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Des « lasagnes » dans la serre

34 comments on Des « lasagnes » dans la serre

Dans cet article, j'ai le plaisir de laisser la plume à l'un d'entre vous pour un retour d'expérience passionnant. Jardinier dans les Côtes-d'Armor, François va nous raconter comment il met en place chaque année un substrat de culture des plus fertiles pour ses cultures.

Entre astuces techniques, gestion de la matière organique (fumier, feuilles mortes, tontes) et déroulement de la mise en place, il nous donne ici une méthode détaillée pour obtenir une bonne production de légumes tout en diminuant l'entretien sur le long terme. Un témoignage illustré par ses propres photos, qui montre qu'avec une bonne préparation du sol, le potager nous le rend bien. Bonne lecture !

Bon à savoir : la méthode de François n'est pas réservée à la culture sous serre. Vous pouvez l'utiliser dans votre potager à l'air libre, sur une plate-bande entourée d'un cadre pour contenir les apports, soit directement au sol : vous créez alors une butte de culture traditionnelle.

Note : toutes les photos sont cliquables pour les voir en grand format.

L’historique

J’ai eu pendant 10 ans une serre tunnel de 6 m x 5 m, dans laquelle je cultivais :
- d’un côté des cultures basses : pommes de terre puis salades, radis...
- de l’autre côté des tomates, 9 rangées espacées de 60 cm de 3 plants espacés de 70 cm.

Je travaillais encore et avec le jardin, ça suffisait à occuper mon temps disponible.

Mais j’avais identifié plusieurs inconvénients : les tomates en bout de rang étaient trop près de la paroi, et on manquait d’espace pour l’entretien et la récolte.

C’est à cette époque que j’ai commencé à m’intéresser à la permaculture. Au jardin, j’ai abandonné le motoculteur et suis passé à la grelinette. 

La mode des carrés potagers commençait. Et j’avais lu dans la presse « permacole » des articles au sujet d’une technique appelée « lasagne ». Comme les tomates ont besoin d’un sol riche, qu’une lasagne peut le leur procurer, il était tentant d’essayer une lasagne dans la serre.

Fin 2019, j’ai alterné des couches de foin, de gazon, de feuilles mortes et de crottin de cheval dans 2 petits rectangles de 2,40 m x 1,20 m sur 30 cm de haut d’un côté de la serre, et j’y ai cultivé des tomates, dont la production m’a satisfait.

Du coup, fin 2020 j’ai entrepris de construire  2 grandes « jardinières » (5,40 m de long, 1 m de large et 30 cm de haut) avec du bois de coffrage. En les disposant dans le sens de la longueur de la serre, je résolvais les problèmes identifiés plus haut. La circulation autour est facilitée. Et le sol est moins bas, ce qu’un jardinier vieillissant apprécie...

Pendant 2 ans, j’ai cultivé d’un côté des tomates, et de l’autre concombres, aubergines et poivrons. Salades, radis, carottes et navets avant et/ou après.

Puis, fin 2022, à l’occasion du remplacement de la bâche de ma serre tunnel qui avait vécu, j’ ai investi dans une serre à pied droit de la même surface. J’en ai profité pour :

  • Recouvrir le sol d’une toile de paillage, doublée dans les allées par une bande de feutre géotextile destinée à éviter l’usure de la toile de paillage par le piétinement (conseil de paysagiste). Après trois ans de passages intensifs, pas de signes d’usure.
  • Aménager de chaque côté de la serre une jardinière supplémentaire de 40 cm de large.
  • Protéger les planches de coffrage de l’humidité au moyen d’un rouleau de protection des soubassements car, au bout de 2 années, certaines planches étaient déjà attaquées.

Résultat de ces améliorations : d’un côté, plus de surface cultivable, donc plus de production, mais aussi plus de possibilités de varier les cultures. Et de l’autre moins de problèmes avec la végétation indésirable (je ne vois pratiquement plus de liseron). Je peux aller partout dans la serre sans me baisser, et dans les allées pas besoin de gratter : un coup de balai et c’est propre.

Au bout d’un an, je m’inquiétais de ne pas voir de vers de terre dans la « jardinière ». A l’occasion du remplacement du substrat, j’ai découpé et ôté la toile de paillage sur 60 cm de large et sur toute la longueur du fond de la jardinière, pour rétablir un contact avec le sol. Mais je n’ai pas vu plus de vers de terre l’année suivante. Je pense que sous la serre, le sol est trop sec pour qu’ils soient attirés.

