème mais surtout l'arrosage doit être minime !

      1. Christiane (Aquitaine)

        Ok , merci ! je vais essayer la cannelle .

  73. Christian (Essonne.)

    Bonjour.
    Bien que j'ai installé dès la plantation un filet anti insectes,mes choux ont été massacrés !!!!
    Quelle solution ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Christian
      Si vos choux ont été abîmés malgré un filet anti-insectes bien posé, c’est presque toujours l’un de ces deux scénarios :

      Le premier, c’est que les insectes (je pense aux oeufs d'altises) étaient déjà présents dans le sol au moment de la plantation. Dans ce cas, le filet ne peut rien : il protège de ce qui arrive de l’extérieur, mais pas de ce qui est déjà dedans.

      Une solution c'est de dépailler le sol et de griffer légèrement toute la surface de la terre pour exposer les oeufs au soleil et aux oiseaux. À faire une semaine avant la plantation des choux.

      Le second scénario, c’est que le filet touche les feuilles par endroits. Je l'ai bien vu chez moi, les altises arrivent très bien à piquer à travers un filet en contact direct avec le feuillage. Il faut donc qu’il soit toujours bien tendu et qu’il ne touche pas les plants.

      Avatar de nicolas
  74. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

    Bonjour,
    Je cherche une variété de tomate très précoce, de poids 100 g minimum. De préférence rouge ou rose.
    J'ai testé :
    Précoce de Quimper = très précoce mais bien trop petit.
    Reine des Hâtives = pas si précoce et un peu petit.
    Tigerella = pas si précoce et beaucoup trop petit.
    Siberian (port déterminé) = précoce sur la tige mais évidement pas sur les tiges secondaires, un peu petit.

    1. Jean-Luc (en Saintonge(Charente-Maritime))

      Bonjour,
      2 variétés répondent à ces critères; la "Berner Rose" ou la variété "Honey moon "; très belle couleur tirant sur le rose et 100g facilement, même beaucoup plus bien souvent;le plus important pour moi, très savoureuses en salade comme en farcies.
      Bonnes futures récoltes.

      1. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

        Merci. Je cultive aussi la rose de Berne, mais ce n'est pas une tomate très précoce. Elle a la même précocité que Andine et Joie de la Table. Kaki Coing est plus précoce d'une semaine, et ce n'est qu'une précoce, pas une très précoce.
        Honey Moon, je n'ai pas encore essayé. Les grainetiers la présentent comme demi précoce.
        En grosse tomate relativement précoce pour sa taille, j'ai Cider Summer. Cette année au 12 juillet, en pleine terre, j'avais récolté 2,4kg sur 1 seul pied, et 6,2kg sur toute la saison.
        C'est bien, mais je veux récolter début mai en serre froide et mi-juin en pleine terre. Seule la Précoce de Quimper atteint cet objectif, mais c'est du calibre autour de 40-50g. Je vais la greffer sur un porte-greffe vigoureux pour voir si les fruits seront plus gros.

    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Jean-Pierre, vous trouverez bien votre bonheur parmi ces 1648 variétés de tomates avec tous vos critères de sélection: https://stock.cultivetarue.org/catalogue_TOMATES%20FRUITS%20PETITS%20ET%20MOYENS-avec%20compression.pdf Bonne recherche !

      1. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

        Merci. Pas facile, je ne vois pas de possibilité de faire une recherche uniquement sur les précoces...1648 variétés à voir une par une, c'est long !
        Infos pas toujours fiables, j'ai vérifié qq variétés que je connais bien, les poids sont surestimés, comme sur presque tous les sites de vente !!!

          1. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

            En effet c'est facile, quand on trouve la bonne page. La recherche multicritère est dans le répertoire collections et je ne vois aucun lien dans la page d'accueil pour y aller.

            1. Mana 56 (Vannes)

              C'est vrai, vous avez raison ! C'est une question d'habitude de chercher et parfois aussi de se perdre !

    3. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Pierre
      Pour une tomate vraiment précoce avec des fruits d’au moins 100 g, je n'en citerai qu'une, qui est facile à trouver et qui a généralement de bons retours : Moskvich

      Avatar de nicolas
      1. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

        Merci, je ne l'avais pas sélectionnée à cause des infos trop contradictoires selon les sites. 60 à 80g pour certains, 120 à 180g pour d'autres. Et comme j'ai remarqué que les poids sont souvent surévalués...
        C'est un port déterminé, ça m'intéresse moins, mais ce n'est pas éliminatoire pour moi.
        J'aimerais avoir l'avis de ceux qui l'ont cultivée.

        1. Mana 56 (Vannes)

          Voilà ce que Tomodori en pense: https://tomodori.com/tomate.php?variete=Moskvich

          1. Jean-Pierre (Charente-Maritime)

            Tomodori : 110 à 170 grammes, mais ce n'est pas l'avis de Tomathouse
            https://farmer-fr.tomathouse.com/pomidoryi/moskvich.html
            "les tomates sont de taille moyenne, une tomate pèse en moyenne 70 grammes".
            La plupart des sites donnent + de 100g, mais ils le font aussi pour des variétés que j'ai testées qui produisent des fruits moitié moins gros !
            Je vais la tester, c'est le seul moyen de savoir.

            1. Mana 56 (Vannes)

              Merci Jean-Pierre pour le lien, je vais me laisser tenter par cette variété parfaite pour le climat breton...Bonne réussite à vous !

  75. Pierre (St Nazaire 44)

    Mon jardin est complètement envahi d'oxalis : comment s'en défaire ?
    Merci

    1. Brigitte (Rouen)

      J'y suis passée ! Il faut s'armer de courage et de patience. Bien prendre la motte, et aller chercher avec bcp de précaution, le bulbe et sa couronne de graines. Jeter tout.
      C long, mais la seule corvée efficace. Qd j'ai abandonné, j'ai vu la différence. En fin de saison rien n'avait repoussé là où ça avait été fait..

    2. nicolas (Toulouse)

      Tout à fait d'accord avec Brigitte.

      L’oxalis est malheureusement l’une des adventices les plus tenaces du potager : chaque minuscule bulbe ou fragment de tige redonne une plante, comme vous l’avez constaté en bêchant.

      La première chose à faire est d’arrêter de bêcher dans ces zones, car le bêchage multiplie les bulbes et les disperse encore plus. À l’inverse, un travail du sol le moins profond possible évite de ramener les bulbes à la surface.

      La stratégie la plus efficace est la patience : étouffer la zone plusieurs mois avec un paillage très épais, arracher régulièrement les repousses superficielles quand le sol est humide, surtout ne plus fragmenter les bulbes en profondeur.

      Avec le temps, l’oxalis finit par s’affaiblir, mais il faut accepter que ce soit long.

      Avatar de nicolas
  76. Régis (nord (59))

    Cet été les haricots à perche (sur rames) que je plante chaque année ont atteint plus de 20 cms de long ... et immangeables ! Pourquoi ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Régis
      Quand les haricots à rames deviennent très longs, fibreux et immangeables, ça peut être dû à un stress pendant leur croissance.

      Deux causes sont très fréquentes : un manque d’eau au moment où les gousses se forment : les haricots s’allongent mais les graines restent petites, la gousse durcit et file ;
      un manque d’azote ou de fertilité en général : la plante cherche à mûrir vite, fait des gousses longues mais dures.

      L’été dernier a été sec et irrégulier dans beaucoup de régions : une alternance de chaleur et manque d’eau, puis un arrosage ou une pluie tardive, suffit parfois à produire le type de gousses que vous décrivez.

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  77. Joaquim (Vallée de Rhône…vienne38)

    Bonjour NICOLAS
    Mi octobre dernier j’ai semé de la moutarde blanche pour occuper ma terre ..l’année précédente ma terre était paillée par du foin ramassé après le fauchage dans les prés..
    Au printemps au moment de passer la grelinette ( début mars ) ma terre était trop humide ..ma terre à structure semi argileuse de décompactait mal et restait en bloc de la largeur de la grelinette… cette terre qui est paillée ou occupée par des engrais verts depuis plusieurs annes ( 4 à 5 ans )était à mon avis trop humide …
    Quelques laps de temps conseillez vous pour dépailler ou enlever les engrais verts s’ils n’ont pas été digérés pour laisser la terre à l’air une avant de passer la grelinette ?? Merci pour votre réponse

    moment

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Joaquim
      Avec une terre semi-argileuse comme la vôtre, ce que vous avez vécu est très classique : au début mars, après un hiver humide, le sol est encore gorgé d’eau sous le paillage ou sous un engrais vert couché. Dans ces conditions, même un sol bien entretenu depuis des années se décompacte mal et forme des blocs.

      Ce n’est pas un problème de méthode, c’est un problème de timing.

      Pour éviter cela, il vaut mieux retirer le paillage ou coucher l’engrais vert un peu plus tôt, afin que la surface du sol ait le temps de ressuyer naturellement avant le passage de la grelinette.

      En pratique, voici ce que je vous conseille :
      si vous avez un paillage (foin, feuilles…), retirez-le ou écartez-le 10 à 20 jours avant de vouloir travailler la terre ;
      si vous avez un engrais vert encore debout en fin d’hiver, fauchez-le environ 3 semaines avant le passage de la grelinette.

      Ce laps de temps n’a pas pour but de « laisser respirer » le sol au sens strict, mais simplement de le laisser sécher un peu en surface.

      Et bien sûr, la première règle de base à suivre, c''est de ne jamais travailler son sol lorsqu'il est détrempé (lorsqu'il colle au bottes) !

      Ensuite, dès que la grelinette est passée, vous pouvez remettre un paillage léger si vous le souhaitez, ou bien la laisser dépaillée pour qu'elle soit réchauffée par les rayons du soleil.

      Avatar de nicolas
      1. Anonyme

        Merci beaucoup Nicolas bonne soirée

  78. Lily (Ardennes belges)

    Bonjour Nicolas, merci pour votre proposition. Je viens d'avquérir un terrain dans les Ardennes et j'aimerais à terme y faire un petit potager . L'ancien propriétaire m'a dit que la terre était acide et ferrugineuse. Je n'arrive pas à y voir clair dans les recherches que je fais pour savoir ce que je peux y cultiver et si je dois essayer de modifier le ph ou pas. Peux-t'on cultiver en terre acide comme en terre neutre ? Merci !

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Lily
      Oui, on peut tout à fait cultiver en terre acide, et même y avoir un très beau potager. Le pH n’a rien d’un blocage absolu : beaucoup de légumes poussent parfaitement dans des terres acides, et il n’est pas indispensable de chercher à tout « corriger » pour atteindre un pH neutre.

      Dans les Ardennes, les sols acides sont fréquents, et on y cultive sans problème pommes de terre, choux, betteraves, haricots, salades, courges, oignons, poireaux, petits fruits, etc. Beaucoup de légumes sont très tolérants à l’acidité.

      Modifier le pH n’est utile que si l’acidité est vraiment forte ou si vous souhaitez cultiver des légumes sensibles comme certains épinards, le céleri ou quelques variétés de pois. Dans ces cas-là, un apport modéré de cendre ou un peu de chaux (attention mal dosée elle peut faire plus de mal que de bien) peut adoucir le sol… mais ce n’est ni obligatoire ni urgent.

      Dans la majorité des cas, la priorité n’est pas de changer le pH, mais d’apporter de la matière organique (feuilles, foin, compost, broyat). Plus le sol est vivant et nourri, plus il devient stable et facile à cultiver, et les effets de l’acidité deviennent beaucoup moins gênants.

      Avatar de nicolas
      1. Lily (Ardennes belges)

        Super merci, Nicolas . Bonne soirée

  79. Roger (Yonne entre AUXERRE et Sens(Bourgogne))

    Bonjour Nicolas, Cher ami jardinier,
    J'ai un souci de tâche noir sur quelques Kaki Fuyu (+d'1cm), mai juste superficiel, le fruit est intact et bon et aucune tâche sur les feuilles.
    Faut-il traiter (bouillie bordelaise ?) ou autre ?
    Merci d'avance, avec mes salutations amicales. Roger

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Roger,
      Ma spécialité, c'est les légumes du potager et je ne m'y connais pas particulièrement en arbres fruitiers.

