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Comment reprendre sa terre à la sortie de l'hiver ?

96 comments on Comment reprendre sa terre à la sortie de l'hiver ?

Les jours rallongent et les températures se radoucissent. Quelques belles journées ensoleillées vous donnent un avant-goût de printemps. C'est très agréable et vous rêvez déjà de commencer les premiers semis de radis ou de planter de beaux petits plants de laitues.

Mais quand vous vous retournez pour regarder dans quel état se trouve le potager, il a encore ses habits d'hiver : un paillis plus ou moins décomposé, ou alors une culture d'engrais verts en train de pousser, ou bien au pire, un sol qui est restée lamentablement à nu tout l'hiver.

Comment reprendre la terre pour qu'elle soit prête à accueillir les nouvelles cultures ?

  • À quel moment faut-il dépailler le sol ou bien couper les engrais verts ?
  • Est-il indispensable de travailler la terre avant d'y semer ou planter quelque chose ?
  • Comment la fertiliser ?

Voilà toutes les questions auxquelles je vais tenter de répondre dans cet article.

Réchauffer la terre à la fin de l'hiver

Tant que la terre est froide, l'activité biologique du sol est ralentie, il y a donc peu de libération d'éléments nutritifs, et les plantes n'ont pas encore assez "à manger". C'est particulièrement vrai pour l'azote, il n'y a qu'à regarder les champs de blé qui jaunissent souvent début mars (et les agriculteurs vont leur apporter cet azote sous forme d'engrais).

En effet, c'est quand la température de la terre (pas de l'air) remonte vers les 8 à 10°C que les bactéries et autres organismes du sol se remettent en activité. Il est facile de le savoir en enfonçant dans la terre un thermomètre à sonde (de type cuisine) à 5 cm de profondeur.

En région froide (nord-est de la France) ou en région montagneuse, la saison potagère est plus courte, alors cela vaut le coup de se donner un peu de mal pour que la terre se réchauffe plus vite au printemps.

Mais tous les jardiniers qui voudraient avancer leurs cultures de dix à quinze jours peuvent faire ce qui suit !

On dépaillera donc les parcelles du potager deux ou trois semaines avant l'installation des cultures, c'est-à-dire fin mars / début avril dans les régions les plus fraîches, et un peu avant dans les autres régions.

Ce n'est jamais bon pour une terre d'être à nu, car les pluies battantes, le vent et les intempéries à répétition vont finir par la tasser. Et une terre qui s'est compactée va se retrouver dans un état dégradé, elle aura perdu sa structure grumeleuse, les vers de terre seront moins actifs, elle va perdre en fertilité.

Alors que faire pour l'éviter ? Je vais détailler un peu plus loin mais je vous donne tout de suite la réponse : c'est d'étaler une couche de compost à la surface de la terre. Ce compost aura 3 effets bénéfiques : un effet protecteur (il amortira les pluies), un effet nourricier (il fertilisera la terre) et un effet chaleur (sa couleur sombre chauffera au soleil).

Pour ceux comme moi qui cherchent l'efficacité et le moindre effort,

l'idéal c'est d'avoir mis juste la bonne épaisseur de paillis au début de l'automne pour qu'il ait presque disparu à la fin de l'hiver. Quand je dis "presque disparu", je veux dire que ce paillis s'est décomposé dans sa plus grande partie et que l'on voit la terre à travers. Dans ce cas, il n'y a rien à faire, ce n'est pas la peine de le ratisser, la terre se réchauffera quand même car elle est en partie exposée au soleil.

C'est déjà super si vous avez mis du paillis, mais...

le top du top, c'est d'avoir toute l'année des plantes vivantes qui poussent dans la terre du potager.

Pendant l'hiver, cela peut être des cultures de légumes d'hiver (poireaux, mâche, choux parmi tant d'autres) ou alors des plantes dites "engrais verts".

Dans les deux cas, vous avez des racines vivantes qui travaillent votre sol pendant l'hiver, qui reçoivent l'énergie solaire, qui font de la biomasse, et qui captent même de l'azote pour certaines d'entre-elles.

Bon à savoir : les plantes vivantes réchauffent plus vite la terre qu'un paillis (mais moins vite qu'une terre nue) car elles assèchent le sol (phénomène de transpiration), ce qui diminue son inertie thermique.

Si on a mis des engrais verts, quand les couper ?

Je sais que beaucoup d'entre vous savent faire pousser des plantes engrais verts, mais peu savent comment les "détruire" et surtout à quel moment.

Ces doutes que vous avez sont tout à fait normaux car il y a de nombreuses possibilités, et je vais vous présenter ici celles que je trouve les plus utiles pour un potager qui, rappelons-le, n'est pas un champ agricole mais a pour vocation de produire des légumes une grande partie de l'année.

Le moment idéal pour faucher un engrais vert c'est au stade de la floraison. C'est à ce moment-là qu'il est à son maximum de développement, autant par son feuillage que ses racines (l'ensemble formant ce qu'on appelle la biomasse). Si on attend plus tard, les tiges vont devenir dures et ligneuses (donc plus difficiles à couper et plus longues à se décomposer).

À l'inverse, si on coupe ces plantes avant leur floraison, on tire un trait sur une partie de la biomasse qui aurait pu continuer à augmenter, et les plantes encore jeunes et vigoureuses auront une plus grande tendance à repartir et à faire des repousses (si on laisse les racines dans le sol).

Vous vous doutez bien qu'une fois de plus, il va falloir faire un compromis !

Surtout que si l'on a semé un mélange de plusieurs espèces différentes d'engrais verts, il y a très peu de chances qu'elles fleurissent toutes en même temps !

Car la plupart du temps, on a besoin de remettre en culture des parcelles potagères avant que les engrais verts (semés à l'automne précédent) aient atteint ce fameux stade de la floraison, qui survient en mars pour la moutarde, en avril pour la féverole ou la vesce et en mai pour le seigle.

Il ne faut donc pas avoir d'hésitation à arracher les engrais verts avant leur maturité complète, et si vous avez encore des scrupules, dites-vous qu'ils auront quand même fait la plus grande partie de leur travail en explorant la terre avec leurs racines vivantes pendant tout l'hiver.

En pratique, il m'arrive chaque année d'arracher mes engrais verts le jour même où je plante des pommes de terre ou des choux (en mars) et pareil pour les tomates (en mai).

Une autre possibilité que l'on peut appliquer quand on doit planter des légumes à grand espacement (tomates, courges...), c'est d'éclaircir les engrais verts uniquement aux endroits où l'on a prévu de planter les plants, en veillant à bien dégager un cercle assez grand autour du trou de plantation afin que la lumière du soleil puisse atteindre les jeunes plants.

Il faut que je vous parle tout de même d'un inconvénient des engrais verts qui est rarement évoqué :

dans le cas d'un mois d'avril avec peu de pluies, il y a un gros risque que les plantes engrais vert (qui sont maintenant bien développées) assèchent la terre (phénomène de transpiration des végétaux). Dans ce cas, on se retrouve ensuite avec une terre trop dure, qui manque d'activité biologique et qui devient très difficile à travailler.

Deux solutions s'offrent à nous : apporter l'eau manquante en irriguant régulièrement, ou alors rabattre les tiges des engrais verts en les coupant à 10 cm du sol. Ainsi leur surface foliaire s'en trouvera fortement réduite et elles évaporeront beaucoup moins d'eau. Pas d'inquiétude, elles vont s'en remettre et continuer à pousser sans problème !

Que faire des tiges, peut-on laisser les racines ?

Là aussi, nous allons distinguer ce qui se passe idéalement dans un champ agricole et comment nous pouvons l'adapter pour nos potagers.

L'un des objectifs des engrais verts, c'est d'augmenter la quantité de matière organique dans le sol. Après fauchage, les racines sont laissées en terre où elles vont se décomposer. Les tiges et les feuilles sont enfouies à faible profondeur (pas plus de 10 cm) pour pouvoir se décomposer en présence d'air (et éviter une fermentation néfaste).