La recette :

Ingrédients :

- crottin de cheval environ 350 kgs

- foin ou paille, environ 2 bottes

(ou bien 400 kgs de fumier à la place des deux premiers ingrédients)

- tontes de pelouse , 3 paniers de tondeuse par couche

- feuilles mortes broyées,  3 paniers de tondeuse par couche

- support de culture de l’année précédente, ou compost bien mûr.

Mise en œuvre

Alterner une couche de feuilles mortes, une de gazon, une de paille/foin, une de crottin. J’ai observé que les feuilles mortes ont moins tendance à s’agglomérer si elles sont broyées. Je les fais passer une ou deux fois dans la tondeuse à gazon selon leur taille.

Arroser pendant une dizaine de minutes, à jet assez puissant car cela permet de commencer à désintégrer les crottins, les émietter.

Recouvrir de feuilles mortes, puis tasser en piétinant.

Répéter ce cycle trois fois.

Après la troisième couche, déposer du compost frais, riche en vers (environ une pelle tous les mètres linéaires) ils vont pouvoir s’en donner à cœur-joie dans leur nouvel univers. Alternative : on peut aussi, quand tout est terminé remplir un tamis avec 2 pelletées de compost frais, riche en vers. Au bout d’une journée, ils auront tous migré dans la jardinière.

Réinstaller les tuyaux micro-suintants qui constituent l’essentiel de l’arrosage en été.

Puis couvrir d’une toile de paillage. Et laisse reposer, en arrosant une heure par jour : ça ne fait qu’une dizaine de litres mais ça maintient de l’humidité.

A l’issue de ce troisième cycle, la « jardinière » est quasiment remplie,  mais au bout de 2 ou 3 semaines, le niveau aura baissé.  Il arrive même que des champignons aient commencé à se développer à la surface du crottin.

Retirer le système d’arrosage, et déposer les 4 couches du dernier cycle.

Par-dessus le crottin, remplir la jardinière à ras (ou même un peu plus, ça va encore se tasser) avec du compost frais en cours de décomposition . Pour terminer, étaler une fine couche de terreau, ou bien de ce qui reste du substrat de l’année précédente. Le tout fait 3 à 4 cm d’épaisseur.

On est alors généralement en janvier, et cette fine couche permet d’effectuer tout de suite les premiers semis : carottes, radis, salades et même les premières pommes de terre primeur.

Dans mon petit coin de Bretagne Nord, à 1 km de la mer, ces cultures précoces ne craignent plus trop le gel : même en cet hiver 2026 plus rigoureux et malgré quelques gelées blanches, la température n’est pas descendue sous 0,5°C.

Dans la durée

Chaque année, je cultive les tomates dans la jardinière qui vient d’être installée (année N). Dans l’autre (année N+1), c’est concombres, aubergines, poivrons, haricots grimpants.

Dans le courant de l’année et au fil des cultures, le niveau du support de culture va s’abaisser, et mi-novembre, il n’en restera environ plus que la moitié.

Je vide alors la jardinière de l’année N+1, elle est prête à être remplie comme décrit ci-dessus. J’utilise le substrat restant pour compléter le niveau des autres jardinières de la serre. Et s’il en reste, je l’apporte sur le tas de compost.

Il se trouve que fin 2025, ma jardinière N+1 était encore en culture (choux, mâche, salade frisée) j’ai donc vidé la jardinière N , et en 2026, j’aurai une jardinière N et une jardinière N+2.

Cela va me permettre de tester comment se comportent les cultures, notamment concombres, aubergines et haricots dans un substrat vieillissant. J’y testerai aussi 2 pieds de tomates.

Conclusion

Bien sûr, le plus difficile pour mettre en œuvre cette méthode est de pouvoir disposer des ingrédients en quantités suffisantes.

Du gazon et des feuilles mortes, on en a en général sous la main, et si ce n’est pas suffisant il est possible d’en récupérer facilement en déchetterie ou dans les rues des villes, et dans les bois pour les feuilles mortes.

Des bottes de paille, on peut en trouver à la ferme, surtout celles qui font de la vente directe. Sinon dans certaines jardineries.