      Du coup je vais avoir du mal à vous répondre... 😉

      Avatar de nicolas
    2. patrick (limousin)

      Bonjour Roger,il s'agit d'un champignon fongique.IL faut ramasser les feuilles atteintes,et oui vous pouvez traiter avec la bouillie bordelaise;un conseil ,divisez par 2 la quantité indiquée ;çà marche aussi bien et évite trop de cuivre dans la terre

      1. Roger (Yonne (89) à côté d'AUXERRE)

        Merci beaucoup Nicolas, pour la rapidité de la réponse.
        Et merci pour les conseils surtout pour le dosage, je n'y aurais pas pensé, C'est très sympa.
        Mais ce qui est curieux c'est que les feuilles ne sont pas touchées, elles sont même superbes.
        Bonne fin de soirée, avec mes salutations amicales, Roger

  80. Vero (Sud ouest)

    Bonjour Nicolas,
    Merci de votre soutien dans tous ces moments de doute et de questionnement !
    Voici mon questionnement : j ai pour habitude de ramasser durant l hiver du crottin de cheval ( et non du fumier) que j enfouis dans mes carrés potagers jusqu en février ( région sud ouest)
    Faut il les enfouir sous le paillis ( feuille + tonte) ou plus profond dans la terre? Décomposition aérobie ou anaerobie ?
    Merci beaucoup pour votre retour,
    Bon dimanche

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Vero
      Avec du crottin pur, le plus important est de ne pas l’enfouir profondément. Enterré, il chauffe vite, manque d’oxygène et passe en décomposition anaérobie, ce qui n’est bon ni pour la structure du sol ni pour les racines des légumes.

      La meilleure méthode consiste à l’étaler simplement en surface, puis à remettre votre paillage (feuilles et tonte) par-dessus. En restant en surface, le crottin se décompose lentement et proprement, en mode aérobie, sous l’action de la vie du sol. C’est la manière la plus sûre et la plus efficace de l’utiliser.

      Vous avez aussi une autre option : le mélanger avec des matières végétales sèches (paille, feuilles broyées, copeaux, foin sec) et le laisser composter quelques mois avant de l’apporter au potager. Cela le rend plus stable et beaucoup plus facile à doser.

      Avatar de nicolas
  81. André (Chambéry)

    Bonjour Nicolas,

    comment faire pour faire grossir les céleris? j'ai semé et planté dans les temps, mais l'hiver arrive, le feuillage est bien développé mais les racines sont encore maigrichonnes. Merci !

    1. Cyrille (Oise)

      Salut André,
      c'est un peu tard pour cette année.
      Le céleri est très gourmand en apports et en eau.
      Une grosse dose de fumier de cheval à la plantation puis j'utilise granulés de fumier de volaille fondus dans l'eau et un mélange de cendre et d'arêtes de poisson broyés pour les racines.
      Première année que j'en fait, j'ai été assez content, je les ai arraché juste avant le rafraichissement actuel.
      Je laisse Nicolas donner son avis par la suite

      1. André

        Merci Cyrille, j'ai arrosé régulièrement mais peut-être pas assez amendé en effet !

  82. Patrice (Normandie)

    Bonjour,
    Voilà, j’ai semé de la moutarde mi octobre, elle avait bien poussée, seulement avec les gelées de cette semaine, tout est rabattu, est ce normal et que faut-il faire maintenant ?
    Merci pour votre réponse
    Cordialement

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Patrice
      Oui, c’est tout à fait normal : la moutarde est une plante gélive. Dès qu’elle prend une bonne gelée, elle s’abat au sol et noircit progressivement. Ce n’est pas un échec, c’est exactement ce qui doit se passer en automne.

      Vous n’avez rien à faire maintenant. Laissez simplement la végétation gelée se décomposer là où elle est. Elle va se coucher, se déliter doucement sous l’effet du gel et de l’humidité, et nourrir votre sol tout l’hiver en créant une couverture protectrice.

      Au printemps, tout aura presque "fondu" dans la terre, et votre sol aura gagné en souplesse et vous pourrez le travailler facilement avant d'y installer les cultures.

      Avatar de nicolas
  83. pierre (Basse Provence à 304 m, protégé du mistral)

    Adiu,
    Je peux me procurer un moulon de fumier de poules d'un petit élevage bi-o (équivalent guano?). Mise en place en automne hiver ou stockage et mélange avec le compost lors des plantations? quantités au m2, superficiel ou enfouissage ?
    Merci bien.
    A ben leu.

    1. nicolas (Toulouse)

      Adiu Pierre,
      Le fumier de poules est très riche, bien plus que la plupart des autres fumiers, et il se rapproche effectivement du guano par sa concentration. C’est une ressource précieuse… à condition de l’utiliser avec prudence.

      Première option : l’utiliser maintenant, en automne-hiver
      Si vous l’épandez dès maintenant, il faut absolument le faire en très petite quantité, uniquement en surface, et sous un paillage.
      Ne l’enfouissez surtout pas : enterré, il peut brûler les racines, et la décomposition trop rapide perturbe la vie du sol.

      L’avantage de l’épandre maintenant, c’est qu’il a tout l’hiver pour "se calmer", perdre naturellement son excès d’azote et commencer à se transformer. Au printemps, il n’y aura plus aucun risque pour les jeunes plants.

      2è option : le stocker tout l’hiver
      Si vous préférez l’utiliser au printemps, vous pouvez parfaitement le stocker. Mais faites-le bien sous abri pour éviter le lessivage par la pluie, en tas suffisamment aéré pour qu’il chauffe et mûrisse, en le laissant se tasser et se décomposer naturellement.

      En quelques mois, il perd une partie de son azote excédentaire, se stabilise et devient beaucoup plus facile à doser.
      Au printemps, vous pourrez l’utiliser en très petites doses, en surface ou à peine griffé, au pied des légumes gourmands.

      Ma préférence :
      Entre les deux méthodes, je préfère clairement la seconde : le stockage hivernal.
      Pourquoi ?
      Parce qu’au printemps, vous avez alors un fumier déjà "assagi", nettement moins agressif, et vous pouvez mieux maîtriser vos apports. Le fumier de poules frais est vraiment puissant : mieux vaut le laisser « se calmer » avant de l’utiliser.

      Avatar de nicolas
  84. Denis Jacquemin (Grand Est)

    Bonjour Nicolas, je pense comme vous réduire la surface de mon potager au printemps .Que me conseilleriez vous de planter ?(j habite en Moselle et la surface de mon jardin sera d environ 100mcarrés ).

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Denis
      Avec 100 mètres carrés, vous avez déjà de quoi faire un très beau potager, même en le réduisant. Plutôt que de vous donner une liste toute faite, je vous propose un petit cheminement en questions. Cela vous permettra de décider vous-même, de façon vraiment claire, ce que vous devez planter.

      1ère question : qu’est-ce que vous aimez réellement manger, très souvent, et que vous trouvez meilleur ou plus intéressant à cultiver qu’à acheter ? Notez ces légumes en premier : ce sont vos priorités.

      2è question : quels légumes réussissent bien chez vous, dans votre sol mosellan et votre climat, sans vous demander trop d’efforts ni de déceptions répétées ? Ceux-là méritent de rester, car ils vous donnent du plaisir et du rendement.

      3è question : quels légumes occupent beaucoup d’espace pour un intérêt gustatif ou pratique limité pour vous ? Ceux-là peuvent être mis de côté ou cultivés en petite quantité. Cela libère énormément de place utile.

      4è question : avez-vous envie de miser sur des cultures de conservation (courges, betteraves, choux de garde, poireaux, oignons, ail) pour réduire vos achats l’hiver ? Si oui, réservez-leur une zone dédiée.

      5è question : souhaitez-vous un potager plutôt simple à gérer ou êtes-vous prêt à entretenir quelques cultures plus exigeantes ? La réponse orientera naturellement vos choix vers des légumes plus ou moins faciles.

      En suivant ces 5 questions, la réponse à “que planter dans 100 mètres carrés ?” va apparaître très clairement, et ce sera surtout un potager qui vous ressemble vraiment, pas une réponse que j'aurais imaginée pour vous.

      Avatar de nicolas
      1. Denis Jacquemin (Grand Est)

        Merci pour ces conseils Nicolas, je vais prioriser tomates potirons courges courgettes et potimarons

  85. Michel (Chasseneuil du Poitou 86)

    Bonjour Nicolas, je n'arrive pas à réussir mes semis de mâche. Pourtant, je les sème lors des phases de lune favorables. Est-ce les graines qui posent problème ?

    1. Pierre (Bourbonnais)

      Bonjour Nicolas, au sujet de la mâche même problème, même résultat chaque année. Je désespère de semer de la mâche. Que faire ma terre est argilo-calcaire, donc plutôt lourde à travailler ?

    2. Emmanuelle (Touraine)

      Bonjour, la seule fois où j'ai fais de la mâche, j'ai pas ameubli le sol,j'ai recouvert le semis de compostelle fin et j'ai mis une bachenoire dessus le temps que ça lève. Voilà et ça a marché.

    3. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Michel
      Si vos semis de mâche ratent régulièrement, ce n’est pas une question de lune (les essais sérieux qui comparent des semis avec et sans prise en compte des phases de lune ne montrent pas de différence).

      Ce n'est pas forcément non plus un problème de graines : ce sont surtout les conditions de semis qui jouent.

      La mâche germe très mal quand il fait encore trop chaud, au-delà d’une vingtaine de degrés. Beaucoup de semis de fin d’été échouent simplement parce que la température reste trop élevée. Et elle a aussi besoin d’une humidité de surface continue pendant la levée : semis très superficiel, léger tassement, puis maintien d’une fraîcheur constante sous un voile ou une planche pendant quelques jours.

      Les graines gardent en général bien leur pouvoir germinatif, mais si vous utilisez toujours le même sachet depuis plusieurs années, cela vaut quand même la peine d’en essayer un autre pour lever le doute.

      Et pour assurer le coup, faites comme moi : je sème la mâche en godets, comme ça je peux bien contrôler la température et l'humidité.

      Avatar de nicolas
      1. Michel (Chasseneuil du Poitou 86)

        Merci Nicolas, je vais mettre en pratique vos suggestions.

  86. pierre (hauts de france)

    bonjour, fin de saison pour les tomates. début novembre (avant les gelées dans les hauts de france) j'avais encore foison de tomates cerises, pas de mildiou, mais qui éclataient à cause de l'humidité. si, à cette période, je protégeait la terre à leurs pieds pour limiter l'apport d'eau,est ce que cela permettrait de limiter l'éclatement
    merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Pierre
      Malheureusement, protéger la terre au pied des tomates à cette période ne changerait quasiment rien au problème de l’éclatement.

      Quand les tomates cerises éclatent en fin de saison, ce n’est pas l’eau du sol qui en est la cause principale, mais l’humidité de l’air, souvent très élevée en novembre. Les fruits se gorgent alors d’eau par la peau elle-même, surtout après des journées humides et fraîches suivies d’un petit coup de soleil.

      Même avec un sol protégé, l’air saturé d’humidité, la condensation nocturne et la rosée suffisent à faire éclater les fruits. C’est donc un phénomène normal en fin de saison, et il est très difficile d’y échapper sans serre ou abri.

      Votre culture était saine (pas de mildiou), ce qui est déjà une belle réussite à cette période. L’éclatement, lui, fait simplement partie des contraintes de l’automne.

      Avatar de nicolas
  87. Jean-Marie (Lauragais)

    Bonjour Nicolas,
    Depuis un mois, je broie un maximum de feuilles pour les répandre sur le sol du potager, dans la zone dégarnie et et dans la plantation de poireaux qui grossissent.
    La solution alternative consistant à semer des graines de moutarde par exemple pour amender le sol est-elle préférable ou équivalente ?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Marie
      Broyer et répandre des feuilles sur votre potager est déjà une excellente chose, mais ce n’est pas exactement la même chose que semer un engrais vert comme la moutarde.

      Les feuilles mortes, surtout broyées, protègent le sol, nourrissent la faune du sol et améliorent la structure sur le long terme. Elles jouent surtout un rôle de couverture et de réserve de matière organique qui se décompose doucement.

      La moutarde ou un autre engrais vert, lui, travaille beaucoup plus par ses racines : il structure le sol en profondeur, capte l’azote encore disponible et produit une biomasse verte assez riche qui, une fois fauchée et légèrement enfouie, va enrichir rapidement la terre au printemps.

      Dans votre situation précise, avec des poireaux déjà en place, votre choix de feuilles broyées est très cohérent et sans doute plus pratique : semer de la moutarde entre les rangs serait compliqué et risquerait de leur faire concurrence. Sur une planche libre, en revanche, un engrais vert peut compléter utilement le travail des feuilles.

      Avatar de nicolas
  88. Corinne (Mayenne 53)

    Bonjour à tous
    J’ai de l’oxalis dans 3 Zones de mon potager depuis cet année
    Jusqu’à présent je bêche le pieds mais si une petite boule tombe ça redémarre .meme un bout de tige blanche.Avez vous d’autres astuces ?
    Je pense avoir chopé cela par les jardineries. Du coup ça m’encourage à faire mes semis
    Bref je suis preneuse de conseils et Merci Nicolas pour cette page ouverte

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Corinne
      L’oxalis est malheureusement l’une des adventices les plus tenaces du potager : chaque minuscule bulbe ou fragment de tige redonne une plante, comme vous l’avez constaté en bêchant.