Mais tout ceci ne se fait pas instantanément, il faut compter 6 à 8 semaines voire même plus si on le fait au début du printemps quand les températures sont encore basses et que l'activité biologique tourne au ralenti.

À moins d'avoir de la surface à revendre, peu de jardiniers peuvent se permettre d'attendre ce temps-là, car cela voudrait dire faire une croix sur les cultures de printemps et ne pas commencer à semer et à planter avant le mois de juin !

Voici donc comment je procède chaque année :

j'attends le dernier moment pour arracher les engrais verts, quelques jours avant de mettre en place une nouvelle culture de légumes, parfois le jour même.

Comme la surface de mon potager n'est pas très grande (et que je ne fais pas tout en une fois), je préfère arracher purement et simplement les engrais verts en tirant dessus à la main, la racine venant avec. C'est beaucoup moins fatiguant que de les couper à ras avec un outil (cisailles, houe ou même tondeuse à gazon), et il n'y a pas ou très peu de racines qui restent dans la terre, ce qui permet de préparer un lit de semis sans morceaux grossiers qui gêneraient la levée des graines.

À noter que si l'on ne fait pas de semis mais des plantations, on peut très bien laisser en terre les racines des engrais verts (sauf celles des graminées comme le seigle qui ont tendance à repousser). Les jeunes plants n'en seront aucunement gênés.

Que faire des engrais verts arrachés ?

On peut les mettre au tas de compost, mais je préfère les laisser sur place. Ils vont former un premier paillis qui va sécher et se décomposer assez rapidement (car c'est de la matière verte et fraîche) et la terre n'en sera que bonifiée.

Doit-on travailler la terre et la fertiliser ?

Là aussi, différentes stratégies sont possibles et vont dépendre de la nature de votre terre et de votre façon de voir les choses.

Seules les terres extrêmement bien structurées (par des apports de matières organiques réguliers année après année) peuvent se passer complètement de travail du sol.

Si vous avez cette chance (provoquée par vos actions) tant mieux, c'est autant de boulot en moins ! Pour ma part, j'y serais presque mais il se trouve qu'il y a un élément perturbateur dans mon potager : ce sont les mulots. Ils creusent une multitude de galeries sous les légumes (bizarrement ils ne les boulottent quasiment pas à part quelques pommes de terre) et cela donne un sol creux dans lequel les racines rencontrent du vide et par où l'eau d'arrosage se perd.

C'est pour cela que je suis obligé de faire un passage à la grelinette deux fois par an pour détruire les galeries des mulots.

Prenons maintenant le cas d'une terre en cours d'amélioration,

mais qui a tendance à se recompacter pendant l'hiver. Si on veut avoir de beaux légumes, il va falloir l'ameublir, et si on veut qu'elle s'améliore, il va falloir l'amender.

Pour l'ameublir, le mieux c'est un passage avec la grelinette (ou la fourche-bêche). Sur ce blog vous ne me verrez jamais conseiller l'utilisation d'un motoculteur (à part pour le retournement initial du terrain au moment de la création d'un potager).

C'est aussi l'occasion d'épandre du compost...

... si on ne l'a pas fait en automne. Une petite couche suffit pour maintenir une bonne fertilité de la planche de culture : 1 cm d'épaisseur, ce qui revient à mettre un seau de 10 litres de compost par mètre carré. C'est la "dose d'entretien".

Par contre si la terre manque de structure et a besoin d'être amendée, on pourra doubler (voire tripler pour une terre vraiment pauvre) la quantité de compost.

Je ne suis pas adepte des engrais en poudre du commerce, mais pour ceux qui souhaitent en mettre, c'est à ce moment que ça se fait.

Le compost c'est juste en surface ou bien faut-il l'enfouir ?

C'est une très bonne question ! Je répondrais que ça dépend de deux choses : si la terre est drainante / si la région est pluvieuse.

En terre très drainante (sol sableux) ou en région pluvieuse, on peut se contenter d'épandre le compost à la surface car il sera rapidement absorbé par la terre.

Par contre en sol argileux (terres lourdes) ou en région où la pluviométrie est relativement faible (et aussi dans le cas d'une terre très pauvre d'un potager nouvellement créé), le compost profitera mieux à la terre si on le mélange à celle-ci sur une profondeur de 5 à 10 cm.

Pour finir et pouvoir semer et planter des légumes, il restera à émietter et égaliser la terre. Le râteau est l'outil parfait pour cela.

Faites avec la météo plus qu'avec le calendrier !

Rien ne sert de préparer sa terre si elle est détrempée. S'il a plu à verse récemment chez vous, il faut absolument attendre que l'eau se soit évacuée vers les profondeurs.

Sinon vous allez faire plus de mal que de bien en voulant travailler la terre car elle se tasse plus facilement que si elle était sèche. Sans parler que ça va diablement coller aux outils !

Et si les mauvaises conditions météo ne vous permettent pas de tenir votre planning des cultures, pourquoi ne pas faire vos propres plants pour tous ces légumes, en les semant dans des godets bien à l'abri à la maison ?

À part les carottes et les radis, je sème absolument tous mes légumes en godets. Ceux qui se cultivent au printemps sont prêts généralement 3 semaines à un mois plus tard. Cela me laisse largement le temps de préparer les plates-bandes potagères qui vont les accueillir.

Si vous avez des questions sur tout ce qu'on vient de voir, on se retrouve dans les commentaires !

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Parce que ce n'est pas facile de réussir son potager naturel à tous les coups, je prépare pour vous chaque semaine :

  • un article pratique où je vous apprends une nouvelle technique de culture que vous pourrez appliquer chez vous,
  • ou une vidéo qui vous montre ce qui pousse maintenant dans mon potager (y compris les ratages et les leçons à en tirer).
lm Général

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Réponses

Les commentaires :
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  1. andre susini (Var)

    Bonjour
    Je n'en peu plus de ma terre trop compacte depuis 4 ans je met de l'engrais vert fèverolles et avoine, et rien ne change ma terre est compacte une fois passé la grelinette ou la bêche il n'y a que des boules compactes noires quand elles sont humide et marron sèche d'une dureté pas possible. Je suis donc obligé chaque année de passer le motoculteur., sinon impossible de planter quoi que ce soit et encore moins semer. J'en suis à me demander de remplacer ma terre mais difficile de trouver de la bonne. Je précise que j'ai seulement trois bacs de 1,2 M par 4 M de long et 0,40 cm de haut. Je pense a mettre a l'automne une couche de 15 a 20 cm de fumier plus ou moins composté. Que faire avant d'abdiquer? Merci a qui pourra m'orienter.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour André
      Je suis un peu dans le même cas que vous ici à Toulouse : pluviométrie très faible, chaleur et vent qui dessèchent la terre, avec en plus des cailloux qui drainent trop vite le peu d'eau qui tombe.
      Et comme je n'ai que l'eau de ville pour arroser, je suis parcimonieux, trop parcimonieux même car c'est le manque d'humidité de ma terre qui fait qu'elle ne se bonifie pas aussi vite qu'elle le pourrait.
      En effet dans un sol sec, les organismes vivants ont du mal à faire leur travail. Par exemple cette année j'ai commencé à arroser ma terre dès la mi-mars, même s'il n'y a aucune culture qui pousse encore, juste pour éviter que le sol ne sèche et se fendille.

      À Pourrières, j'ai l'impression que vous êtes aussi dans un climat avec peu de jours de pluie et un air très sec en été. Donc le manque d’humidité pendant une bonne partie de l’année freine le travail des organismes du sol, surtout si la terre reste nue ou chauffe fort.

      Du coup, votre problème vient probablement de deux choses en même temps : une terre très argileuse, qui se compacte naturellement, et un climat local qui manque d’humidité régulière en saison chaude pour transformer vite les apports en humus. Les engrais verts que vous semez ne sont donc pas inutiles, mais chez vous ils ne suffisent pas à eux seuls pour changer la structure.

      Votre idée de fumier est bonne, mais il faut l’utiliser comme il faut. Une couche de 15 à 20 cm, c’est beaucoup trop épais d’un coup. Vous créez une couche asphyxiante. Il vaut mieux mettre 5 à 7 cm maximum, puis mélanger légèrement en surface ou laisser les vers de terre faire le travail.