Quant au crottin/fumier de cheval (j’imagine qu’avec du fumier de vache, ça fonctionne aussi très bien), la source se trouve dans les clubs hippiques, ou chez des voisins (particuliers) qui ont des chevaux. C’est mon cas.

Sans oublier tous les sites de petites annonces ou d’échange.

Une fois ces difficultés surmontées, malgré la charge de travail initiale, qui n’excède pas vraiment celle d’un hivernage rigoureux, tout devient plus facile. Il n'y a plus qu'à semer, planter et récolter. Et arroser, bien sûr, mais c'est un autre sujet.

Pour conclure, je dirai que pour moi l’idéal serait d’avoir une deuxième serre et beaucoup moins de jardin. J’aurais moins de travail et plus de récoltes, donc d’autonomie.

Un grand merci à François pour ce partage d'expérience extrêmement précis et inspirant. C’est un plaisir de voir comment la passion et l'observation permettent d'améliorer son potager !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà pratiqué la culture sur des lasagnes, que ce soit en bacs en plein air, en buttes ou en serre ? Si vous avez des questions pour François sur sa méthode ou si vous souhaitez partager votre propre ressenti, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous. Nous serons ravis d'échanger avec vous !

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  • un article pratique où je vous apprends une nouvelle technique de culture que vous pourrez appliquer chez vous,
  • ou une vidéo qui vous montre ce qui pousse maintenant dans mon potager (y compris les ratages et les leçons à en tirer).
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Réponses

Les commentaires :
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  1. Irène (Luxembourg)

    merci Nicolas et François, j'ai lu vos articles avec très grand intérêt, quoique mon état physique ne me permet plus de faire la lasagne dans le jardin. Ma question : est-ce qu'on pourrait aussi utiliser ce système pour des parterres surélevés? (Malheureusement je ne trouve jamais des articles et surtout des conseils pour cultiver les légumes dans des parterres surélevés !) Nicolas, est-ce que ce sujet vous intéressera un jour ? Quand votre dos ne vous permettra plus de vous baisser trop longtemps ? :)

  2. Roselyne (Périgord vert)

    Super, ces explications !
    Pour mes allées dans mon potager (pas de serre), j'utilise la même chose que dans la serre décrite: toile de paillage et feutre géotextile par dessus.
    Depuis deux ans, j'utilise uniqiement le film geotextile plié en 2 et ça marche très bien. Pas d'herbe, pas de boue.

    J'ai même une allée où j'ai laissé ce géotextile depuis 3 ans ( été comme hiver), et ça ne se dégrade pas!
    On peut ensuite rajouté des allées en bois par dessus (ou pas ...)

  3. Luc (Loire)

    Bonjour,

    C'est ainsi que j'ai commencé mon potager au départ, mais sans crottin de cheval.
    Quand j'avais installé les lasagnes, j'avais documenté le fait que l'essentiel était avant tout un bon équilibre en quantité avec des matières carbonées. Ce que j'ai retenu c'est que le rapport C/N doit se situer entre 25 et 30, idéalement 30. Pour obtenir cela, j'avais appliqué une règle simple : pour un volume azoté (ex : tontes) je mets 1 à 2 volume de carboné (ex : feuilles mortes, cartons, BRF ...). Le foin est le plus équilibré (ni vert, ni brun). Peut être que François ne met pas assez de matière carbonée en ratio dans ses couches ?
    Les vers détestent la chaleur, détestent l’ammoniac et arrivent après les bactéries et champignons (et donc en général la deuxième année).
    Peut être que le crottin est trop frais et qu'il faut le laisser composter 3 à 6 mois ce qui n'est pas forcément l'idéal, question de faisabilité et de place.
    Aussi, je ne pense pas que les antibiotiques (généralement résiduels) soient la cause principale de l’absence de vers (on pourrait tout autant s'interroger avec notre propre urine riche en azote et nos médicaments). La lasagne monte en chaleur jusqu'à 70°C mais elle ne détruit pas les médicaments.
    Le crottin frais crée un milieu trop chaud et agressif. Les vers viendront quand le milieu sera stable, frais, humide et riche en carbone.
    Les lasagnes marchent très bien en butte sans planches. Je me posais justement la question de l'intérêt de poser une lasagne sur un sol vivant ?
    Du moment qu'avec les années, on obtient un sol vivant, censé cumulé de l'humus, des vers de terre et autres bestioles utiles, pourquoi recourir systématiquement aux lasagnes dont le principal problème n'est pas son efficacité, mais sa faisabilité avec des apports conséquents de matière ?
    Pour moi, une lasagne n'est utile que pour lancer un potager au départ avec un sol pauvre, compacté, et ensuite faire ce qu'il faut pour obtenir un sol vivant.
    Quant aux vers de terre, les époux Bourguignon avaient fait une vidéo intéressante avec des agriculteurs, et qui avaient creusé profondément le sol avec une mini pelle. On voyait une grosse couche de glaise (sol hydromorphe) contre laquelle les vers tapaient par en dessous, et n'arrivaient pas au niveau des cultures. Ils conseillaient alors avant d'acheter un terrain de faire une coupe de celui-ci. Si les vers anéciques (galeries verticales) sont bloqués, le système serait alors bancal.
    Donc, il serait intéressant de vérifier le rapport C/N et de composter le crottin, voire le remplacer par des apports équivalents à C/N de 25 à 30 (ex : fientes de poules, taille de haies ...).
    Quant à l'installation des planches et leur protection, avec l'âge, c'est ce genre d'info que je recherchais, merci :)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Luc
      Votre analyse est très juste et je suis globalement en accord avec ce que vous décrivez.