      La première chose à faire est d’arrêter de bêcher dans ces zones, car le bêchage multiplie les bulbes et les disperse encore plus. À l’inverse, un travail du sol le moins profond possible évite de ramener les bulbes à la surface.

      La stratégie la plus efficace est la patience : étouffer la zone plusieurs mois avec un paillage très épais, arracher régulièrement les repousses superficielles quand le sol est humide, surtout ne plus fragmenter les bulbes en profondeur.

      Avec le temps, l’oxalis finit par s’affaiblir, mais il faut accepter que ce soit long.

      Avatar de nicolas
      1. Corinne (Mayenne 53)

        Merci Nicolas. Je m’attendais bien à une situation de patience .

  89. Isabelle (Bretagne sud)

    Bonjour Nicolas, et merci pour tout votre vos articles et tout votre investissement pour nous aider, nous apprentis jardiniers !
    J’ai trois petits carrés, et j’y mets de l’oseille, des tomates, des fraises, des herbes aromatiques. Dois-je changer l’emplacement de mes tomates et des fraises tous les ans ? Je voudrais aussi planter des haricots verts, mais je n’ose pas me lancer….
    Que me conseillez vous ?

    1. Christian (Essonne.)

      Bonjour.
      Pour les fraises,vous pouvez les laisser en place 3 ou 4 ans.

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Isabelle
      Avec trois petits carrés, il est très difficile de faire une rotation stricte, et honnêtement ce n’est pas indispensable dans un potager vivant et diversifié.
      Vous pouvez remettre vos tomates et vos fraises au même endroit plusieurs années de suite sans problème particulier, tant que la terre reste bien nourrie et couverte.
      Pour ma part, ça fait 20 ans que je mets mes tomates sur les mêmes plates-bandes, sans aucun souci.

      Pour les haricots verts, n’hésitez surtout pas : ce sont parmi les légumes les plus faciles. Ils poussent vite, ne demandent presque aucun soin et enrichissent même légèrement le sol. Vous pouvez en semer dans n’importe lequel de vos carrés, là où vous avez un peu de place, sans vous compliquer la vie avec des rotations.
      Par contre veillez bien à choisir une variété naine, à moins que vous n'ayez envie d'installer un grillage vertical sur lesquels ils vont grimper. C'est génial pour gagner de la place quand le potager est très petit. Dans ce cas prendre des variétés à rames.

      Avatar de nicolas
      1. Isabelle

        Un grand merci Nicolas, non seulement vous répondez, mais en plus vous répondez rapidement !

  90. Marie (Tours (Indre et Loire))

    Bonjour Nicolas et merci pour cette offre. J'ai comme un doute ! Mes carrés potager et gros pots de fleurs (hortensias, mauve du cap,...) sont recouverts de paillis (soit paille de lin, soit écorces de bois). Très efficace pour garder l'humidité mais lorsque j'arrose, cela soulève une envolée de petits moustiques. Chaque arrosage = piqûres de moustiques. Il s'agit du moustique tigre. J'ai lu que le moustique tigre pond dans "les milieux humides" et dès qu'ils sont immergés, se développent très vite... et attaquent la jardinière... Avez-vous déjà observé ce phénomène ? Je me pose la question du paillage dans ces conditions. Merci pour votre réponse et excellente continuation. D'accord avec vous, les années passant, on réduit un peu tout pas seulement le jardin...

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie
      Oui, ce que vous décrivez arrive parfois, mais ce n’est pas le paillage en lui-même qui attire les moustiques tigres : ce sont les petites poches d’eau stagnante qui peuvent se former dessous après un arrosage, surtout dans les pots et les carrés bien remplis de paillis léger comme la paille de lin.

      Le moustique tigre ne pond pas « dans les milieux humides » en général, mais dans de très petites retenues d’eau propre et immobile, parfois minuscules.
      Sous un paillage bien tassé, l’eau peut rester bloquée quelques jours dans les creux du paillis, entre les morceaux d’écorce ou contre la paroi du pot : c’est suffisant pour qu’il s’y installe.

      J’ai déjà observé ce phénomène dans des pots très paillés : en soulevant la couche du dessus après un arrosage, on retrouve parfois ces petites zones détrempées où les larves se développent très vite.

      La solution n’est donc pas d’abandonner le paillage, mais de l’adapter, comme éviter les couches trop épaisses dans les pots, aérer légèrement le paillage après un gros arrosage pour qu’il sèche plus vite.
      Autre solution qui évite complètement de mouiller le paillis : mettre une soucoupe sous le pot et remplir d'eau la soucoupe. Après 1h toute l'eau aura été absorbée et sera remontée dans le terreau. Puis vider l'eau s'il en reste pour éviter que les moustiques ne pondent dedans.

      Avec ces ajustements, le moustique tigre ne trouvera plus de petites flaques cachées pour pondre et vous pourrez garder le paillage sans problème.

      Avatar de nicolas
  91. Marc (centre)

    Bonjour, j'aimerais passer en permaculture mais m'a terre est un peu lourde comment faire

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marc
      Vous avez raison de vouloir aller vers la permaculture, mais il faut rester honnête : sur une terre lourde, il est très difficile d’arriver un jour à se passer complètement de travail du sol.

      Ma propre terre est argilo-limoneuse, donc assez lourde, et malgré un potager vivant depuis vingt ans, toujours couvert, toujours nourri, je dois encore chaque printemps la décompacter à la grelinette (ou à la fourche-bêche). Pas profondément, pas partout, mais un passage reste nécessaire pour redonner un peu d’air avant les premiers semis.

      Couvrir le sol, apporter de la matière organique, laisser les racines travailler, tout cela améliore réellement la structure… mais une terre lourde garde sa nature. On peut la rendre plus souple, plus vivante, plus facile à cultiver, mais très rarement au point d’éviter totalement un ameublissement annuel.

      Avatar de nicolas
  92. Jean-Marc (saone et Loire)

    Bonjour,

    Qu'est-ce qui peut déclencher "une faim d'azote" dans un jardin ? comment le repérer ? et comment l'éviter ?

    Cordialement.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Marc
      Une faim d’azote apparaît quand la vie du sol (les micro-organismes qui vivent dans la terre) n’ont plus assez d’azote disponible pour les plantes, parce qu’ils l’utilisent eux-mêmes pour décomposer une matière très carbonée.

      On repère facilement une faim d'azote : les plantes deviennent pâles, poussent lentement, leurs feuilles jaunissent en commençant par le bas, et toute la planche de culture semble « freinée » sans raison apparente.

      Elle se déclenche surtout après l’apport de matériaux très carbonés enfouis dans le sol : paille, copeaux, broyat BRF, ou un paillage de feuilles très épais que l’on aurait incorporé trop profondément.
      La vie du sol "pique" l’azote pour digérer cette matière, et les légumes se retrouvent à en manquer, ils ont "faim".

      On l’évite en n'incorporant jamais dans le sol des matériaux trop carbonés : on les laisse toujours en surface.

      Et si un apport enterré a déjà été fait, un peu de compost ou une couche de matière plus riche en azote (tonte sèche, fumier, ou l'idéal : notre urine diluée) permet de rééquilibrer la situation assez vite.

      Avatar de nicolas
  93. François

    Dans une emission TV sur l'agriculture j'ai observé un extirpateur de nos chiendents, liseron etc....Il s'agit de deux larges disques horizontaux equipés de barrettes
    qui tournent par l'effet du moteur style débroussailleuse et accrochent les indésirables.
    Nos rotobines broient les adventices et les enfouissent si bien que trois mois plus tard on est bon pour recommencer. Le labour déstructure le sol et les
    insectes qui le métabolise. La grelinette fait un bon travail mais sur les grandes surfaces, l'engagement physique du jardinier devient vite pénible.Bref, si vous connaissez ce type d'extirpateur votre opinion serait bienvenue ! Merci pour votre aide précieuse !

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour François
      Je vois très bien le type d’outil dont vous parlez : une sorte d’extirpateur rotatif à disques horizontaux, qui arrache les racines au lieu de les broyer comme le ferait une rotobineuse.

      L’idée est séduisante, mais il faut être lucide : sur le chiendent, le liseron ou d’autres vivaces coriaces, aucun outil mécanique rotatif ne fait réellement de miracles.
      On arrache une partie des racines, mais on en casse toujours d’autres… et chaque fragment restant repart ensuite. C’est le même problème que la rotobineuse, même si l’effet de « hachage » est un peu moindre.

      Le labour, comme vous le dites, déstructure le sol ; la rotobineuse multiplie les rhizomes ; la grelinette atteint vite ses limites sur grandes surfaces.
      Malheureusement, ce type d’extirpateur reste dans la même logique : il remue la terre vite et fort, donc il fragmente inévitablement les vivaces au lieu de les épuiser réellement.

      Pour ces plantes-là, les seules méthodes vraiment efficaces sont celles qui jouent sur la durée : couverture longue (plusieurs mois), concurrence végétale, fauche répétée, ombrage ou travail manuel ponctuel et ciblé.

      Avatar de nicolas
      1. François

        Cher Nicolas, Merci bps pour votre réponse trés rapide et trés lucide. Cette réponse conforte mes préoccupations. Bonne fin d'année !!!!

  94. Anne (Ile de France)

    Bonjour Nicolas.
    Chaque année les bourraches de mon jardin potager si mellifères s'effondrent en s'étalant sur le sol .
    Une terre trop azotée ?
    Merci d'avance pour votre réponse.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Anne
      L’effondrement de la bourrache ne vient pas d’un excès d’azote : c’est surtout lié à sa nature même.

      La bourrache pousse vite, fait des tiges très creuses et assez fragiles, et elle s’affaisse presque toujours dès qu’elle devient haute ou qu’elle prend la pluie.

      Dans mon potager aussi elle finit régulièrement couchée, simplement parce qu’elle est naturellement « souple » et mal charpentée.

      Si vous souhaitez la maintenir plus dressée, vous pouvez en laisser pousser quelques pieds plus serrés : ils se soutiennent mutuellement. Sinon, il suffit de l’accepter telle qu’elle est, même au sol elle reste mellifère et très utile.

      Avatar de nicolas
  95. Carole (Normandie)

    Bonjour,
    Comment faire au printemps, quand on est envahi par les escargots et limaces qui mangent tous nos jeunes plants. Une méthode naturelle et sans danger pour l'environnement ou les animaux domestiques ?
    Merci cet échange 🙏!

    1. carole (landes)

      bonjour carole chez moi en zone humide j'ai pris 3 coureurs indiens et plus de limaces ils sont formidable ses coin coin(attention a protéger les petit plants)

      1. Karine (Albi)

        Très bonne suggestion, j'en ai fait de même et retrouvé le plaisir de voir les salades pousser ... Mais d'abord j'ai dû securiser les espaces potagers car les canards aiment aussi la salade, et les choux, bref un peu de travail de mise en place, un ou deux petits bassins (style piscine à boules pour les enfants, à trouver sur le bon coin), et un très grand plaisir, en plus de limiter naturellement la population de limaces et d'escargots, ils sont terriblement attachants et les canes donnent aussi de très bons œufs !

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Carole
      La solution la plus efficace, c’est vraiment de combiner plusieurs méthodes naturelles en même temps, car aucune technique isolée ne suffit lorsque la pression est forte.

      Vous pouvez garder ce qui fonctionne déjà chez vous, puis ajouter des pièges à bière et quelques planchettes ou tuiles posées au sol : les limaces et escargots s’y réfugient en journée, et il suffit de les ramasser ensuite.

      Les protections physiques sont aussi très utiles autour des jeunes plants : sortes d'anneaux en plastique dont le rebord est courbé vers l’extérieur, ou comme moi (je l'avais déjà montré à plusieurs reprises) des protections individuelles en grillage recouvert d’une chute de voile de forçage. Cela protège les plants au moment le plus critique.

      Avatar de nicolas
  96. Jakez (Bretagne Sud)

    Bonjour ,
    Les cendres de poêle à pellets sont elles bonne pour amender le Potager ? Merci.
    Cordialement.

    1. Monique Mariani (hautes-alpes à 850 m d’altitude)

      J’ai vu des sacs de pelets label "bio"
      Peut-être une bonne solution pour des cendres utiles au jardin?
      C’est juste une proposition car je ne suis pas expert comme Nicolas

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jakez
      Je ne suis pas spécialiste des pellets, mais je crois que les marques certifiées sont faites uniquement de sciure compressée, sans colle ou additifs.
      Leurs cendres équivalent donc je pense à des cendres de bois classiques : utilisables au potager, mais en très petites quantités pour ne pas alcaliniser le sol.

      Avatar de nicolas
  97. Jean-Louis du 43 (Auvergne)

    Bonjour à Nicolas et à tous,
    Mes haricots nains (sous serre et en plein air aussi) ont tous été malades (jaunissement, sechaient). Quelle maladie possible ? Que faire pour assainir le sol et que planter aussi ?
    Merci d'avance pour vos réponses.