      À votre place, je ferais plutôt comme ceci : à l’automne, je mettrais 3 à 5 cm de compost bien mûr, puis par-dessus 2 à 4 cm de fumier déjà bien décomposé, pas frais. Ensuite, je couvrirais tout avec un paillage épais, par exemple foin, feuilles mortes ou broyat, pour garder l’humidité et nourrir le sol lentement pendant l’hiver. C’est cette humidité conservée qui fera une vraie différence chez vous.

      Le point très important dans votre secteur, c’est de ne jamais laisser la terre nue. Dans le Var, avec la chaleur, le vent et les périodes sèches, une terre nue durcit vite et la matière organique se dégrade mal en surface. Il faut donc soit un paillage permanent, soit une culture en place, soit un engrais vert. Et même avec une telle couverture, il faut quand même surveiller si la terre sèche et si besoin faire des arrosages complémentaires.

      Je vous conseille aussi d’arrêter le motoculteur. Sur le moment, il donne l’impression d’assouplir la terre, mais sur une terre argileuse il finit souvent par casser les mottes en surface et recréer du compactage en dessous. Mieux vaut aérer doucement à la grelinette seulement quand la terre est ressuyée, jamais quand elle colle, puis laisser les racines et la vie du sol prendre le relais (toujours en présence d'humidité).

      Autre piste utile dans vos bacs : au lieu de vouloir transformer toute l’épaisseur d’un coup, essayez déjà d'améliorer les 10 à 15 premiers centimètres. Si vous apportez chaque année les matières que je vous ai conseillées ci-dessus, c’est la couche de culture du dessus qui va s’améliorer d’abord. Et dans un bac de 40 cm, c’est déjà celle qui compte le plus pour les plantations.

      Je ne saurais trop insister sur la nécessité de garder la terre légèrement humide en permanence toute l'année, c'est la condition indispensable pour qu'elle puisse s'améliorer.

      Avatar de nicolas
      1. andre susini (Var)

        Bonjour et merci Nicolas pour vos bons conseils que je vais adopter. Je viens de trouver du fumier composté de plusieurs années je vais m'en servir dés aujourd'hui en fines couches pour nourrir mes plantations, et a l'automne je suivrais vos conseils.
        Bon jardinage.

  2. Danièle (vosges)

    Bonjour
    A l'emplacement de futures cultures de cucurbitacées, à l'automne j'avais étendu des restes de cultures, foin et feuilles. La terre argilo/limoneuse très humide, je me demande si je dois la recouvrir d'une bâche noire pour, à la fois réchauffer la terre et ne pas laisser les herbes repousser et mettre du compost quelques semaines avant la plantation. Ou, seulement mettre du compost dès
    maintenant en l'intégrant et par dessus la bâche. La terre étant très dure à cultiver.
    Merci pour votre réponse !

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Danièle,

      Dans un sol argilo-limoneux qui reste très humide, il faut en effet faire attention à ne pas trop le travailler, surtout quand il est encore lourd et collant. Intégrer du compost maintenant en le mélangeant à la terre risque de tasser davantage le sol si les conditions ne sont pas idéales.

      Le fait d’avoir déjà mis des restes de cultures, du foin et des feuilles est plutôt une bonne base. Cette matière va continuer à se décomposer et améliorer la structure du sol.

      La bâche noire peut être utile dans votre cas, surtout pour deux raisons : limiter la repousse des herbes et aider le sol à se réchauffer un peu plus vite au printemps. Par contre, il n’est pas forcément nécessaire d’enlever la couverture organique ni de travailler la terre en profondeur.

      Vous pouvez simplement laisser les matières déjà en place, ajouter une couche de compost mûr par-dessus si vous en avez, puis poser la bâche. Cela permettra au sol de se réchauffer et aux vers de terre de continuer à travailler dessous.

      Quelques semaines avant la plantation des cucurbitacées, vous pourrez retirer la bâche, écarter un peu les matières en surface et planter directement en faisant un trou assez large rempli de compost. Ces plantes aiment justement les sols riches en matière organique en décomposition.

      Si votre sol est vraiment très dur, l’objectif sur plusieurs saisons sera surtout de continuer à l’alimenter en matières organiques et de le couvrir. Petit à petit, la terre devient plus souple et plus facile à travailler.

      Donc la bâche peut être intéressante, mais surtout pour accompagner le travail déjà fait par les matières organiques, sans chercher à retourner la terre.

      Avatar de nicolas
      1. Danièle (vosges)

        Merci Nicolas pour votre réponse claire et précise.
        En effet, deux jardins dont un à une petite heure de mon domicile avec une terre argilo-limoneuse et l'autre sur place avec une terre sableuse, filtrante. Donc pas toujours facile à gérer !!
        La météo annoncée la semaine à venir va me permettre de mettre en application vos précieux conseils dans le sens de toujours s'améliorer pour de meilleurs résultats.
        Merci encore et bon jardinage !

  3. Valérie (Luxembourg)

    Merci
    C'est clair et concis
    Pas d'accroches tonitruantes qui ne livrent que des bribes de solutions après 2 pages de banalités.
    Continuez comme cela svp!

  4. René (entre Lyon et Dijon, dans le Charolais)

    De la nuance et du bon sens, une adaptation aux conditions locales : bravo !
    Et merci pour vos conseils !...

  5. Eve Ospiri (Louvier en Normandie à 40km de Rouen)

    Bonjour Nicolas, merci pour vos articles. j’ai semé de l’engrais vert début novembre, il n’a jamais levé. En fait 1 ou 2 semaines après j’ai commencé à mettre mon paillis (feuille de noisetier et figuier) pour protéger la terre. Cela a du étouffer les engrais verts je pense. J’imagine qu’il ne lèvera plus. Dois je ressemer avant les plantations de juin ou est-ce trop tard ? Merci bcp.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Eve

      Il est très probable que votre engrais vert n’ait pas levé à cause du paillage. Les graines d’engrais verts ont besoin d’être en contact avec la terre et d’avoir un peu de lumière et d’humidité pour germer. Si une couche de feuilles a été mise rapidement par-dessus, cela peut effectivement empêcher la levée.

      Mais ce n’est pas forcément un problème pour la suite. Comme vous plantez en juin, il vous reste encore un peu de temps pour semer un engrais vert de printemps.

      Certaines espèces poussent assez vite. Par exemple la phacélie ou la moutarde peuvent lever rapidement et produire un couvert en environ 6 à 8 semaines. Elles se sèment généralement entre mars et mai et peuvent servir à préparer le sol avant une culture d’été comme les tomates ou les courges.

      Donc oui, vous pouvez tout à fait ressemer maintenant si votre sol se réchauffe un peu. Dans ce cas, il vaut mieux écarter le paillis, semer les graines directement sur la terre puis éventuellement remettre un paillage léger après la levée.

      Ensuite il faudra simplement couper l’engrais vert quelques semaines avant vos plantations de juin, et laisser les plantes coupées sur le sol comme paillage.

      Après, c’est aussi à nuancer un peu. Si votre sol est déjà couvert de feuilles et que la terre reste protégée, l’intérêt de ressemer n’est pas indispensable. Un paillage de feuilles nourrit déjà la vie du sol et limite les mauvaises herbes.

      Donc deux options peuvent se défendre : soit vous laissez les feuilles faire leur travail et vous plantez directement en juin, soit vous ressemez un engrais vert rapide comme la phacélie ou la moutarde pour produire un peu plus de végétation avant vos cultures.

      Dans votre situation, les deux approches peuvent très bien fonctionner.

      Avatar de nicolas
      1. Eve Ospiri (Louvier en Normandie à 40km de Rouen)

        Un grand merci pour votre réponse détaillée.