      Le rapport carbone/azote est en effet un point clé, souvent mal compris ou simplifié à l’excès. Quand il n’est pas respecté, on obtient exactement ce que vous décrivez : montée en température, odeurs, milieu agressif, et absence de vers pendant longtemps. Dans ce contexte, le problème ne vient pas des vers, mais du système qui n’est pas encore stabilisé.

      Vous avez aussi raison sur le crottin. Frais, il crée un environnement trop chaud et trop riche en azote, difficilement compatible avec une installation rapide de la faune du sol. Ce n’est pas tant une question d’antibiotiques que de conditions physiques et biologiques. Les vers arrivent quand le milieu devient frais, humide et riche en carbone, pas avant.

      La question que vous posez sur l’intérêt des lasagnes sur un sol déjà vivant est centrale. Une fois qu’un sol fonctionne bien, avec de l’humus et de la vie, empiler de grandes quantités de matière n’a plus beaucoup de sens et devient surtout contraignant en termes d’apports. Dans ce cas, nourrir le sol en surface, progressivement, est souvent plus cohérent et plus simple.

      Je partage aussi votre vision : les lasagnes sont surtout utiles pour démarrer, sur un sol pauvre, compacté ou très dégradé. Ensuite, l’objectif devrait être d’en sortir et de laisser le sol faire le travail.

      Enfin, votre remarque sur les blocages profonds et les vers anéciques est très pertinente. Sans continuité verticale possible, le système reste incomplet, même avec de bonnes pratiques en surface. Observer son sol en profondeur avant de vouloir corriger est souvent une étape oubliée.

      Merci pour ce retour très complet et pour le partage d’expérience, c’est exactement ce type d’échanges qui fait avancer la réflexion.

      Avatar de nicolas
    2. François

      Je n'ai jamais eu de développement de chaleur à l'installation des lasagnes. Je pense que cela tient au fait que la voisne ramasse les crottins un par un et les mets dans des sacs cabas de superrmarché.
      Du coup le crottin que j'utilise peut avoir un mois et subi pas mal de pluies

  4. Monique (Hautes Alpes)

    Bonjour,

    Désolée, je n'ai pas vraiment compris votre installation.
    Vous faites des couches OK, vous attendez 2/3 semaines en arrosant.

    Ensuite vous dites "Retirer le système d’arrosage, et déposer les 4 couches du dernier cycle." Je ne comprends pas.
    Cela veut dire quoi ? que vous re-videz vos planches de culture jusqu'à atteindre la 3eme couche de crottin ? Donc que vous videz votre planche de culture du 1/3 de son contenant ?
    Que faites vous de ce que vous retirer puisque il semble que vous remplaciez par du compost ?

    En tous les cas ... cela semble être beaucoup de travail.
    Bon courage !

    1. Gemina Joseph

      Coucou
      Comme la lasagne se tasse.. j'en ai fais donc je comprends mieux 😉 il faut remettre une série de couche, crottin paille feuille..