    1. Jean-Louis du 43 (Auvergne)

      Je précise : et que planter après.

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Louis
      Quand les haricots nains jaunissent puis sèchent complètement, que ce soit sous serre ou en plein air, ce n’est pas forcément une maladie précise : plusieurs causes peuvent donner exactement les mêmes symptômes.

      La plus fréquente, c’est un stress du sol : excès d’eau, coup de sec, sol trop riche en azote, ou variations brutales de température. Les haricots y sont particulièrement sensibles et réagissent souvent par un jaunissement puis un dépérissement rapide.

      Une autre cause possible, ce sont les maladies fongiques opportunistes (genre anthracnose, fusariose, sclérotinia…), qui profitent d’un sol trop humide ou d’un feuillage longtemps mouillé. Sous serre, la chaleur et humidité peuvent amplifier le problème.

      Bonne nouvelle : ce ne sont pas des maladies « tenaces » qui restent dans le sol pendant des années comme la hernie du chou. Pour assainir, il suffit de laisser le sol couvert, bien aéré, et de varier un peu vos cultures l’an prochain.

      Après haricots, vous pouvez planter absolument ce que vous voulez : laitues, choux, racines, courgettes… aucun problème particulier à éviter.

      Avatar de nicolas
  98. Patrick (Haut-Rhin)

    Bonjour,
    Quels légumes peuvent passer l'hiver.
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Patrick
      Pas mal de légumes peuvent passer l’hiver dehors sans problème, surtout dans une région comme le Haut-Rhin où le froid est variable mais rarement extrême en continu.

      Vous pouvez laisser en terre : poireaux, choux de Bruxelles, choux-kale, choux de Milan, carottes, panais, betteraves (avec un bon paillage), mâche, épinards, scarole, chicorée pain de sucre, navets d’automne, radis d’hiver, persil et ciboulette.

      Les artichauts résistent aussi s’ils sont bien paillés, et l’ail ou les oignons d’automne supportent parfaitement l’hiver pour une récolte au printemps ou en début d’été.

      Avatar de nicolas
    2. nicolas (Toulouse)

      et je rajouterais les laitues si on veille à prendre des variétés qui résistent au gel (il y a le mot "hiver" dans le nom, par exemple la Brune d'Hiver).

      Avatar de nicolas
      1. Patrick (Haut-Rhin)

        Merci pour ces conseils.

  99. Serge

    Bonjour plutôt fumier de cheval ou bien fumier de chèvre ? J'ai le choix, ou bien un mix ? Tout ça pour un potager en Corse à 400 m d'altitude. Merci et bonne continuation. (J'aime beaucoup l'idée de réduire la superficie de culture, faire tourner les récoltes)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Serge
      Les deux conviennent très bien, mais ils n’ont pas tout à fait les mêmes effets.

      Le fumier de cheval est plus fibreux, plus aéré, et il apporte de la matière organique qui améliore bien la structure du sol. Il se décompose assez vite et chauffe un peu plus.

      Le fumier de chèvre est plus concentré, plus sec, plus riche, et il apporte davantage de nutriments en proportion.

      Dans un potager en Corse à 400 m, où les sols sont souvent secs et drainants je crois, un mélange des deux est souvent ce qu’il y a de mieux :
      le cheval pour la structure, la chèvre pour la richesse.

      Avatar de nicolas
  100. Claudio (Landes)

    Bonjour. Est il déjà tard pour semer les engrais verts d'hiver ? Je pense à un mélange féverole, orge et seigle.
    Est il nécessaire d'enfoncer profond les graines de feverole ?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Claudio,

      À cette période, il devient trop tard pour beaucoup d’engrais verts sensibles au froid, mais la féverole reste possible car elle supporte bien les basses températures et continue de s’installer même en conditions fraîches.

      Le seigle est également encore envisageable : c’est l’un des engrais verts les plus rustiques, capable de lever en sol frais (température du sol (pas de l'air) de 1°C) et de passer l’hiver sans difficulté.

      L'orge est un peu moins rustique, il s'arrête de germer quand le sol baisse en-dessous de 4°C.

      Le souci est que l'automne est déjà bien avancé. Normalement on les sème entre mi et fin octobre. Maintenant ils vont sortir certes, mais leur croissance sera extrêmement ralentie jusqu'au mois de février et le retour de journées plus longues et moins froides.

      Avatar de nicolas
  101. Monique Mariani (hautes-alpes à 850 m d’altitude)

    Avez-vous quelques connaissances ou témoignages de jardiniers pratiquant l’agro-homeopathie?
    D’après l’ingénieur Abdelaziz Yaacoubi," il existerait des traitements homéopathiques pour presque toutes les problématiques des plantes"
    Séduisant , non?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Monique
      Je comprends bien que ce soit séduisant d’imaginer qu’il existe un « remède homéopathique » pour presque chaque problème de plante, c’est une idée très rassurante.

      Pour être honnête, je n’ai pas d’expérience personnelle de l’agro-homéopathie, et je n’ai pas non plus vu, pour l’instant, de résultats solides et reproductibles, donc je ne suis pas convaincu.

      Il faut toujours prendre avec des pincettes les témoignages individuels car ce n'est pas la même chose que des essais vraiment vérifiables et comparés.

      De mon côté, je reste donc très terre-à-terre : je préfère miser sur ce qui a un effet clair et observable sur les plantes : qualité du sol, apport de matière organique, couverture permanente, diversité végétale, gestion de l’eau, choix de variétés adaptées, etc.

      Après, rien n’empêche d’expérimenter chez vous à petite échelle si le sujet vous attire, mais je le verrais davantage comme une exploration personnelle que comme une solution miracle pour le potager.

      Avatar de nicolas
      1. Monique Mariani (hautes-alpes à 850 m d’altitude)

        Merci pour cette réponse pleine de sagesse.
        Je vais tout de même faire une ou deux tentatives en 2026 et partagerai mon expérience si elle est concluante.

  102. Jacqueline (Verviers près de Liège en Belgique)

    Bonjour,

    J'ai fait des semis de choux rave et d'épinard géant d'hiver, début novembre. Je les ai mis, dès la graine levée, dans une petite serre de terrasse.
    Deux, trois jours plus tard, la nuit (entre le 21 et le 22/11) , il y avait - 15° dans la serre et le jour à midi + 10°. La nuit suivante, toujours aussi froide, j'ai déposé sur les godets un voile de forçage.
    Question 1
    Que puis-je faire de plus pour voir les semis continuer à pousser ?

    Question 2
    Vous mettez des semis tardifs dans une boite en plastique dans un coin protégé de votre jardin.
    Avec ou sans couvercle ? Avec couvercle, comment arrosez-vous ? Sans couvercle comment protégez-vous de la neige, de la pluie qui s'accumulent dans la boite ?

    Je vous remercie pour votre initiative. J'avais cette question en tête et ne savais comment m'y prendre pour vous la poser.

    Mes amitiés.

    Jacqueline du sud de la Belgique

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jacqueline,
      -15 dans la serre ? Vous vouliez dire -1,5 je suppose !
      Pour vos semis de novembre, donc tout récents (moi aussi j'en ai fait et les plantules font 5mm de haut), cela n'apporte rien de plus de rajouter un voile de forçage sur les godets.
      Car les feuillages des choux-raves et des épinards résistent parfaitement aux gelées.

      À ces températures, la croissance devient très lente, c’est normal. Vous ne pouvez pas réellement les faire « pousser plus vite » : la seule chose possible est d'éviter l’humidité stagnante qui pourrait les faire pourrir.

      Pour les boîtes en plastique que j’utilise pour ce genre de semis tardifs, je les mets dehors dans un coin abrité sous l'auvent de ma terrasse, donc elles ne reçoivent pas la pluie. Et j'arrose si besoin mais c'est rare à cette saison (je le sens quand je soupèse un godet et qu'il est devenu trop léger).

      Ainsi, les plants restent protégés, ne prennent pas l’eau, ne se noient pas sous la neige et avancent doucement jusqu’à la fin de l'hiver, en toute sécurité.

      Avatar de nicolas
      1. Jacqueline (Verviers à l'est de la Belgiqu)

        Bonjour,

        Confirmation !
        Non, il a vraiment fait -15° dans la serre et minimum -17° en dehors.
        C'est rare mais pas exceptionnel chez moi.
        Verviers est situé à l'est de la Belgique à une altitude d'environ 262 m.
        Mes amitiés.
        Jacqueline

  103. Claire

    Une autre question me vient : chaque année, mes potes gourmands n'arrivent pas à grimper et décrocher tout seul aux branches que je plante à leur pied. Je suis donc obligée de les fixer légèrement, ce qui n'a rien de pratique et n'est pas super efficace. Un conseil, Nicolas?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Claire
      Je te rassure : tu n’es pas la seule à avoir des « potes gourmands » un peu fainéants qui préfèrent rester avachis plutôt que de grimper dignement. Les miens aussi adorent se vautrer au pied du support comme s’ils étaient en vacances.

      Plus sérieusement, l’astuce pour les pois gourmands, c’est de leur offrir des supports très fins : branchages bien ramifiés, tiges de noisetier ou grillage à petites mailles. Plus c’est fin, plus leurs vrilles trouvent facilement de quoi s’accrocher, et une fois les premières prises faites, ils deviennent soudain beaucoup plus autonomes.
      Je les aide aussi parfois en attachant la tige au support avec un petit bout de raphia.

      Et entre nous, dans un « pote âgé », il est normal que certains « potes » manquent un peu de souplesse pour grimper tout seuls. En vieillissant, on s’accroche moins bien…

      Avatar de nicolas
  104. Claire

    Bonjour Nicolas. Comme beaucoup de jardiniers, j'imagine, il reste dans mon potager de nombreuses tomates vertes. Avez vous déjà testé les conseils qui m'ont été donné, comme attacher les pieds avec les gros et les dispensée tête en bas? Ou envelopper les tomates dans du papier journal? Ces techniques sont censés amener les grippe à maturité.
    Belle journée à vous et à tou-te-s les lecteur-rice-s.

    1. Jean-Louis du 43 (Auvergne)

      Bonjour, depuis quelques années je cueille toutes mes tomates, vertes ou commençant à murir, avant qu'il gèle. Elles étaient sous serre. Je les mets dans une cagette sur une couche (ou une grande boîte) et j'ajoute une ou 2 bananes et/ou une ou deux pommes. Une ou 2 feuilles de papier journal (pour la cagette) dessus les tomates ou fermer la boîte. Ensuite les mettre dans un endroit chaud, personnellement je les mets sous les radiateurs du salon. Surveiller régulièrement tous les 2 ou 3 jours. Puis déguster ! Nous sommes le 23 novembre et je mange encore des tomates du jardin.

      1. nicolas (Toulouse)

        Je fais presque comme Jean-Louis sauf que je mets simplement les tomates vertes dans un plateau (sans les couvrir) dans une pièce chauffée de la maison comme la cuisine ou le salon.
        Nous avons mangé les dernières hier. C'est sûr que le goût est plus fade que les tomates qui ont mûri sur pied, mais en novembre c'est tout de même plaisant à manger.

        Avatar de nicolas
  105. Catherine (Aveyron)

    Bonjour Nicolas,
    Quels sont les légumes perpétuels les plus faciles à cultiver ?
    Merci d’avance.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Catherine
      Parmi les légumes perpétuels les plus faciles, vous avez d’abord les classiques très simples : ciboulette, oseille, poireau perpétuel, livèche, rhubarbe, menthe (en pot si vous voulez éviter l’invasion) et l’oignon rocambole. Ils reviennent chaque année sans demander grand-chose.

      Mais il existe aussi des légumes perpétuels plus « gros » tout aussi intéressants : le chou Daubenton, qui produit des feuilles toute l’année et vit de nombreuses années, ou encore l’artichaut, qui repart fidèlement depuis la souche et donne de belles récoltes si le sol est bien drainé. Et l'asperge.

      Avatar de nicolas
  106. Gilbert (normandie seine maritime)

    Bonjour
    Quand puis-je d'enterrer mes crosnes ,et comment les conserver
    Merci d’avance
    Cordialement

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Gilbert
      Vous pouvez déterrer les crosnes à partir de la fin de l’automne, dès que le feuillage est fané, et tout au long de l’hiver tant que la terre n’est pas gelée : ils se conservent très bien en pleine terre.

      Pour la conservation après récolte, le mieux est de les garder au réfrigérateur quelques jours seulement, car ils se dessèchent vite. Si vous souhaitez les conserver plus longtemps, placez-les dans un bac de sable légèrement humide, à l’abri du gel : ils gardent ainsi leur fraîcheur plusieurs semaines.