  6. Christine (Pied du Jura suisse (450m))

    Bonjour Nicolas ! Si la plupart des jardiniers préparent leur potager pour les cultures, d’autres les mettent en jachère (pour cette année seulement et pour des raisons de santé). Dans cette situation, quelle est la solution idéale: semer des engrais verts, conserver et compléter les paillis ou… tout laisser aller? À moins que vous n’ayez d’autres propositions! Par ailleurs, faut-il mettre en fonction l’arrosage automatique pendant cette jachère (eau de pluie)? Merci de votre réponse et des tous vos conseils.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Christine

      Quand on met un potager en pause pendant un moment, le plus important est surtout de ne pas laisser la terre nue. Un sol couvert reste vivant, se tasse moins et redémarre beaucoup plus facilement l’année suivante.

      Plusieurs approches peuvent fonctionner. Semer des engrais verts est une bonne solution si vous avez l’énergie de le faire au printemps. Pour une mise en jachère qui ne va pas durer plus d'une année, je recommanderais des engrais verts annuels (et non des graminées). Des plantes comme la phacélie, la moutarde ou un mélange avec des légumineuses couvrent rapidement le sol et l’améliorent pendant la saison. On peut ensuite les faucher et les laisser se décomposer sur place.

      Mais si vous préférez quelque chose de plus simple, garder le sol bien paillé est aussi une très bonne option. Une bonne couche de feuilles, de foin ou de broyat va protéger la terre, nourrir la vie du sol et limiter la pousse des herbes. Ce n’est pas une “jachère sauvage”, mais c’est déjà très bénéfique.

      Laisser complètement la parcelle sans rien faire est la solution la moins intéressante, car certaines herbes peuvent vite prendre le dessus et produire beaucoup de graines. Cela peut demander plus de travail pour remettre le potager en route l’année suivante.

      Concernant l’arrosage automatique, ce n’est généralement pas nécessaire pendant une jachère. Les engrais verts ou les plantes spontanées se débrouillent en général avec la pluie. À 450 m au pied du Jura, l’humidité naturelle suffit la plupart du temps. L’arrosage ne serait utile qu’en cas de longue période de sécheresse si vous vouliez vraiment maintenir un couvert végétal très dense.

      Donc l’idéal dépend un peu de votre énergie du moment : semer un engrais vert si vous le pouvez, ou simplement maintenir un bon paillage si vous voulez quelque chose de très simple. Dans les deux cas, le sol restera protégé et le potager repartira plus facilement quand vous reprendrez les cultures.

      Avatar de nicolas
  7. Annie (Belgique frontière Haut de France)

    Merci pour vos conseils très intéressants

  8. Marina (Bearn)

    Bonjour Nicolas
    Merci pour ce résumé très complet, qui m’encourage à mettre du cœur à l’ouvrage.
    J’ai une question sur les engrais verts que j’ai semé à l’automne. J’ai semé un mélange de seigle et de moutarde sur deux parcelles, mais le coup de froid de janvier les a faits en partie geler. J’ai donc un mélange de tiges gelées et de moutarde en fleurs. Que faire ? Arracher ? Couper et enterrer ?
    Merci de ton retour

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marina

      Ce que vous observez est assez classique après l’hiver. La moutarde gèle souvent lors des fortes gelées, alors que le seigle résiste mieux. On se retrouve donc au printemps avec un mélange de plantes encore vivantes et d’autres déjà couchées par le froid.

      Dans ce cas, il n’est généralement pas utile d’arracher ni d’enterrer. Les tiges de moutarde qui ont gelé vont se décomposer toutes seules et nourrir le sol. Vous pouvez simplement les laisser sur place.

      Pour la moutarde qui est déjà en fleurs, le mieux est souvent de la couper assez vite, avant qu’elle ne fasse des graines. Vous pouvez la couper au ras du sol et laisser les tiges sur la terre comme un paillage. Les racines resteront dans le sol, ce qui est bénéfique pour la structure.

      Concernant le seigle, tout dépend un peu de ce que vous comptez planter ensuite. S’il est encore petit, vous pouvez le couper en même temps que le reste et laisser la matière sur place. S’il est déjà bien développé, il vaut mieux le coucher ou le couper quelques semaines avant les plantations pour qu’il commence à se décomposer.

      Enterrer les plantes n’est pas indispensable et peut même ralentir un peu la vie du sol, surtout si la terre est encore humide au printemps. Le plus souvent, le plus simple est de couper et de laisser la végétation en surface.

      Donc dans votre situation, vous pouvez simplement couper ce qui est encore vivant et laisser tout cela sur place. Les parties gelées vont continuer à se décomposer et l’ensemble fera une bonne base de matière organique pour les cultures suivantes.

      Avatar de nicolas
  9. Corinne (Normandie)

    Bonjour, un grand merci déjà pour vos bons conseils
    je cultive sous serre et cet hiver j’ai mis des mauvaises herbes, du carton et recouvert de foin. Quand puis-je enlever ce foin avant de retravailler ma terre et que dois-je en faire ? Le jeter ? Le remettre au compost ?
    En vous remerciant de votre réponse

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Corinne,

      Sous serre, la décomposition se fait souvent plus vite qu’au jardin parce que le sol se réchauffe plus tôt au printemps, mais à condition d'avoir arrosé car la pluie ne pénètre pas sous la serre.
      Le mélange que vous avez mis (mauvaises herbes, carton et foin)
      devrait donc continuer à se transformer et à nourrir la terre.

      Il n’est pas forcément nécessaire d’enlever complètement le foin. Dans beaucoup de cas, on peut simplement l’écarter à l’endroit où l’on va semer ou planter, puis le remettre autour des plants ensuite. Cela permet de garder le sol protégé et de limiter les herbes qui repoussent.

      Si la couche est encore très épaisse ou si le foin est peu décomposé, vous pouvez en retirer une partie au moment de préparer les cultures. Dans ce cas, vous pouvez tout à fait le remettre au compost ou le garder pour pailler ailleurs au jardin. Rien n’est perdu.

      Pour retravailler la terre, parfois il suffit simplement d’aérer un peu la surface et d’ajouter du compost, sans forcément travailler profondément.

      Donc l’idée n’est pas de tout enlever et de repartir à zéro. Le plus souvent, on écarte le paillage là où on plante, puis on le remet ensuite pour continuer à protéger et nourrir le sol.

      Avatar de nicolas
      1. Corinne (Normandie)

        Un grand merci Nicolas pour vos bons conseils
        Belle journée

  10. tolunq (Savoie)

    Bonjour
    On est le 8 mars 26 et je viens d'étendre du compost sur tout mon potager. A l'automne j'avais planté de la féverole. Elle est sortie mais pas bien haut. c'est pratiquement tout au raz de la terre. mais tout est sorti.
    Là je dois passer la grelinette pour faire pénétrer le compost. mais que faire de la féverole à peine sortie ?
    En passant le grelinette, j'ai vais l'arracher. je ne pourrais pas laisser les racine dans le sol. Dommage quand-même.
    d'après vous je dois faire quoi , car à part l'arracher en passant la grelinette et l'enfouir dans le sol, je ne vois pas d'autres solutions.
    faut-il que je l'enlève, la broie et la remette après dans le sol mélangé au compost ou alors la laisser dans le sol arrachée par la grelinette et donc mélangée à la terre et compost par la passage de la grelinette ?
    Merci encore pour votre précisons.
    Cordialement

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Tolunq

      La situation n’est pas idéale, mais ce n’est pas non plus très grave. La féverole que vous avez semée a déjà commencé à faire son travail, même si elle est encore petite. Ses racines ont déjà un peu structuré le sol et commencé à capter de l’azote.

      Le point à nuancer, c’est le passage de la grelinette. Normalement elle sert surtout à aérer la terre sans la retourner, donc on évite en général de chercher à mélanger le compost avec la terre. Le compost peut très bien rester en surface, les vers de terre vont progressivement l’incorporer.

      Si vous passez la grelinette maintenant, vous allez effectivement arracher une bonne partie de la féverole, et vous perdrez une partie de l’intérêt de cet engrais vert.

      La solution la plus simple serait plutôt de laisser la féverole tranquille encore un peu. Elle va continuer à pousser au printemps, et vous pourrez la couper au moment de préparer les plantations. À ce moment-là, vous la coupez au ras du sol et vous laissez les racines en place, ce qui est justement le plus intéressant pour la structure du sol.