    2. François

      Non, j'installe juste des tuyaux pour apporter de l'humidité pendant 2 ou 3 semaines avant la dernière couche. Je les retire , je mets la derniére couche, et je les repose dessus

  5. Syl

    J'ai tenté une lasagne avec fumier, compost, ortie, feuilles, et elle etait très fertile, je ,'avais jamais vu mes plants se développer aussi vite. Malheureusement un blaireau est passé par là et avait tout retourné. J'ai remis en place comme j'ai pu, et ma butte a repris son rôle. Cette année, c'est un ou plusieurs sangliers qui sont venus sans doute manger mes vers de terre et tous mes légumes d'hiver, choux, poireaux, salades. Mes planches en bois sont à remplacer et je dois ramener toute la terre fertile sur mes plates-bande, je suis un peu découragée et la météo n'aide pas.

  6. Bernard (Toulouse)

    Bernard (Toulouse)
    Bonjour Nicolas

    1. Bernard (Toulouse)

      Bonjour Nicolas,

      Je n'arrive pas à trouver les graines de tomates Valencia que vous adorez depuis des années. Pouvez-vous m'indiquer où s'en procurer?

      Merci de votre réponse.

      1. Mana 56 (Vannes)

        Bonjour Bernard, voici une de mes adresses préférées: https://cultivetarue.fr/products/valencia. Vous avez aussi Baumaux, kokopelli, Magellan, La Ferme de Sainte Marthe...et bien d'autres encore !😉

        1. Anonyme

          Merci beaucoup Mana 56 et excellente année potagère!

  7. Marina (Bearn)

    Je trouve votre retour d’expérience très intéressant. J’ai une serre de 14 m2 depuis l’été 2025 et je m’interroge sur sa productivité à terme.
    Cette année j’ai mis du fumier de cheval + algues achetés dans le commerce et depuis l’automne j’y ajoute la paille du poulailler. Je vois des verre de terre apparaître mais la serre n’étant pas arrosée l’hiver je me demande si cel suffira. Je n’utilise la serre que pour les tomates car étant dans le Bearn, le mildiou s’invite chaque été. En fonction de ma récolte 2026, j’appliquerai vos lasagne peut être à l’automne prochain

  8. Etienne (Pays de Weppes ( Nord ))

    Bonjour, merci à Nicolas et à François pour ce partage très inspirant. Cultiver des légumes dans une serre c' est intéressant pour avoir des légumes en tout début de saison...ou tard, mais cette culture est particulière, et la préparation des planches de culture sous serre est primordiale. Il me semble que François propose une excellente idée. C' est pas mal de travail au départ, mais le résultat doit être probant, je vais certainement m' en inspirer, d' autant que moi aussi vieillissant ( bientôt 79! ) je cherche des solutions pour diminuer avoir moins de surfaces à cultiver, mais avoir des surfaces plus productives!

  9. CZAPELSKI Bernard (Sete)

    Bonjour Nicolas
    Hors sujet mais je commandais mes graines chez graines del pays qui a déposé le bilan pourriez vous me recommander un fournisseur?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Bernard,
      Dans le même esprit que Graines del Païs, c'est-à-dire des graines reproductibles par des petits producteurs indépendants, vous avez Biaugerme et aussi Semailles.

      Avatar de nicolas
  10. guy béraud (Saint-Étienne 42100)

    Le principe et les cultures sont très intéressants, mais dans les jardins ouvriers les serres doivent être démontées dès la fin du printemps ! Rendez-vous compte du travail à accomplir ! Quand même bravo pour cet article.
    GB

  11. Jean-François (Haute Provence (Alt. 600 m))

    Je trouve que c'est un énorme travail: à 81 ans, ce n'est plus de mon âge! Alors je fais plus simple, quitte à avoir moins de rendement.

  12. martin yannick

    Ou prendre un du crotin de cheval, 🐴 pas de véhicule pour transporter cette matière..
    On fait comment 🤔pas de centre équestre autour de moi, le fumier de cheval en sac ,14€ chez gan.vert😡 l article s adresse a des gens qui ont les moyens matériels...pas pour les petits jardiniers..

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour,
      Sans fumier, ça fonctionne aussi : il faut assurer l’apport de matière azotée autrement pour garder un bon équilibre carbone/azote, par exemple avec davantage de tontes de pelouse, des épluchures de cuisine ou des fientes de poules pour ceux qui en ont.