      Avatar de nicolas
  107. Yves (Belgique. Pas loin de Valencienne.)

    Bonjour Nicolas, merci pour ta disponibilité !
    Il gèle maintenant. Puis-je laisser les carottes encore en terre ? Merci.
    Cordialement
    Yves

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Yves
      Oui, tu peux laisser les carottes en terre même s’il gèle, à condition que ta terre ne soit pas détrempée et que le gel ne soit pas trop profond.

      Le plus simple est de les couvrir d’une bonne couche de feuilles mortes ou de paille : cela protège le sol et rend la récolte plus facile même en période froide.

      Tant que la terre ne reste pas gelée en profondeur plusieurs jours d’affilée, les carottes se conservent très bien ainsi.
      Il paraît même que ça leur donne un petit goût sucré !

      Avatar de nicolas
  108. Eric

    Bonjour Nicolas, je viens de lire que tu réduis la surface de ton potager: quelles sont les cultures essentielles que tu as l’intention de cultiver sur cette surface pour nourrir utilement une famille de 4 personnes ? Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Eric
      J’ai plusieurs critères : le principal, c’est de cultiver uniquement des légumes que nous adorons manger, et je dis bien adorer, pas juste apprécier. Par exemple, j’arrête les épinards ou les poivrons.

      Le deuxième critère, c’est d’arrêter de m’acharner sur les légumes qui ne poussent vraiment pas bien sous mon climat toulousain ou dans mon sol truffé de petits cailloux : les carottes en sont le meilleur exemple. Mais aussi le céleri-rave, le chou de Bruxelles ou le chou-fleur. Et j’arrête également ceux qui occupent trop de place, comme les pommes de terre.

      Troisième critère : j’abandonne ceux pour lesquels la différence de goût avec ceux du commerce n’est pas flagrante, comme les poireaux ou les oignons.

      Il reste donc mes préférés, et ceux qu’on peut cultiver avec une grande diversité de variétés, de couleurs et de formes : les choux-raves, les choux pommés (les petites variétés pointues réussissent très bien en climat chaud), les betteraves (j’aime leur diversité de couleurs), les laitues toute l’année, les haricots et bien sûr les tomates, ainsi que quelques autres qui ne me reviennent pas immédiatement à l’esprit.

      Avatar de nicolas
  109. HELENE (BRETAGNE NORD)

    bonjour Nicolas
    est que la cendre de bois est bien pour limiter la mousse sur la pelouse ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Hélène,
      Ma spécialité, c'est les légumes du potager et je ne m'y connais pas particulièrement en pelouse.

      Du coup je vais avoir du mal à vous répondre... 😉

      Avatar de nicolas
    2. patrick (limousin)

      Bonjour Helene
      la cendre ne sert a rien contre la mousse dans la pelouse;il faut utiliser un scarificateur et surtout aérer la terre en faisant des trous que l'on rempli de sable,et surtout garder 5cm d'herbe lorsque l'on tond;trop ras la mousse s'installe

    3. Mana 56 (Vannes)

      ....Vous pouvez ajouter aux conseils de Patrick de la DOLOMIE.

  110. Jean-Louis (49)

    Conseils utiles, MERCI !
    Lorsque j'étais jeune, le compost, surtout composé de feuilles mettait 2 ans à se décomposer.
    Actuellement, celui que je fais, qui comporte une forte proportion de déchets de cuisine se décompose en 3 mois !!!
    ça me semble trop rapide, et les graines (de tomates par exemple) restent vivantes et étouffent souvent mes plantations !
    Je n'y incorpore plus de crottin comme il y a 2 ans, et suppose que ce compost chauffe moins en se décomposant et ne stérilise pas les graines !
    Cette idée est-elle valide ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Louis
      Votre analyse est juste, et la différence que vous constatez vient de deux choses complémentaires.

      D’abord, en retirant le crottin, votre compost chauffe moins : les déchets de cuisine se décomposent très vite mais ne montent pas suffisamment en température pour détruire les graines de tomates, courges ou autres. Elles restent donc vivantes et germent ensuite dans vos cultures.

      Mais surtout, la vraie différence entre un compost qui chauffe vraiment et un compostage à froid, ce n’est pas tant la nature des ingrédients que la manière de constituer le tas. Un compost « chaud » se fait en montant un gros volume de matière d’un seul coup. C’est cette masse importante qui permet la montée en température.

      Avec les déchets de cuisine ajoutés petit à petit, le tas n’atteint jamais ce volume d’un seul coup : on reste donc dans un compostage à froid… mais qui ne stérilise aucune graine.

      Avatar de nicolas
      1. Jean-Louis (49)

        Merci de cette réponse bien adaptée qui complète ma propre estimation, je n'avais pas envisagé le volume, seulement le fumier ou crottin qui chauffe en se décomposant.
        Après, depuis peu, me chauffant au ceps de vigne, j'ajouter la cendre au compost, peut-être trop ? mais c'est tout récent et sans rapport avec le sujet précédent.
        Question subsidiaire: un peu épendue dans le potager, quel autre usage de cette cendre ? pour boucher une ancienne fosse sceptique mais compactée avec quoi (ciment ?...)

  111. roland (PACA)

    J'ai semé des pois et haricots grimpants en ligne sur #15m; lignes équipés de supports hauts (2m et +) qui ressent en place. Ma question : puis-je semer encore l' année suivante des rangées de "grimpants" pois ou haricots, au même emplacement ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Roland
      Dans un potager aux cultures variées et installé sur un sol vivant, il n’y a généralement pas besoin de pratiquer des rotations strictes pour les pois et les haricots (ni les autres légumes d'ailleurs).
      Ce ne sont pas des légumes qui créent des problèmes durables dans le sol, et ils ne sont pas associés à des maladies de racines tenaces comme peut l’être, par exemple, la hernie du chou (rare dans les potagers amateurs).

      Vous pouvez donc tout à fait ressemer vos grimpants au même emplacement d’une année sur l’autre, surtout si vos supports sont fixes. Dans un sol bien couvert, riche en matière organique et cultivé de façon diversifiée, cela ne pose aucun souci particulier.

      Avatar de nicolas
      1. roland (PACA)

        merci pour ta réponse judicieuse. C'est un peu ce que je pensais mais ton avis confirme !
        Je vais donc conserver mon montage de support.
        Bonne saison pour toi et tous les (nombreux) amis sur le site.

  112. Bernadette (Vendée)

    Bonjour, je récolte chaque année des oignons et de l'ail ridiculement petits, j'ai essayé de les planter en automne, ou au printemps, sans résultat! Je précise que ma terre est légère et drainante. Merci par avance pour vos précieux conseils

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Bernadette
      Si vos oignons et votre ail restent petits malgré différents moments de plantation, cela vient très souvent d’un manque de fertilité disponible au bon moment, surtout dans une terre légère et très drainante comme la vôtre.

      Ces sols ont tendance à se lessiver vite : les nutriments s’y échappent facilement, et les alliacées ont justement besoin d’un sol suffisamment nourri dès le départ pour former un bulbe correct. Un apport généreux de matière organique bien décomposée en amont (compost mûr, fumier ancien) améliore nettement la réussite.

      Autre point possible : une terre légère se dessèche vite au printemps. L’ail et l’oignon n’aiment pas l’excès d’eau, mais ils ont tout de même besoin d’un minimum d’humidité pour grossir. Un paillage léger après la reprise peut vraiment aider à conserver la fraîcheur utile.

      Et pensez à faire des arrosages (contrairement à ce qu'on peut lire dans les livres). Ici à Toulouse si je ne les arrose pas régulièrement, ils restent minuscules comme chez vous !

      Avatar de nicolas
      1. Anonyme

        merci pour vos conseils, j"en ferai bon usage au printemps!

  113. Patricia (Suisse - plaine)

    Bonjour Nicolas,
    À part les feuilles mortes, quels sont les meilleurs paillis à mettre en place en automne pour l'hiver? Est-ce que le foin est une bonne option pour contrebalancer la grosse dose de carbone amenée par les feuilles mortes?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Patricia
      Les feuilles mortes ne sont pas une matière « très » carbonée comme la paille ou le broyat. Elles contiennent surtout de la cellulose et se décomposent relativement vite, avec un C/N modéré. Elles n’apportent donc pas une dose excessive de carbone au point de déséquilibrer votre sol.

      En complément des feuilles mortes, vous pouvez utiliser du foin, de la tonte bien sèche, du broyat d’arbustes ou même un compost grossier : tous font d’excellents paillis d’automne pour protéger la terre et nourrir la vie du sol pendant l’hiver.

      Le foin reste malgré tout un très bon complément : il est un peu plus riche que les feuilles et se décompose assez rapidement. Mélanger feuilles et foin, ou les alterner en couches, c'est une bonne option.

      Avatar de nicolas
      1. Patricia

        Merci beaucoup Nicolas.
        Je vais donc opter pour la technique du mille-feuille, en alternant les feuilles mortes et le foin.
        Bon dimanche!

  114. Henri (Région Centre)

    Bonjour Nicolas,
    Que penses-tu de l’engrais engrais eco fertilisant Bacteriosol universel ?
    Cordialement
    H.Voisin

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Henri
      Pour être franc, Bactériosol n’apporte rien de vraiment utile si ton sol est déjà vivant et bien nourri. Ce n’est pas un engrais, et son effet reste très faible comparé à de vraies matières organiques comme le compost, les feuilles, le foin ou le fumier mûr.

      Son intérêt dans un potager bien entretenu est quasiment nul et, vu son prix, on peut largement s’en passer.

      Le seul cas où il peut éventuellement rendre service, c’est dans une terre pauvre, tassée, sans structure ni activité biologique.

      Avatar de nicolas
      1. Henri (Région Centre)

        Bien reçu et merci pour cette réponse rapide.
        J’ai bien pris note.
        Cordialement
        Henri.

  115. Didiet (gard)

    Bonjour, Nicolas et merci de nous permettre de nous améliorer au potager grâce à vis précieux conseils, voilà ma question est la suivante ,j ai décidé depuis 2 années de ne plus mettre de fumiers dans la totalité de la surface de mon potager mais uniquement aux pieds de mes plants de légumes et ceci pour m éviter le transport pas toujours facile de cet amendement, est ce une bonne ou une mauvaise idée, n y a t'il pas un impact sur la productivité de les légumes?, merci de votre réponse et continuez comme ça. Bon Dimanche.Cirdiakement.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Didiet
      Votre choix de limiter les apports de fumier uniquement au pied des plants est compréhensible, surtout quand le transport devient pénible, mais cela change un peu la façon dont le sol évolue.

      Apporter du fumier seulement localement nourrit bien les légumes concernés, mais cela ne nourrit plus la totalité du sol comme le ferait un apport plus large. Sur le court terme, la productivité peut rester correcte, mais à plus long terme le sol risque de perdre en structure, en vie biologique et en capacité à retenir l’eau et les nutriments entre les rangs.

      Ce n’est donc pas une mauvaise idée en soi, mais il peut y avoir un impact si le reste du sol n’est plus du tout alimenté. Pour éviter cela sans transporter du fumier partout, vous pouvez simplement couvrir les zones non amendées avec des matières plus légères à déplacer, comme foin, feuilles ou tonte sèche. Cela compense largement et permet au sol de rester vivant et fertile sans vous demander plus d’efforts.

      Avatar de nicolas
      1. Didiet (gard)

        Merci Nicolas pour votre réponse, effectivement le reste de mon sol est couvert de différents matière végétale, foin, reste de plants de la saison passée , tonte d herbes, et reste d épluchures de légumes, cela permet c est vrai ,d entretenir la fertilité de mon sol, bon dimanche.

  116. Marco (Calvados)

    Bonjours comment protéger mes artichauts en feuilles merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marco
      Dans le Calvados, il me semble que les hivers sont en général assez doux, mais avec des épisodes de gel qui peuvent tout de même abîmer les artichauts, surtout s’ils sont encore en feuilles.

      Pour les protéger, coupez légèrement le feuillage en ne gardant que le cœur, puis faites une butte de terre autour du pied pour protéger la base. Ajoutez ensuite un paillage très épais (feuilles mortes, paille, fougères), qui isole bien du froid et de l’humidité excessive.

      En cas d’annonce de gel marqué, vous pouvez compléter avec un voile d’hivernage posé en double épaisseur. Cela suffit généralement dans votre région pour les faire passer l’hiver sans dommage.

      Avatar de nicolas
  117. Hélène (Hautes-Alpes)

    Bonjour, voilà deux ans que mes semis de carottes ne donnent rien. Pourtant j achète les graines chaque année et je pratique la rotation des cultures.
    Je ne comprends pas pourquoi alors que précédemment j'avais de belles récoltes. Merci de votre aide

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Hélène
      Si vos semis de carottes échouent depuis deux ans alors qu’ils réussissaient auparavant, ce n’est sans doute pas un problème de rotation ni de graines, mais plutôt un facteur extérieur qui intervient juste au moment de la levée.