      Le compost que vous venez d’épandre peut rester en surface en attendant. Il n’y a pas d’urgence à l’enfouir.

      Si malgré tout vous souhaitez absolument passer la grelinette, alors vous pouvez simplement coucher et arracher la féverole au passage et la laisser sur place. Elle se décomposera dans le sol avec le compost. La broyer et la remettre ne changera pas énormément les choses.

      Donc dans votre cas, la solution la plus douce pour le sol serait de ne pas passer la grelinette tout de suite et de laisser la féverole poursuivre sa croissance. Mais si vous la dérangez maintenant, ce ne sera pas non plus une catastrophe pour votre potager.

      Avatar de nicolas
  11. René-Paul

    Bonjour, Globalement j'ai à peu près la même démarche. Cependant, cette année, mon engrais vert (phacelie + moutarde) à été couché par la neige. Je l'ai donc coupé avec la houe (je n'avais pas pensé à l'arracher). Il est donc resté plus longtemps à commencer à se décomposer sur le sol. Je dégage la terre au fur et à mesure avec une fourche avant de passer la biobêche (chez moi pas de grelinette, mais une biobêche achetée chez Hervé Legal, artisan forgeron qui produit des outils de qualité, qui ne plient pas en présence de grosses pierres). Aulx, oignons, échalotes sont en place. D'autres semis sont en cours en godets à l'intérieur, en essayant d'appliquer les vos conseils glanés dans votre livre "faire ses plants et les réussir ". Les premières tomates sortent de terre dans leurs bouteilles ( toujours selon vos conseils). En attendant, je prépare mon terrain, mais le garde couvert. Chez moi ça sèche trop vite et il me faudra encore quelques années d'apport d'humus pour qu'il soit vraiment optimum.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour René-Paul
      Merci pour ce retour d'expérience.

      Même couché par la neige, votre engrais vert reste utile. Le fait de l’avoir coupé et laissé se décomposer en surface va quand même nourrir le sol.

      Vous auriez aussi pu ne rien faire, je suis prêt à parier que les plantes auraient redémarré.

      Et vous avez raison de garder le sol couvert si votre terre sèche vite. Avec les apports réguliers de matière organique, sa structure va continuer à s’améliorer au fil des années.

      Avatar de nicolas
      1. Marina

        En effet … la moutarde a redémarré même après le gel

  12. yves Belliard (35 Bretagne)

    bel article qui aborde concrètement le début de saison!!!

  13. Yolande (Alpes maritimes, vallée de la Roya,)

    Super l'article. J'ai beaucoup de place. Peut-on planter les engrais verts dans un autre endroit que celui des plantations de légumes. J'habite à BREIL SUR ROYA, 300 m d'altitude. Ici c'est beaucoup d'oliviers et le terrain est en restanques, argileux avec beaucoup de pierres.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Yolande,

      Les engrais verts sont des plantes qui ont été sélectionnées pour enrichir le sol, mais aussi pour être faciles à détruire en fin de cycle. Dans un potager, c’est très pratique car on peut les couper puis enchaîner rapidement avec une culture de légumes.

      Si, dans votre climat, vous arrivez à faire pousser des engrais verts dans une autre partie du jardin, vous pourrez toujours récupérer le feuillage une fois coupé pour nourrir votre potager. Par exemple en l’ajoutant au compost, ou simplement en l’utilisant comme paillage au pied de vos légumes.

      En revanche, je ne connais pas votre climat, je ne sais pas s'il est sec ou humide, et ils se pourrait que les engrais verts poussent difficilement sans arrosage.

      Dans ce cas, il peut être intéressant de laisser pousser plutôt des plantes vivaces bien adaptées au climat, puis de récupérer de temps en temps ce que vous taillez pour en faire du paillage.

      L’avantage est que ces plantes vivent longtemps, demandent très peu d’eau une fois installées, et produisent régulièrement de la végétation que vous pouvez utiliser pour améliorer le sol de votre potager.

      Je ne suis pas spécialiste mais vous pouvez peut-être regarder du côté de la lavande ou de la santoline.

      Avatar de nicolas
  14. martine (54 Meurthe et Moselle)

    Merci beaucoup Nicolas de répondre aussi vite.
    Aie aie les 3/4 de mon potager est donc condamné 😫. Y a pas d'autres solutions ç'est bien ca Nicolas ?

  15. didier combet

    Bonjour, Nicolas, exellent article qui nous permet d apprendre beaucoup de chose sur la terre de notre potager, très utile en ce début de saison, merci et bon dimanche.

  16. Mlaure (Nord)

    Merci pour cet article très complet

  17. martine (54 Meurthe et Moselle)

    Bonjour Nicolas
    Ton article tombe à point ! Merci beaucoup pour tous tes conseils. Cet article est plus que complet. Je crois que cette année je vais laisser de côté les engrais verts. (Desolee) En effet je n'en n'ai pas eu une bonne expérience. Il y a 2 ans j'ai eu le pb de l'avoine qui s'est confondu avec le chiendent et qui se résseme partout. Puis l'an dernier je n'aurais pas du planter mes légumes au beau milieu des engrais car ca n'a rien donné. (je le le savais pas).
    Puis catastrophe la LUZERNE que je n'aurais pas du semer un peu partout (potager 100m2)en melange avec d'autres EV (réservée aux champs agricoles) mais ca je ne le savais pas non plus. J'en arrive à ma question Nicolas :
    1 Même avec la grelinette je n'arrive pas à déraciner cette foutue luzerne. Comment faire ?
    2 Est ce que je peux semer des fèves dès
    maintenant ? Je suis dans le NE Nancy 54 et
    Est ce que la feve est de la feverole un EV ?
    Je te remercie pour tes reponses et te souhaite un bon dimanche

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Martine

      La luzerne est une plante très vivace avec une racine pivot très profonde, parfois plus d’1 m. C’est pour cela que la grelinette ne suffit pas à l’enlever complètement. Si la racine casse et qu’un morceau reste en terre, la plante repart.

      La solution la plus simple est de couper régulièrement les repousses au ras du sol. À force d’être coupée, la plante s’épuise peu à peu car elle ne peut plus reconstituer ses réserves dans la racine. Vous pouvez aussi couvrir la zone avec un carton épais et du paillage par-dessus pendant plusieurs mois. Le manque de lumière finit par affaiblir fortement la luzerne.

      C'est pour ces raisons que je ne recommande jamais d'utiliser la luzerne comme engrais vert dans un potager. C'est une plante pour les prairies que l'agriculteur veux laisser en jachère pendant plusieurs années.

      Concernant les fèves, oui vous pouvez en semer maintenant dans votre région si la terre n’est pas trop détrempée. La fève supporte bien le froid et c’est même une culture qui aime démarrer tôt au printemps.

      La fève et la féverole sont très proches. La différence est surtout la taille de la plante (et des gousses) et l’usage qu’on en fait. La fève est cultivée pour être mangée, alors que la féverole est plutôt utilisée comme engrais vert, mais leur goût est le même.Mais ce sont toutes les deux des légumineuses qui enrichissent le sol en azote.

      Si vous semez des fèves, on peut tout à fait considérer cela comme un engrais vert si vous remettez ensuite les gousses (après les avoir épluchées et consommé les grains) sur le sol au pied de la plante. La décomposition des tiges et leurs racines laisseront quand même de l’azote dans le sol pour les cultures suivantes.

      Avatar de nicolas
  18. Christine (Bruxelles)

    Article hyper intéressant, sans doute parce qu'il répondait à ma question du jour! Une petite question encore : cela a-t-il encore un sens de semer de l'engrais vert maintenant ?
    Je n'ai que de la paille décomposée sur mes parcelles (Bruxelles, belgique)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Christine

      Cela peut encore avoir un sens de semer un engrais vert maintenant, mais cela dépend surtout du moment où vous prévoyez de planter vos prochains légumes.

      Si vous comptez planter des légumes d’été comme les tomates vers la mi-mai, il reste environ deux mois. Dans ce délai, un engrais vert n’aura pas beaucoup de temps pour bien se développer. On peut toujours le semer et le faucher jeune, et même jeune il apportera déjà un peu de matière organique et de vie dans le sol.