      Avatar de nicolas
    2. Marie (Pyréénes-Orientales)

      Les toilettes sèches peuvent apporter de l'azote, aussi. Même si ça ne vaut pas le crottin de cheval ! Vous économisez de l'eau, en plus !

    3. François

      Une chance ,Ma voisine qui a 2 chevaux habite à 250 m. Je peux même aller le chercher en broueette, 5 sacs de 8/9 kgs à chaque voyage. Ca ma fait faire du sport , je l'emmène directement à destination,et ça m'évite les rupure de charge

  13. Marie Pierre (sud manche)

    Bonjour, tout comme Anne Marie, cet article va 'maider a améliorer le sol de ma serre. Ce que j'ai fait cet automne sera sans doute insuffisant (carton + feuilles mortes bien humides et sous bâche) pour espérer de belles récoltes. La remarque sur les vers de terre me rassure, il n'y en avait pas dans ma serre.

  14. Anonyme

    Merci très instructif

  15. Anne-Marie (Belgique province Liège)

    Grand merci pour ce partage. Il m'aide beaucoup dans mes réflexions à propos de la gestion de ma propre serre. Côté pratico pratique, j'ai trouvé beaucoup de réponses qui vont m'aider à avancer.

  16. Samia Youssef

    Je suis en location depuis deux ans dans le 43, mon rêve sans hésitation J ai débuté avec une serre bas prix pour commencer d ici février de cette Je m investi sur une maraîchère. Par contre je n' arrête pas d étudier la disposition de mes bacs et gagnez de la place.et disposé mes plantations Je n' en suis pas encore à votre niveau. ., tomates concombres, salade, Les mêmes légumes. Se sont des carré 1,,20 m sur 1,50 si vous avez des conseils,ou idées je vous en remercie

  17. Muriel

    Ce partage est très intéressant. Chaque année, j'hésite à installer une serre. Mon hésitation est surtout dû à un problème d'orientation d'une part et d'autre part, à l'invasion d'ailante qui poussent même dans mon potager et je crains que la serre ne les arrêtent pas !
    Je suis de plus en plus tenter par les bacs pour moins me baisser, et je pense que cet article m'a définitivement convaincu ! Cette année, ça sera atelier bricolage !
    Je suis surprise de l'absence de vers de terre. Si les lasagnes se tassent et se transforme en substrat, c'est qu'il y a des décomposeurs, donc ça c'est déjà chouette.
    J'utilise du fumier de cheval et j'ai de la chance car en général, il arrive avec une colonie de vers de terre. :-)
    Encore merci pour ce partage. Les expériences d'autres jardiniers sont toujours intéressantes. Je vous souhaite à tous les deux, une belle année de jardinage durable !

    1. Eric Milleville

      Bonjour Muriel . pourquoi il ni a pas de vers de terre ? simplement parce que les chevaux sont trop vermifuger .

      1. Lionel (Jura)

        Oui c'est exactement ça et après on mange des légumes bourrés d'antibiotiques et de substances vétérinaires qui sont restées dans le crottin de cheval, c'est un vrai problème, car en plus de la difficulté de trouver du fumier de cheval, faut-il encore qu'il ne soit pas "pollué" par trop de matières médicamenteuses...

        1. Sandrine (Région parisienne ouest (Ile de France))

          Bonjour Lionel,
          Je suis tout à fait de votre avis, le fumier de cheval que l'on peut trouver dans des centres équestres est bourré de traitements médicamenteux en tous genres. Bonjour le bio dans ce cas.
          Pour ma part, j'utilise depuis plusieurs années maintenant pour toutes mes cultures potagères, fruitières et ornementales du fumier de cheval déshydraté de la marque "Tonnerre d'engrais", c'est un engrais naturel constitué a 100% de crottin de cheval, sans produits chimique ni additifs. Il suffit d'en mettre une poignée aux pieds des plants à la plantation ou en entretien, ou d'en épandre au printemps ou à l'automne sur les parcelles potagères. Vous pourrez le trouver via leur lien internet
          https://www.tonnerredengrais.com.
          Essayer c'est l'adopter et franchement, sans mauvais jeu de mot, ça marche du tonnerre ;-)

          1. Hideo et Bénédicte SUZUKI

            Hello
            Leur engrais est malheureusement trés cher

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