      Dans mon potager, j’ai observé à plusieurs reprises que les plantules, encore minuscules (moins d’un centimètre), se faisaient systématiquement croquer par de très petites limaces grises, quasiment invisibles tant qu’on ne cherche pas bien. Et pour être honnête, je n’ai pas trouvé de solution réellement efficace contre ce problème précis.

      Il est donc possible que vous soyez confrontée au même phénomène, car les dégâts sont souvent impossibles à voir après coup : on pense à un échec de germination alors que tout a été mangé dès les premiers jours.

      Avatar de nicolas
      1. Michel (Région parisienne)

        Merci Nicolas pour cette réponse. Je vais essayer de semer sur des bacs alvéolés pour les planter quand elles sont plus vigoureuses. Jardiner c'est aussi expérimenter n'est-ce pas ?

  118. Anne Marie (en Belgique dans le Hainaut)

    Bonjour ,
    J'ai énormément de bourrache qui repousse alors que j'en ai retiré une grande partie.
    Que faire ? La laisser envahir ou pas ?
    Merci et bon dimanche

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Anne-Marie,
      La bourrache peut être très utile au jardin, mais tout dépend de la quantité et de l’endroit où elle pousse.

      Vous pouvez en laisser quelques pieds, car elle attire de nombreux pollinisateurs, améliore la biodiversité et son système racinaire aère bien le sol.

      En revanche, si elle concurrence directement vos légumes ou occupe trop d’espace, il vaut mieux enlever les pieds gênants et ne conserver que ceux placés en bordure ou entre des cultures déja bien développées.

      Ses tiges étant creuses, elle est heureusement très facile à arracher.

      Avatar de nicolas
    2. carole (landes)

      bonjour, laisser la bourrache en place ou repiquer la ailleurs c'est très bon en salade et les abeilles adorent les butiner.

  119. martin yannick (centre)

    J'ai un mal de chien à faire pousser des poireaux, que ça soit en graine c'est une catastrophe, ou avec des plans acheter dans les jardineries, comment faut-il faire à quelle époque 🤔

    1. Jean-Marie (Lauragais)

      Je suis dans le Lauragais. Je les achète en bâtonnets à un maraîcher en juillet pour les consommer à partir de fin octobre.
      Mon sol est assez argileux ; je l'amende avec le composte au printemps. La zone de plantation est ombragée jusqu'en milieu de journée. Je ne sème pas car ce n'est pas facile.
      Après plantation, je les arrose tous les 2 jours en moyenne. En été , je protège les pieds avec les cagettes. Je les butte en septembre pour que le fût blanchisse et les protège de la sécheresse en étalant du paillis de feuilles.
      Pour l'instant, les plants grossissent et je commence à les consommer.
      Bonne continuation et plantations

  120. jean-albert LAGARRIGUE (tarn, limite 82)

    2 X 12 plans de salades ont disparu dans mon jardin cultivé au foin
    - contre le rat-taupe : 1/2 cumulus, piège guillotine
    - contre la limace : bogues de châtaignes, fil de cuivre
    avez-vous d'autres astuces?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Albert
      Quand les salades disparaissent ainsi malgré les protections, c’est souvent qu’il faut combiner plusieurs méthodes, car un seul ravageur peut en attirer ou en masquer un autre.

      Pour les limaces, les bogues et le fil de cuivre, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment efficace. Vous pourriez essayer des protections individuelles autour de chaque plant, comme des petits manchons en grillage fin recouverts d’une chute de voile de forçage. Cela protège très bien les jeunes plants au moment le plus critique.

      Vous pouvez aussi poser quelques planchettes ou tuiles plates au sol : les limaces s’y réfugient en journée et il suffit ensuite de les ramasser facilement. Les pièges à bière, utilisés ponctuellement, peuvent également réduire la pression au bon moment.

      Enfin, n’hésitez pas à renforcer la protection anti-campagnols si vous suspectez leur présence : parfois, les dégâts attribués aux limaces sont en réalité ceux de rongeurs qui coupent la plante au collet. Une combinaison grillage + piégeage ciblé fonctionne souvent mieux que chaque méthode isolée.

      Avatar de nicolas
      1. Esnault Prudence (Normandie)

        Il faut éviter les pièges à bières contre les. limaces parce que les hérissons adorent la bière (et les limaces) et se retrouvent ivres en journée, et deviennent la proie des corbeaux, pies etc…

  121. denis (saone et loire (71))

    Bonjour
    Effectively avec l'âge on se pose toujours la question de s'économiser physiquement.
    En 2026 cela fera 4 ans que j'ai décidé de mettre en place des oyas pour mes plants de tomates. Pour faire court un oyas pour un carré de 60 cm.
    Je remplis ces oyas avec un tuyau depuis mes citernes ou un puits.
    Autre avantage non négligeable j'installe autour des pots salades, betterave, carottes pour la première fois!
    Le souci est de mne pas les mettre trop près du pot à cause du couvercle (faience carrée de 40 cm).
    Avec ce système beaucoup moins d'arrosage et surtout de fatigue.
    A 80 balais c'est appréciable.
    Quand je remplis les pots je profite pour arroser les rangs d'haricots qui ne sont pas à proximité des oyas.
    Il est vrai qu'au départ c'est un sacré boulot d'installation car je les nettoie et les range hors gel, mais on retrouve vite le moral avec le beau temps du printemps (en principe).
    Je posterai au printemps des photos.
    Denis

    1. Jean-Louis (49)

      autre méthode: les années trop sèches, comme je n'ai pas d'eau au jardin, j'y ai mis une réserve que j'approvisionne à chaque passage avec 2 bidons de 10L (portés sur une trottinette adaptée) et j'arrose avec un pulvérisateur dont j'ai ôté l'embout, je fais pénétrer le tube au pied de chaque plant et envoie une giclée ! c'est un peu laborieux, mais ça supprime l'évaporation et les maladies.

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Denis
      Votre organisation autour des oyas est vraiment bien pensée, surtout pour réduire la fatigue tout en gardant des cultures généreuses : à 80 ans, c’est précieux de trouver un système qui travaille pour vous au lieu de vous demander toujours plus d’efforts.

      Pour le souci du couvercle qui vous empêche d’installer les légumes trop près, vous pouvez remplacer vos faïences par une simple soucoupe de pot de fleur du diamètre adéquat, posée retournée sur l’oya, comme je le fais moi-même. C’est léger, ça tient bien, et ça libère un peu plus d’espace autour du pot pour planter plus serré sans gêne.

      Avatar de nicolas
  122. Jean-Louis (Savoie 380m)

    Bonjour Nicolas,
    J'ai depuis quelques années renoncé à repiquer des plantes dans mon jardin qui est entouré de prés de tous les côtés et qui me fournit, hélas, un nombre inépuisable de limaces. J'ai tout essayé, tous les remèdes connus et bizarres ; j'ai même cerné mon potager de planches de 15 cm sur lesquelles j'ai collé une bande de feuilles de cuivre de 7cm …… rien à faire : 24 repiquages de salades sont totalement dévorés en 2 semaines malgré de chasse de nuit. Et c'est pareil pour les choux, l'ail ou l'oignon (les tiges), les fraises …… Alors j'ai crée (bricolage) une série de 12 bacs surélevés de 1,2 m pour simplement mes salades. Là les limaces sont plus rares ( 2 ou 3 par saison tout de même). Je ne cherche plus de solution à ce casse-tête.

    1. Roland (PACA)

      Pour moi efficace à #100% ! le aiguilles de pins disposées autour des pieds de salades

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Louis
      Votre situation est malheureusement très fréquente dans les jardins entourés de prés : les limaces y trouvent un habitat idéal, et les invasions semblent parfois impossibles à contenir malgré tous les systèmes de protection que l’on peut imaginer.

      Vous avez eu la meilleure réaction possible en créant des bacs surélevés. C’est souvent la seule solution réellement efficace dans des contextes comme le vôtre, car cela permet de réduire fortement la pression des limaces et de sécuriser au moins une partie des cultures.

      Avatar de nicolas
      1. Claudie (Finistère)

        Bonjour,
        En plus des mesures de protection pour les jeunes pousses, je laisse tous les ans les légumes résistants se resemer: radis d'hiver (principalement pour les fanes qui sont un bon légume cuit), chou fourrager, blettes, pissenlits, ....
        Beaucoup de pousses sont sûrement mangées mais il reste abondamment de plants pour en manger tout l'hiver et une bonne partie du printemps.

    3. Claudie (Finistère)

      En plus des mesures de protection pour le jeunes pousses, je laisse tous les ans les variétés résistantes se resemer (radis d'hiver

    4. Jean-Pierre (Savoie)

      Jean-Louis il ne faut pas 1 bande de cuivre de 7 cm, mais deux plus petites séparées d'environ 6-7 mm et reliées à un endroit avec une pile 6 ou 9 V. Il faut que les deux bandes soient continues bien sur pour le passage du courant.Il faut aussi éliminer celles qui sont à l'intérieur avec les autres méthodes

      1. Jean-Louis (Savoie (380m))

        Merci de l'idée Jean Pierre, je vais essayer çà. Bien sûr il en restera à l'intérieur et je reprendrai mes chasses de nuit avec appâts de plantes flétries qu'elles aiment bien.

  123. Jacques (Limousin)

    Les artichauts détestent les arrosages trop abondants et surtout trop fréquents… mais je ne peux pourtant pas empêcher la pluie qui, elle, est abondante ces temps-ci… a contrario, en cas d’hiver très sec, dois-je continuer à m’abstenir de les arroser?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jacques
      Vous avez raison sur le principe : l’artichaut n’aime pas les excès d’eau, surtout si le sol est lourd et mal drainé, où l’humidité stagnante peut faire pourrir le cœur ou les racines.

      En revanche, il apprécie tout de même un sol frais, et il ne faut pas le laisser sécher complètement en profondeur. En hiver très pluvieux, il n’y a évidemment rien à faire contre la pluie, si ce n’est veiller au drainage (sol pas gorgé d’eau, buttes légères).

      À l’inverse, en cas d’hiver très sec, vous pouvez faire quelques arrosages espacés si le sol devient vraiment sec sur plusieurs centimètres, surtout pour les jeunes pieds ou ceux récemment installés.

      Avatar de nicolas
  124. Michel (Région parisienne)

    La vie du sol
    Bonjour comment bien accueillir les auxiliaires du jardin ( invertébrés) et leur donner un abris pour l’hiver
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Michel
      Pour accueillir les auxiliaires du jardin et leur offrir un abri pour l’hiver, l’essentiel est de créer des zones où ils peuvent se réfugier sans être dérangés.

      Une épaisse couche de feuilles mortes, de paille ou de broyat laissée au sol constitue déjà un abri idéal pour toute une foule d’invertébrés : carabes, staphylins, cloportes, mille-pattes, vers, araignées… Ils y trouvent à la fois protection et nourriture.

      Vous pouvez aussi laisser quelques tas de branches, de vieux tronçons de bois ou des touffes d’herbes non coupées dans un coin tranquille du jardin : ces micro-refuges sont extrêmement précieux pour passer l’hiver.

      Avatar de nicolas
      1. Michel (Région parisienne)

        Merci Nicolas
        J’ai également planté une ou deux plaques de mousse dans un coin tranquille

  125. Florence (nord)

    Rebonjour,
    Vraiment super idée ces questions ouvertes!
    Comment utiliser la potasse, où en trouve-t-on? Faut-il en ajouter lorsqu'on met déjà crottin de cheval et compost sous la paille ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Florence
      La potasse est surtout utile pour stimuler la floraison et la fructification, mais dans un potager déjà nourri régulièrement avec du crottin de cheval et du compost, il est très rare d’en manquer. Ces apports organiques en contiennent déjà naturellement, et en quantité suffisante pour la plupart des légumes.

      On en trouve sous forme minérale (sulfate de potasse, cendres de bois…) ou organique (vinasse de betterave), mais il vaut mieux être prudente : un excès de potasse peut déséquilibrer le sol et réduire l’absorption d’autres éléments.

      Si votre sol reçoit du compost, du fumier et qu’il est toujours couvert, ce n’est à mon avis pas nécessaire d’ajouter de potasse en plus.