      C’est surtout intéressant quand la terre est nue. Dans ce cas, semer un engrais vert permet d’occuper le sol pendant ce laps de temps, même si on doit le couper alors qu’il est encore petit.

      Mais dans votre cas, puisque vos parcelles sont déjà couvertes de paille décomposée, le sol est déjà protégé et nourri. Dans cette situation, il est plus simple et plus utile de laisser ce paillage en place et de planter directement dedans le moment venu, en écartant la paille à l’endroit où vous mettez vos plants, ou en dépaillant juste le rang où vous voudrez faire un semis en pleine terre.

      Avatar de nicolas
      1. Christine (Bruxelles)

        Merci beaucoup pour cet éclairage !

  19. Anne—France (Annevoie Belgique)

    Merci beaucoup pour cet article très intéressant concernant le démarrage de la saison au potager.

  20. Eric (Zaventem (Belgique))

    Bonjour Nicolas, mon sol étant argileux je récolte chaque année des carottes courtes et fourchues. Quel conseil peux-tu me donner: faire ajouter du sable à l’argile?(si oui: quel type de sable ? Blanc, jaune ?); ou alors construire un carré potager dédié aux carottes avec du sable ou autre (limon?). Merci.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Eric
      Ajouter du sable dans une terre argileuse n’est en général pas une bonne solution car on peut obtenir une terre très dure, un peu comme du béton. Et il faudrait en mettre une très grande quantité pour que cela change vraiment la structure du sol.

      Le plus simple est souvent de cultiver les carottes dans un carré potager ou une butte remplie d’une terre légère et profonde. Vous pouvez utiliser un mélange de bonne terre de jardin tamisée avec du compost bien mûr. L’idée est d’avoir une terre souple sur au moins 25 à 30 cm de profondeur pour que les racines puissent descendre facilement.

      Pensez aussi à choisir des variétés de carottes adaptées aux sols lourds, comme les carottes demi-longues ou courtes (par exemple type Chantenay ou Marché de Paris). Elles réussissent beaucoup mieux que les variétés longues dans ce genre de terrain.

      Avatar de nicolas
      1. Eric (Zaventem (Belgique))

        Merci Nicolas, je prendrai l’option du carré potager. Bonne semaine à toutes et tous.

  21. Anonyme

    Très bien on a des bonnes explications merci ça nous permet de bien faire le départ du jardin merci

  22. nicolas (Toulouse)

    Bonjour Liliane,
    Pour la pollution, comment pourrais-je savoir ? 😉 Peut-être que votre mairie a des éléments de réponse. Dans le doute, vous pouvez toujours installer des carrés potagers surélevés avec de la terre rapportée.
    Les taupes ne se nourrissent pas de légumes mais de vers. Si vous avez juste quelques monticules, on peut laisser faire et souvent la taupe va ailleurs au bout de quelques temps.

    Avatar de nicolas
  23. Marcelle (Canton de Vaud, Suisse 450 m. d'altitude)

    Ma méthode pour protéger les plantons:
    Je prépare mes plantons de carotte ( Amsterdam) à l'intérieur, dans des rouleaux de papiers hygiéniques. Au bout de 5 à 6 semaines , je les mets en terre, sans retirer le carton et je protège chaque rouleau avec une bouteille en plastique découpée en haut et en bas, puis ceinturée avec un stop limace ajusté à mi-hauteur. Je cale bien les bouteilles avec de la terre pour qu'elles restent bien en place au moment des arrosages. C'est la seule méthode efficace, dans mes bacs surélévés ( les hérissons ne peuvent pas atteindre ces espaces). L'an dernier, j'ai eu des carottes jusqu'au mois de décembre.
    Je fais quasiment la même chose avec les plantons de petits pois, haricots, rampons, salade, radis blancs, choux ... si ce n'est que j'utilise des pots de récupération dont je découpe le fond et que je ceinture avec cette bande de grillage stop limace. sans cela, je nourris ces gastéropodes. Dans la mesure du possible, je récupère les spécimens que je trouve, le matin et je les délocalise vers un petit étang, s'ils veulent revenir, ils doivent traverser des champs cultivés et donc farcis d'herbicides et pesticides divers ...
    Mes pots ou bouteilles resservent d'une année à l'autre, il faut juste de la place pour les stocker.
    Merci beaucoup pour les conseils !
    Meilleures salutations! Marcelle Orny Suisse

    1. nicolas (Toulouse)

      Il y a aussi la bonne vieille solution des coupelles remplies de bière. On entend partout que ça attirerait toutes les limaces du quartier mais c'est une info sans fondement qui est sans cesse répétée par ceux qui ne font pas de vérification.
      Après les avoir décriés, je me suis remis à les utiliser depuis l'année dernière et c'est plutôt efficace je dois dire.

      Avatar de nicolas
      1. Marie (66)

        Merci Nicolas, la bière c'est vrai c'est super efficace... s'il ne pleut pas , car les pièges sont noyés, il faut en remettre constamment ! Il faudrait un petit toit pour qu'il ne pleuve pas dedans. J'avais goupillé ça avec des bouteilles plastiques découpées... à refaire.

    2. Marie (66)

      Merci Marcelle.
      J'ai essayé les rouleaux de PQ, mais ils constituent de véritables cheminées d'assèchement de la terre ; chez nous les printemps sont généralement très secs, avec des difficultés pour faire lever les graines. Mais cette année ça pourrait aller ! mais j'ai balancé tous mes rouleaux de récup...Oui les bouteilles je les utilise, j'en ai 2 barils pleins, ça tient une place pas possible ! Le mieux encore c'est d'y aller tous les matins, en inspectant les cachettes. Merci quand même !

  24. Mana 56 (Vannes)

    Bonjour Nathalie, je vous conseille un semis de lupin jaune + bleu en mélange pour l'agrément. Les insectes pollinisateurs les adorent 🐝🦋🐞, j'ai lu plusieurs articles sur cette plante aux multiples vertus, voilà un lien pour en savoir plus: https://agro-alyzes.com/conseils-accompagnement/le-lupin-dor/ Je vous souhaite un prompt rétablissement et bien profiter de votre jardin !

  25. Thérèse (Région toulousaine)

    Bonsoir Nicolas
    Merci pour cet article très instructif.
    Juste une question:
    J'ai semé en automne 3 engrais verts en mélange: seigle, moutarde et févérole.
    Je les ai fauchés le 6 mars dernier et laissé en surface une quinzaine de jours. Or le seigle repartait. Je les ai enfoui légèrement en espérant que le seigle ne viendra pas envahir mon potager!
    Dans ta lettre de ce dimanche, tu dis qu'il vaut mieux ne pas laisser les racines du seigle en terre et qu'il est préférable de l'aracher.
    J'en conclu qu'il vaut mieux ne pas semer le seigle mélangé à un autre engrais vert ? Qu'en penses-tu?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Thérèse,
      C'est un fait connu que le seigle est plus difficile à stopper que d'autres EV, surtout quand on l'arrache avant qu'il ait formé son épi.
      Mais de la à craindre qu'il soit envahissant, ce n'est pas du tout le cas.
      Au contraire les pros préconisent de mélanger le plus grand nombre possible d'espèces d'EV, jusqu'à une dizaine, et cela inclut le seigle.

      Avatar de nicolas
      1. Thérèse (Région_toulousaine)

        Merci beaucoup Nicolas! Bonne journée

  26. nicolas (Toulouse)

    Bonjour Catherine,
    Merci !
    Le diable se cache dans les détails, comme le dit si bien l'expression.

    Avatar de nicolas
  27. nicolas (Toulouse)

    Bonjour Julien,
    Pour moi, ce serait bien trop contraignant ! 😉
    Pour vous... c'est à vous de voir !

    Avatar de nicolas
  28. Anonyme

    Bonjour. Merci pour ce partage à la fois synthétique et complet ! il permet de "se"situer, c'est à dire de situer son potager par rapport aux méthodes optionnelle que vous expliquez...

  29. Mana 56 (Vannes)

    Bonjour Chantal, si cela peut vous aider...
    https://www.youtube.com/watch?v=KlEEvfKIqFo

  30. nicolas (Toulouse)

    du compost 20 ???

    Avatar de nicolas
    1. Dominique

      Oui au centre de compostage, il n’y avait plus de compost 10 et seulement du 20...donc moins fin

    2. nicolas (Toulouse)

      Ah ok c'est la granulométrie !
      C'est sûr qu'avec des morceaux pouvant faire jusqu'à 2 cm, c'est moins bien car ils vont mettre plus longtemps à se décomposer.
      De toutes façons ce genre de composts très décomposés aident davantage à structurer le sol qu'à le fertiliser.
      Pour la fertilité, il existe du fumier composté en sacs (le produit est complètement inodore) et très concentré. J'en mets quelques poignées au pied des légumes qui l'exigent.

      Avatar de nicolas
      1. Thérèse (Région toulousaine)

        Cela est possible d'avoir la marque ou le magasin où on peut trouver du compost bien mûr en région toulousaine? J'ai cherché au printemps et je n'ai pas trouvé.
        merci Nicolas

  31. Michel (Bordelais)

    Bonjour Nicolas,

    Merci pour ces conseils toujours avisés;

    Personnellement, je sème de l'engrais vert à l'automne ou je laisse pousser les "mauvaises herbes". Début janvier, je les recouvre d'un épais matelas de feuilles mortes. Un mois et demi plus tard, je retire les feuilles : toute la végétation dessous a disparu. Le sol se retrouve à nu et peut alors se réchauffer. Les feuilles que j'ai enlevées me serviront plus tard à pailler les cultures ou bien composteront tranquillement.

  32. nicolas (Toulouse)

    Bonjour Janine,
    Les purins de l'année dernière ont certainement perdu leurs propriétés. Il vaut mieux les verser sur le tas de compost ou les diluer avec de l'eau et arroser la terre du potager avec.

    Avatar de nicolas
  33. nicolas (Toulouse)

    Bonjour André,
    Merci pour ce retour d'expérience. Petite question : comment faites-vous sécher vos tontes ?

    Avatar de nicolas
    1. andre (Var)

      Je les étales au sol et je les tournes souvent mais en séchant ya beaucoup de perte ça diminue énormément 'c'est un petit plus, si j'ai trop de paillis direct compost. Le temps ici actuellement n'est pas idéal pour le séchage de la pluie de la pluie et encore de la pluie.
      Bonne journée.

  34. Marina - Bearn 64

    Bonjour Nicolas
    Merci pour ces bons rappels qui me font mesurer chaque année ce qu’il reste à faire … et il y a du boulot !
    J’ai un sol en cours d’amélioration mais encore argileux… quel est ton avis sur la chaux ( pas vive) dans mon cas ? Je comptais cette année en mettre 100g au m2 et compléter avec du vieux fumier composté que me donne mon ami agriculteur.

    Ps : quelques nouvelles des plants de fèves implantés fin octobre au potager : elles sont remplies de gousses après une rationalisation des tiges. C’est donc faisable, le froid de novembre ayant ralenti leur pousse elles étaient en fleurs dès février pour le plus grand plaisir des bourdons, car nous avons eu de belles journées dans le Bearn.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marina,
      Je ne suis pas trop fan de la chaux au potager, car c'est quand même assez violent.
      À part pour des cas extrêmes d'acidité du sol, je trouve qu'il vaut mieux utiliser du compost pour améliorer sa terre.

      Avatar de nicolas
      1. Marina - Bearn 64

        Merci Nicolas pour ton avis.
        Je vais mesurer l’acidité et aviser mais si je teste je ne le ferai que sur une plate-bande

  35. Art (Charente Maritime)

    Trop fainéant et trop d' efforts pour mes vieilles articulations .. vos conseils me rafraîchissent.. j'ai l'impression que je vais m'y mettre dans le prochain quart d'heure..!!! Ma lecture du Dimanche matin..

    1. Marie (66)

      Alors la permaculture devrait te convenir ! Mais c'est difficile parce qu'il faut tout le temps limiter ses interventions, on a envie d'en faire plus, je le vois avec un jardinier voisin, c'est le bordel et je n'aime pas !

  36. Béatrice (bas-rhin)

    Merci pour toutes ces explications précieuses 🥰

  37. nicolas (Toulouse)

    Bonjour Marco,
    Au printemps on peut mettre du fumier ancien, qui s'apparente alors à du compost.
    Pour moi, un fumier frais ne se met qu'en automne et c'est pas génial pour la vie du sol.
    Pourquoi ? Si le fait de garder un sol vivant est important pour vous, il vaut mieux éviter d'épandre du fumier frais, car ces matières très ammoniaquées vont apporter un déséquilibre qui sera fatal à bon nombre d'organismes vivant dans la terre.
    Il vaut mieux laisser composter le fumier en tas pendant 8 à 12 mois.
    Ensuite, il pourra être étalé sur la surface du potager à tout moment de l'année, comme un compost vegetal.

    Avatar de nicolas
  38. nicolas (Toulouse)

    Bonjour Jean-Pierre,
    Si ce purain est depuis longtemps dans son bidon, il y a des chances qu'il ait refermenté, ce qui lui enlève beaucoup de son efficacité.
    Le mieux à mon avis c'est direction le tas de compost. 😉

    Avatar de nicolas
  39. Florence (IDF)

    Merci Nicolas pour cet article.
    De mon côté, je suis toujours très embêtée en début de printemps car j'ai des grands bacs où j'alterne dès l'automne herbes coupées puis feuilles. Du coup j'améliore effectivement le substrat mais faut-il que j'enlève un peu de surface de feuilles pour mes plantations à venir ou que je rajoute de la terre végétale(combien de cm) sur les feuilles avant de planter ?
    Merci et bonne fin de WE.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Florence,
      Ce n'est pas une bonne idée de rajouter de la terre sur les feuilles car quand les racines des plants vont rencontrer la couche de feuilles, cela va leur poser problème pour se nourrir et la traverser.
      Il vaut mieux enlever un peu d'épaisseur de feuilles si besoin.
      Et toujours écarter le paillis et planter les plants dans la terre qui se trouve sous ce paillis, pour avoir un bon enracinement.

      Avatar de nicolas
  40. Babeth (Rocamadour.(Lot))

    Bonjour
    Merci pour tous vos conseils précieux. Vous parlez de compost c’est très bien. J’ai une question car le mien est rempli de gros vers blancs.
    Puis je l’utiliser quand même ?
    Bon dimanche

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Babeth,
      Ce sont des larves de cétoine, qui vont donner de beaux petits scarabés dorés, très utiles au jardin.
      Le mieux c'est de les laisser tranquille dans le compost.
      Pour voir des photos : https://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/cetoine-doree-larve-compost,1430.html

      Avatar de nicolas
  41. SARRAT Annie (A côté de chez vous à Montauban (82))

    Bonjour, article très intéressant comme d'habitude. J'ai une question svp : pouvez-vous m'envoyer une photo de votre thermomètre pour le sol du jardin et des semis car j'ai du mal à en trouver sur Montauban (82) ?
    Merci
    Cordialement

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Annie,
      Le modèle que j'ai ressemble à peu près à celui-ci : https://amzn.to/4soDi57

      Avatar de nicolas
      1. Annick (Haut-rhin)

        Bonjour,

        Est-ce que ce thermomètre peut rester en terre ? ou ne doit-on que le piquer en terre et le ressortir après avoir vu la température du sol ?

        Merci.

        1. nicolas (Toulouse)

          Bonjour Annick,
          Comme tous les outils et accessoires de jardin, le plastique va devenir cassant à force de rester exposé aux rayons UV du soleil. Il vaut donc mieux le sortir juste pendant le temps de la mesure.

          Avatar de nicolas
    2. Roland (Montauban)

      Bonjour Annie, avec l’appli LANDI météo tu aura la température du sol a différente profondeur. C’est très pratique. Tu mets ta ville et tu regarde en bas en faisant défiler. Bon jardinage.