      Avatar de nicolas
  126. Alain (Marche en Famenne Belgique)

    Bonjour Nicolas,
    Prochainement, je vais emménager dans un nouvel endroit avec un terrain fait d’herbes naturelles et sauvages. Il n’y a jamais eu de potager du moins ces dernières années. La terre est un peu argileuse. C’est dans les Ardennes belges près de Marche.
    Comment dois-je faire pour préparer le sol en vue d’un potager familial d’environ1,5 are ?
    Mon idée :
    - Ameublir la terre avec un motoculteur (j’ai 79 ans)
    - Mettre une couche de fumier (frais je n’en aurai pas d’autre) sans l’incorporer
    - Pailler avec tout ce que je trouve jusqu’au printemps
    Est-ce une bonne solution ? Quoi faire de mieux ?
    Bien merci pour votre réponse et encore plus merci pour le travail d’information et de formation que vous développez avec passion.
    Alain Dupuis

    1. Eric

      Bonjour Alain, si tu piétines les hautes herbes pour les coucher tu pourras recouvrir la totalité de la surface avec des cartons (sans encre de préférence). Sans lumière les végétaux vont se décomposer rapidement et tu auras une terre meuble et facile à travailler à la grelinette dès le mois de mars. NB: pour que les cartons ne s’envolent pas avec le vent tu peux les lester avec des planches sur lesquelles tu poses de vieilles briques ou autre. Le temps travaille pour nous !

      1. Alain (Marche en Famenne Belgique)

        Merci Eric pour ta réponse.
        Alain

    2. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Alain
      Votre situation demande effectivement une réponse nuancée, car il n’existe pas de méthode unique qui conviendrait à tous les terrains. Tout dépend de la structure réelle de votre sol, de son degré de compaction, de sa profondeur, de sa richesse et de l’historique du terrain.

      Dans la plupart des créations de potager, et même sur une prairie installée depuis longtemps, on ne coupe pas vraiment au fait de devoir ameublir le sol en profondeur au départ. Cela permet de le décompacter, de l’aérer et de créer un milieu où les légumes (beaucoup plus exigeants en terme de fertilité qu’une prairie naturelle) pourront vraiment s’enraciner et bien se développer.

      Votre idée d’utiliser un motoculteur peut donc se justifier pour cette mise en route initiale, surtout si la terre est compacte. Par contre, il vaut mieux éviter de l’utiliser trop fréquemment (et surtout trop profondément) par la suite pour ne pas casser la structure du sol.

      Déposer du fumier frais en surface est excellent pour la fertilité. Vous pouvez ensuite recouvrir de paillis (feuilles, herbe sèche, broyat, foin…) pour protéger le sol et lancer la vie biologique pendant l’hiver.

      Avatar de nicolas
      1. Marie (79)

        Bonjour Nicolas
        Sur ma terre riche .. . et même moelleuse :) car tout pousse et les animaux aiment
        je ne m'en suis pas occupée depuis 2 ans donc herbes et de toutes sortes variées
        je me demande comment m'y prendre pour la nettoyer.
        le coup des cartons qui "éteignent" les plantes en apportant du compostage m’apparaît comme une très bonne idée dans ce cas ci, car retourner les grosses mottes est très énergivore ...
        Merci pour la réponse
        et
        Merci de ces espaces de questions et d'informations

      2. Alain (AquitaMarche en Famenne Belgiqueine)

        Merci Nicolas pour votre réponse précise et nuancée.
        Alain

  127. Florence (nord)

    Bonjour,
    Comment faire passer l'hiver à ma serre pour la retrouver productive au printemps lorsque je le remets en route ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Florence
      Pour retrouver une serre vraiment productive au printemps, il ne faut pas juste laisser la terre se reposer mais plutôt entretenir un minimum d’activité du sol.

      Commencez par retirer les restes de cultures et étalez une couche de matières organiques : feuilles mortes, tonte sèche, compost, paille, etc. Cette couverture va protéger le sol et nourrir la vie souterraine pendant les mois froids.

      Comme la terre sous la serre ne reçoit pas la pluie, il est utile d’arroser de temps en temps, pour éviter qu’elle ne se dessèche en profondeur et pour permettre à la vie du sol de continuer à travailler sous le paillage.

      Avatar de nicolas
  128. Marie (Aveyron)

    Bonjour
    la neige est tombé sur mes derniers butternuts qui n'étaient pas encore murs. Je les ai quand même ramassés, comment les faire finir de murir ? Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie
      Vos butternuts peuvent continuer à mûrir un peu après la récolte, mais seulement si elles avaient déjà atteint un stade de maturité avancé avant la neige.

      Si la peau est déjà bien beige et difficile à rayer avec l’ongle, même si la courge n’était pas tout à fait mûre, vous pouvez les laisser finir de s’affermir dans une pièce sèche et tempérée, autour de 15 à 20 °C, sans qu’elles se touchent. Elles gagneront un peu en conservation et en saveur.

      En revanche, si la peau est encore largement verte ou tendre, ou si le froid a pu les abîmer, elles ne parviendront pas à mûrir correctement. Dans ce cas, mieux vaut les consommer rapidement, car elles ne se conserveront pas longtemps. (mais je ne vous garanti pas le goût !)

      Avatar de nicolas
  129. Françoise (Drôme)

    Bonjour Nicolas, merci infiniment pour votre disponibilité et vos précieux conseils.
    Puis-je enfouir dès maintenant, dans ma terre limono-argileuse compacte, un mélange de feuilles broyées et de tonte avec des granulés de fumier ou du fumier composté ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Françoise
      Oui, vous pouvez tout à fait enfouir dès maintenant ce mélange dans votre terre, même si elle est compacte. Les pluies récentes ont dû la rendre moins dure je pense.

      Un apport de feuilles broyées, de tonte et de fumier composté ou de granulés de fumier va aider la structure du sol à devenir plus souple au fil de l’hiver.

      Il suffit de l’incorporer très légèrement ou même simplement de le déposer en surface puis de laisser la vie du sol faire le travail : avec l’humidité de la saison, cette matière organique va se décomposer progressivement et améliorer nettement votre terre pour les futures cultures.

      J'en parle plus en détails dans un article publié il y a peu de temps :
      https://potagerdurable.com/pourquoi-cet-amendement-est-devenu-mon-prefere/

      Avatar de nicolas
  130. Sarah (Sud-ouest)

    Bonjour Nicolas,
    Tout d’abord un immense merci pour tout ce que tu fais, tu m’es d’une grande aide!
    Mon problème principal, ce sont les limaces et les escargots qui attaquent mes plants. J’utilise deux techniques: quand j’ai le temps je vais les cueillir le soir pour les donner à mes poules le lendemain, et de temps en temps je répands du ferramol, mais cela n’est pas franchement satisfaisant. Aurais-tu une autre solution ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Sarah
      Pour lutter contre les limaces, le plus efficace est vraiment de combiner plusieurs approches, y compris ce que tu fais déjà.

      Tu peux ajouter des pièges à bière, des planchettes sous lesquelles elles viennent se cacher, ainsi que des protections physiques autour des jeunes plants, comme des sortes de "gamelles avec un trou au milieu pour la plante", je dirais plutôt d'anneaux en plastique dont le rebord est courbé vers l’extérieur.

      De mon côté, je bricole aussi de petites protections individuelles pour chaque plant, en grillage recouvert d’une chute de voile de forçage : c’est simple, ça dure longtemps et ça protège très bien au moment le plus critique quand les plants sont petits.

      Avatar de nicolas
      1. Joël

        Bonjour Nicolas.
        Tu pourrais nous mettre une photo de tes protections en grillage ?
        Merci d'avance...

      2. Sarah

        Un très grand merci Nicolas !

  131. André (Centre Val de Loire Tours)

    Bonjour Nicolas
    Merci pour vos conseils que je ne suis jamais !
    Personnellement je trouve que c'est une belle pagaille dans votre potager : rien n'est structuré , propre , rangé .... bref ça ne donne pas envie alors ....
    Salutations

    André retraité

    1. Florence (nord)

      Commentaire qui pourrait proposer des solutions bienveillantes pour être constructif.

    2. Pascal (ile de france)

      Bonjour Nicolas
      Cette année j'aimerai cultivé de la chicorée
      Je cultive un potager sans arrosage (mis à part au repicage pour les plants de tomate)
      Penses tu que je puisse obtenir quelques beaux chicons tout de même afin de récupérer de délicieuses endives ?
      Bien à vous

      1. nicolas (Toulouse)

        Bonjour Pascal,
        Dans un sol vivant, profond et bien couvert, tu peux effectivement espérer obtenir des racines de chicorée utilisables même avec très peu d’arrosage, mais ce n’est pas garanti et elles seront souvent plus petites que si tu apportais un minimum d’eau.

        Ça va beaucoup dépendre aussi de la météo : été sec sans pluie ou non.

        Pour sécuriser vraiment la production de chicons, le mieux est d’arroser seulement aux moments clés :
        la levée, la reprise après repiquage, et aussi lors des longues périodes de sécheresse, plutôt que de viser un « zéro arrosage » strict.

        Avatar de nicolas
    3. Jean-Louis (Savoie (380m))

      Tu devrais regarder "Le potager du paresseux" sur Youtube et tu verras à quel point ta remarque de "vieux jardinier" n'est pas pertinente, l'efficacité d'un potager n'ayant rien à voir avec son esthétique … au contraire.

    4. Eva

      Cher André, une question pertinente pour toi ; que fais-tu ici ? Quel utilité de transmettre un tel feed back ? Cela ne te plaît pas, mais personne ne t’oblige à venir sur son blog ! Que l’homme est stupide, parfois, souvent…

    5. nicolas (Toulouse)

      Bonjour André
      Je comprends tout à fait que l’aspect très naturel de mon potager puisse surprendre ou ne pas correspondre à vos préférences.

      Mon choix est de laisser une certaine place aux plantes spontanées et à la vie du sol. C'est sûr que ça donne l'impression d'jardin moins structuré en apparence.
      Mais c’est ce fonctionnement plus libre qui me permet d’obtenir un sol vivant, ce qui est un principe non-négociable pour moi.

      Chacun sa manière de jardiner, et l’essentiel c'est que votre potager vous ressemble et vous donne envie d’y passer du temps.

      Avatar de nicolas
    6. Mana 56 (Vannes)

      .....Votre message témoigne d'une carence en caroténoïdes ! 🥕

      1. Mariem (école élémentaire Toulouse)

        😂😂😂👍

    7. Agnès (Vendée)

      Merci pour les conseils de Nicolas, que moi je suis à la lettre, qui réussissent très bien à mon potager et qui m'ont fait progresser.
      Chaque potager, climat est différent, ça ne marche pas forcément à tous les coups, malheureusement pour ceux qui sont déçus, il n'y a pas de recettes miracles !

  132. Eric (03)

    Bonjour,pour l'année prochaine ,puis-je mettre mes tomates à l'ombre,style voile de camouflage, vu les canicules et soleil trop fort ?
    Eric de MONTULÇON.
    Cordialement.

    1. Nathalie

      Je me permets de répondre :oui,bien sûr, c'est ce que j'ai fait depuis quelques années car elles mùriront ,grâce à la chaleur,même sans soleil brûlant direct.
      Cette année, quelques plants étaient abrités sous une structure sur laquelle couraient des courges Tromba d' Albenga et des ipomées: visuellement très beau et tomates bien mûres,le basilic à leur pied était TB aussi .
      J' habite près de Nicolas,il nous a montré son installation de voile d'ombrage,ce qui m'a décidée à ombrer:sur une autre parcelle, j' ai mis un grand parasol rectangulaire ...à chacun sa solution !

  133. Sylvie (Sud-ouest)

    Bonjour,
    Tout d'abord merci pour tes conseils, bien utiles.
    Mon potager est situé au sud-ouest.
    Mes pieds de poivrons ont donné jusqu'à cette semaine. Je les trouve vigoureux.
    Peuvent-ils être gardés d'une année sur l'autre ? Si oui, comment pourrais-je les protéger cet hiver ?
    Merci d'avance pour ta réponse.
    Bien à toi

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Sylvie
      Oui, tu peux tout à fait conserver des poivrons d’une année sur l’autre, car ce sont des plantes vivaces sous climat doux. S’ils sont encore vigoureux chez toi, c’est un bon signe.

      L’essentiel est de les protéger du froid et surtout du gel. Si tu peux les déterrer facilement, le mieux est de les rempoter et de les hiverner dans un endroit lumineux et hors gel, même frais, autour de 10 °C. Ils perdront leurs feuilles mais repartiront au printemps.

      Au printemps, taille légèrement les tiges pour relancer la végétation, et ils repartiront plus vite que de nouveaux plants.

      Mais il y a quand même un point de vigilance à avoir : souvent ils sont attaqués par des parasites au moment de la reprise au printemps (pucerons en particulier).

      Avatar de nicolas
    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Sylvie, voici deux petites vidéos pour compléter la réponse de Nicolas: https://www.youtube.com/watch?v=2EKW_fx0uEc et le retour au potager: https://www.youtube.com/watch?v=m_uVv-OkKOM....Bonne réussite !