  42. Marie (66)

    Merci encore pour la finesse des conseils. Effectivement il faut enlever un peu de paillis. Je ne l'ai pas fait il y a 3 semaines à la plantation de choux, de salades et de fenouils, j'ai dû creuser dedans pour atteindre la terre, les plants étaient "noyés" sous les feuilles, et j'en ai perdus. Bizarrement les salades se sont mieux débrouillées.

    Effectivement seigle et vesce chez moi ne fleurissent pas du tout au même moment... du coup je mets d'autres engrais verts !

  43. Chrystelle (sud de l'aisne)

    Bonjour,
    Merci pour vos articles qui arrivent au moment même où on se pose des questions. Il me reste une question concernant le compost.
    J'entasse tous mes déchets verts et de cuisine sur une bande de 5/6 m de long sur 2 de large, qui au fur et à mesure forme une butte. J'ai de l'espace...
    Je récupère le compost en creusant dans cette butte : sa structure me semble bonne , granuleuse, il sent bon, mais comme je laisse faire ( je ne mélange pas, je ne vérifie pas la montée en température) je me demande si les graines sont bien inertes et si je ne risque pas de semer des mauvaises herbes sur mes parcelles propres! Qu'en pensez-vous?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Chrystelle,
      Seul le compostage à chaud permet de rendre inactives les graines. Et pour faire du compostage à chaud, il faut entasser un très gros volume de matière d'un seul coup, ce qui déclenche l'activité des bactéries thermophiles.
      Nous la plupart des jardiniers amateurs, nous apportons les matières au fur et à mesure un peu chaque jour. Nous faisons donc du compostage à froid où ce sont surtout les champignons et les petits vers rouges qui interviennent.
      Les 2 types de composts sont de qualité équivalente à la fin, donc à votre place je ne changerais rien ! 😉
      À part cette histoire de graines, mais si vous paillez les planches de culture, il y en a en fait très peu qui arrivent à germer.

      Avatar de nicolas
  44. françoise viteau (centre)

    je voudrai me servir de mon compost mais il est très mouillé et mal décomposé.vu l'état d'humidité, je ne peux pas le tamiser, alors, je ne sais que faire. Peut il être utilisé ainsi? il est si gorgé d'eau, qu'il est difficile de l'étaler.
    Merci de vos conseils.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour François,
      Voyez ma réponse à Marie (loire-atlantique) quelques commentaires plus bas 😉

      Avatar de nicolas
  45. Sylvia (Haute-Savoie)

    Bonjour Nicolas,
    Merci pour tous les articles que je reçois, pour lesquels je ne dis rien, (la vilaine) et pourtant avec lesquels je me régale et m'instruis.
    Je suis contente de celui-ci car j'ai découvert les engrais verts depuis peu. J'ai tendance à les mettre en mars pour les enlever au fur et à mesure que je mets mes cultures, une fois qu'ils sont en fleurs. Y a-t-il plus d'intérêt à les mettre à l'automne plutôt?Moi je couvre mon potager avec toutes les feuilles tombées de mon noyer et je les laisse tout l'hiver.Je suis en région froide et j'ai un sol argileux. Par contre, je coupe effectivement la moutarde autour de mes nouvelles cultures, ce qui me sert de paillis, et la moutarde restant autour, abrite du soleil des fois un peu chaud..Je ne mets que phacelie et moutarde; une plus grande diversité est-elle meilleure?Merci pour votre article et tous les autres.Cordialement

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Sylvia,
      Oui c'est mieux de semer les EV en automne car ça permet d'avoir des plantes vivantes tout l'hiver qui bonifient la terre du potager.
      Et au printemps ça fait plus de matière aussi.
      Vous mettez 2 espèce et c'est déjà très bien. D'après les professionnels, plus on met d'espèces différences, mieux c'est pour la diversité.
      Certains agriculteurs bio vont jusqu'à semer des mélanges de 12 espèces !

      Avatar de nicolas
      1. Sylvia (Haute-Savoie)

        merci pour votre réponse. Je mettrai mes EV en automne dorénavant. Bon dimanche

    2. Pascal (45 Sologne)

      Bonjour
      Les feuilles de noyer ne sont elles pas difficiles a se décomposer ? Elles ont la réputation d’être solides... Peut-être passez vous la tondeuse dessus afin de les broyer ?

  46. Yannick

    C'est compliqué actuellement de travailler la terre dans la région le centre de la France trop d'eau 😡 j'utilise pas d engrais verts, des potagers de moins 20 m², par expérience c'est inutile..
    J utilise de l'engrais de ferme pour mon potager avant la plantation 3 sacs de 38.. c'est ce que je fais tous les ans et ça fonctionne bien, oui on peut commencer les plantations en godet, en ce qui me concerne j'ai trois petites serres de balcon, que je remplis au fur et à mesure des rotations... Et des saisons bien sûr, j'utilise pas de centrale nucléaire pour les mes plants de tomates, 🍅 je vais commencer la semaine prochaine elles seront installées en bordure de fenêtre comme tous les ans...

    1. Marie (loire-atlantique)

      Bonjour Nicolas,
      Merci pour votre nouveau post qui vient completer votre réponse à mes questionnements de la semaine dernière!
      Je vais bientôt dépailler mes plates bandes et mettre du compost!
      Mais je ne sais pas comment faire avec mon compost…

      Je le retourne régulièrement mais il n’est pas encore totalement décomposé car on l’alimente tous les jours et très détrempé! Faut il l’épandre dans cet état?
      Et est il trop tard pour rajouter des feuilles mortes que j’avais mises de côté ?
      Encore merci Nicolas et bon dimanche

      1. nicolas (Toulouse)

        Bonjour Marie,
        Retourner le compost une ou deux fois par an, c'est parfois utile pour homogénéiser les matières, mais le faire plus souvent c'est contre-productif car cela dérange beaucoup les insectes décomposeurs et autres vers.
        C'est pour cela qu'il est beaucoup plus pratique d'avoir 2 composteurs : le premier pour les apports quotidiens et le second que l'on ne touche plus et qui contient du compost en cours de maturation.
        Si vous souhaitez utiliser votre compost pas encore mûr dès ce printemps, attention car tous les légumes ne le supportent pas, seules les courges et les tomates peuvent en recevoir dans le trou de plantation.
        Rajouter les feuilles mortes dans le but que le tout se décompose rapidement et soit prêt dans 3 mois, c'est possible uniquement si ce sont des feuilles très molles et peu coriaces..

        Avatar de nicolas
        1. Marie (loire-atlantique)

          Merci Nicolas,
          Je ne vais donc pas rajouter mon tas de feuilles mortes qui sont trop sèches et coriaces…et je vais essayer de placer mon dessus de compost pas encore décomposé sur un tas à côté!
          J’espère qu’il va avoir le temps de sécher pour que je puisse le tamiser ensuite!

          1. Jean-Christophe

            Bonjour
            ...... ou alors passer la tondeuse sur ces feuilles mortes avant de les mettre sur le compost.
            Je le fais .....est ce bien ou non !
            Nicolas nous le dira

            1. Pascal (45 Sologne)

              Bonjour
              Dans des messages antérieurs Nicolas préconise effectivement de passer la tondeuse sur les feuilles afin d’opérer un broyage sur celles ci.

              1. Jean-Christophe

                Merci

  47. nicolas (Toulouse)

    Bonjour Gloria,
    Comme c'est un potager qui démarre, et en plus un sol argileux, il ne faut pas lésiner sur le compost. Vous pouvez mettre une bonne couche de 3 cm, à mélanger aux 10 premiers cm de terre.
    Cela permettra déjà d'alléger et de nourrir la terre. Et vous pourrez y cultiver les premiers légumes dès ce printemps.
    En automne, ce serait bien de renouveler l'opération avec 3 cm de compost. Puis les années suivantes, en régime de croisière, 1 cm en automne devraient suffire, ce sera à vous d'ajuster en fonction de votre ressenti, car donner ce genre de conseils à distance, ce n'est jamais évident ! 😉

    Avatar de nicolas
    1. Gloria

      Eh bien, je suivrai ces conseils, merci.

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