  134. Christine (idf)

    Bonjour
    Pour les mêmes raisons que vous je n'aurai pas un grand potager l'année prochaine. J avais envie d'installer des grillages au dessus de plantations plus basses afin de cultiver deux legumes différents sur le même espace,un grimpant et un au son .j'ai quatre emplacement de 8 m2. Mais je ne sais pas quoi associer ?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Christine
      C'est toujours très utile d’utiliser des grillages verticaux à côté de cultures basses pour optimiser l’espace, surtout dans un potager plus petit.

      Vous pouvez associer des pois à rames avec des salades, des épinards ou des betteraves, qui apprécient l’ombre légère créée par les plantes grimpantes.

      Les concombres sont d'excellents grimpeurs et marchent aussi très bien au-dessus de radis, de laitues ou de jeunes carottes, à condition de laisser quand même de la lumière filtrer.

      Les haricots grimpants peuvent être cultivés au-dessus d’oignons, d’ail ou de navets, qui restent bas et ne gênent pas leur développement.

      Bref il y a plein de possibilités. Je ne crois pas aux mauvais voisinages et pour moi c'est plutôt les dates des semis qui dicteront quels légumes faire grimper à côté de n'importe quel autre légume bas.

      Avatar de nicolas
  135. Marie - Christine (ovince du luxembourg Belgique)

    Bonjour Nicolas,
    je suis du sud de la Belgique et depuis 2 ou 3 ans mon jardin est envahi par la prèle des champs.
    Aurais tu un moyen de l'éradiquer ?
    j'ai couvert une partie du potager la saison dernière mais cela n'a pas l'air de faire effet.
    J'en ai presque plus que mes légumes.
    Merci de ta réponse

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marie-Christine
      La prêle des champs est très tenace, et malheureusement il n’existe pas de moyen pour l’éradiquer complètement, car elle repart dès que ses racines profondes trouvent une ouverture.

      Le plus efficace est d’améliorer peu à peu la structure du sol : la prêle adore les terrains compacts et pauvres en matière organique.

      Donc ameublir le sol en l'aérant plusieurs fois par an avec une grelinette ou une fourche-bêche.

      Et en ajoutant régulièrement du compost, du broyat ou des feuilles, tu rends la terre plus vivante et mieux aérée, ce qui réduit progressivement sa présence.

      Le paillage peut aider aussi mais seulement s’il est très épais, car la prêle traverse facilement les couches fines. Cela ne la fera pas disparaître entièrement, mais cela l’affaiblira.

      Avatar de nicolas
      1. Florence (nord)

        Merci pour la question et la réponse. J'ai également ce souci. J'ai mis des couvre-sol sans grand succès. Je vais donc mettre du broyat, greliner et voir...

    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Marie-Christine, laissez-vous tenter par quelques pieds de lupin, bénéfique pour le sol, les pollinisateurs et la jardinière ! 😏

  136. Raymond (Belgique)

    Bonjour Nicolas . Grand merci pour votre travail et vos conseils judicieux.
    Lorsque je vois la couleur du compost que tu réalises, je la vois brune.Chez moi la couleur est noire et ressemble plus à la couleur de la terre. Dois je m'inquiéter?Il n'y a plus de " morceaux" de déchets et je peux le tamiser en receuiilant une matière bien décomposée.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Raymond
      La couleur noire de ton compost n’a rien d’inquiétant : elle indique simplement une décomposition très avancée, encore plus poussée que celle du compost brun que je montre parfois.

      Si tu n’as plus de morceaux visibles, que la matière est fine, homogène et que tu peux la tamiser facilement, c’est le signe d’un compost parfaitement mûr, prêt à être utilisé sans problème au jardin.

      Avatar de nicolas
  137. Chantal (toulouges 66350)

    Bonjour je souhaiterai semer des tomates de toutes les couleurs,quelles sont les varietes qui donnent de gros et d'excellents fruits,avec tous mes remerciements.Chantal

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Chantal
      Pour des tomates colorées, grosses et savoureuses, j’aime beaucoup les variétés Cœur de Bœuf, Ananas, Noire de Crimée, ou encore la Rose de Berne (un peu moins grosse mais tellement bonne).

      Mais il existe tellement de variétés aux goûts et aux couleurs très différents, alors je laisse volontiers les autres lecteurs partager aussi leurs propres préférences pour enrichir les possibilités.

      Avatar de nicolas
      1. Jean-François (centre val de loire)

        Green Zebra, vraiment une très bonne variété !

        1. Chantal (toulouges 66350)

          merci pour votrereponse

      2. Pascale (Alsace)

        Bonjour à tous,
        ces variétés sont également mes préférées !
        Merci Nicolas pour ces échanges.
        Les questions sont nombreuses, sûrement plein de bons conseils !

      3. Monique Mariani (hautes-alpes à 850 m d’altitude)

        J’apprécie énormément aussi la grégory altaï qui, étonnamment, est peu connue.Gros fruits rouges-rosés, savoureux .Variété qui est peu gourmande en eau .

      4. Gérard (Le neuf trois)

        Cornue des Andes, orange queen, blue chocolate, black cherry, sont celles que je cultive d’année en année, en récupérant les graines de celles-ci. Bien sûr je fais mes semis. Cette année a été très productive.

    2. roland (PACA)

      Suivant les sols et les régions une même variété peut avoir des qualités différentes ! (appréciation toujours subjective, "les goûts et les couleurs..) Conclusion : indispensable observation personnelle et multiplier les essais.

      1. Chantal (toulouges 66350)

        Merci pour votre reponse

    3. Chantal (toulouges 66350)

      J'ai beaucoup de graine qui flottent qu'en pensez vous?

      1. roland (PACA)

        test germinatif

    4. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Chantal, voici un lien pour un catalogue qui regroupe les grosses tomates avec son descriptif très utile: https://stock.cultivetarue.org/catalogue_TOMATES%20GROS%20FRUITS-avec%20compression.pdf À "éplucher" pendant les longues soirées d'hiver !

      1. Christiane (Aquitaine)

        oh merci merci

  138. francoise

    Bonjour

    Sur mon terrain que je viens d'acheter, il y a une bâche verte qui laisse passer l'eau.
    Elle y est depuis déjà quelques années. Combien ?
    C'est pratique pour éviter les mauvaises herbes et garder la chaleur.
    Mais j'ai l'impression que la terre est emprisonnée dedans et n'est pas bien aéré.

    Dois je la retirer ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Françoise
      Vous avez raison d’être attentive à l’état du sol sous cette bâche : même si elle laisse passer l’eau, sa présence depuis plusieurs années peut poser question.

      Elle limite probablement les échanges d’air et freine la vie du sol, surtout après plusieurs années en place. Le sol s'est peut-être compacté en-dessus, à vérifier.

      Il est préférable de la retirer, car la terre a besoin de respirer pour retrouver sa structure, son activité biologique et sa capacité à nourrir correctement les cultures.

      Une fois la bâche enlevée, vous pouvez simplement couvrir le sol avec des matières organiques naturelles, comme des feuilles mortes, paille, foin etc., qui protégeront tout en laissant la vie du sol reprendre pleinement.

      Je pense quand même que les bâches peuvent avoir une utilité au potager, mais de manière temporaire (quelques mois dans l'année). Elles permettent par exemple d'étouffer les herbes indésirables et d'empêcher l'évaporation de l'eau en été, mieux qu'un paillis dans les régions chaudes et très sèches en été.

      Avatar de nicolas
      1. etienne (hauts de France ( Pays de Weppes))

        Bonjour Nicolas, bonjour Françoise,

        Pour ma part, dans ce cas de figure, j' opterais en prioriré à un décompactage de la terre avec ma grelinette et laisser le sol respirer et prendre la pluie pendant quelques semaines. Cet automne, et pour la première fois, mes parcelles sont actuellement couvertes de bâches qui seront enlever à la fin de l' hiver. Mais auparavant mes parcelles ont été nettoyées des restes de cultures ( mais je ne jette rien), et j' ai étalé sur ces surfaces un broyat feuilles/tontes. Bonne fin d' année

    2. Chantal Aguilar (toulouges66350)

      Nous la laissons sans retourner la terre l air et l eau passent au travers c est notre point de vue

  139. Lisette (Puy de Dôme)

    Bonjour Nicolas. Belle initiative ce questions-réponses. Merci. Cette année mes plants de choux divers n’ont rien donné, dévastés par des insectes trouant les feuilles. L’année dernière c’était les limaces… A quel moment planter ses plants de choux, et comment les protéger ? Merci
    Lisette

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Lisette
      Les choux sont souvent la cible des altises, des chenilles ou des limaces, et une grande partie de la réussite dépend du moment de plantation et de la protection dès le départ.

      Pour limiter les attaques, l’idéal est de planter les jeunes plants assez tôt, souvent entre fin juin et mi-juillet, car des plants bien établis résistent mieux aux insectes.

      La protection la plus efficace reste un voile anti-insectes posé dès la plantation, bien plaqué au sol pour empêcher l’entrée des ravageurs. Cela évite à la fois les trous des altises et les pontes des papillons qui donnent les chenilles.

      Et pour les limaces, il est utile d’intervenir dès la mise en place en arrosant le matin plutôt que le soir, et en surveillant les premières semaines, car ce sont les jeunes plants qui sont les plus vulnérables.

      Avatar de nicolas
  140. Catherine (loir et cher)

    Bonjour Nicolas, j'ai beaucoup de bourrache qui pousse au milieu des cultures, est ce que je les laisse ou faut-il les arracher? Merci. Catherine

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Catherine
      La bourrache peut être très utile au jardin, mais tout dépend de la quantité et de l’endroit où elle pousse.

      Vous pouvez en laisser quelques pieds, car elle attire de nombreux pollinisateurs, améliore la biodiversité et son système racinaire aère bien le sol.

      En revanche, si elle concurrence directement vos légumes ou occupe trop d’espace, il vaut mieux enlever les pieds gênants et ne conserver que ceux placés en bordure ou entre des cultures déja bien développées.

      Ses tiges étant creuses, elle est heureusement très facile à arracher.

      Avatar de nicolas
  141. Hélèna (Haute Savoie)

    J’ai recouvert mes quatre lopins de jardin avec les feuilles de noisetiers. Est ce juste ou faux ? J’ai deux énormes noisetiers qui donnent énormément de feuilles. Ne sachant quoi en faire , j’ai fait aïnsi , mais ne sais pas si c’est juste.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Hélèna
      Vous avez très bien fait : les feuilles de noisetier conviennent parfaitement pour couvrir vos parcelles de jardin, et elles se décomposent plutôt bien.

      Elles protègent le sol du froid, limitent l’érosion et la battance, et nourrissent la vie du sol en se transformant progressivement en humus.

      Avec deux grands noisetiers qui produisent beaucoup de feuilles, c’est une excellente manière de valoriser cette ressource naturelle sans rien perdre.

      Avatar de nicolas
  142. Anonyme

    Bonjour,
    Je cultive en carré potager, je n'ai pas le choix vu mon handicap.
    J'attends de vos conseils un petit regard spécial pour les personnes qui sont dans ma situation.
    Merci.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour,
      Quand le corps impose ses limites, il existe certaines solutions (dont aucune n'est parfaite) qui permettent jardiner avec un peu plus de confort, en diminuant certaines contraintes.

      Je pense par exemple aux bacs de jardinage surélevés, jusqu'à 70 cm de hauteur comme une table.

      Ils demandent certes du travail au début pour être construits et installés, mais ils permettent ensuite de jardiner debout sans avoir à se baisser, et offrent aussi une bonne accessibilité pour jardiner assis dans un fauteuil roulant.

      Avatar de nicolas
      1. Chantal Aguilar

        Bonjour cette année j ai 4jardinieres je ferai tomates,aubergines, poivrons car en pleine terre difficile et surtout le manque d eau

  143. Yves (île de France)

    Bonjour,
    Cultivez vous des légumes à proximité d'arbres (fruitiers ou pas) ? Si oui, y avez vous trouvé des avantages ou plutôt des inconvénients ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Yves
      Tant que les arbres sont encore très jeunes, entre un et trois ans, leur présence apporte certains avantages, comme un ombrage léger en été qui peut protéger certaines cultures des excès de chaleur.

      Au-delà de cet âge, la concurrence racinaire devient en revanche trop importante, car les racines des arbres viennent chercher l’eau directement dans les planches de culture et leur chevelu peut devenir si dense qu’il devient difficile d’y travailler le sol correctement.

      Pour vous donner un exemple, j'en ai fait l'expérience avec un figuier pourtant planté à 2m des légumes.

      Avatar de nicolas
      1. Yves (île de France)

        Bonjour Nicolas et merci pour votre réponse
        J'ai fait les mêmes constats avec un bouleau, des fruitiers à noyaux et, moi aussi, avec des figuiers. Les arbustes semblent plus appropriés, du fait d'un système racinaire réduit et puis, si à l'usage ils posent problème, ils sont plus faciles à retirer !

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