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Le secret pour récolter des légumes tout l'hiver se joue bien avant l'hiver

20 commentaires sur Le secret pour récolter des légumes tout l'hiver se joue bien avant l'hiver

Imaginez la scène. Nous sommes en plein mois de janvier et, en sortant au potager, vous aimeriez bien ramener une belle laitue pour le repas du soir.

Seulement voilà: dans la planche réservée aux salades, les quelques plants encore présents sont minuscules. Ils sont bien vivants et résistent courageusement au froid, mais depuis quelque temps, ils ne semblent pratiquement plus pousser.

A ce moment-là, il serait tentant de se demander ce qu'on pourrait faire pour les aider à grossir plus vite.

Un voile d'hivernage ? Un petit tunnel ? Un peu d'engrais ?

En réalité, le problème s'est joué bien avant.

Pour récolter une belle laitue en janvier, il aurait fallu qu'elle ait déjà atteint une bonne taille avant que les jours deviennent vraiment courts en novembre. Et dont qu'elle ait été semée en septembre.

Et ce qui est vrai pour les laitues l'est aussi pour beaucoup d'autres légumes d'hiver.

C'est l'une des particularités les plus intéressantes du potager: une bonne partie de ce que l'on récolte aujourd'hui dépend de décisions prises plusieurs semaines, parfois plusieurs mois auparavant.

En hiver, ce décalage devient particulièrement visible.

Petite récolte de décembre : radis noir, poireaux et chou kale

En hiver, le potager ne s'arrête pas: il change de vitesse

Quand on pense au potager d'hiver, on pense d'abord au froid.

C'est logique. Le gel peut abîmer certaines plantes, et toutes les espèces ne supportent pas les mêmes températures basses.

Mais le froid n'explique pas tout.

A mesure que l'automne avance, les journées raccourcissent. Le soleil reste moins longtemps dans le ciel, il monte moins haut et la quantité de lumière disponible diminue fortement.

Or les légumes ont besoin de cette lumière pour pousser.

C'est pourquoi la mâche, l'épinard ou la laitue d'hiver peuvent parfaitement rester verts et en bonne santé pendant plusieurs semaines tout en grandissant très peu. Le potager n'est donc pas mort : il tourne simplement au ralenti, et ce ralentissement change beaucoup de choses pour la suite des cultures.

Prenons deux laitues plantées à quelques semaines d'intervalle.

La première a eu le temps de former une belle pomme avant l'arrivée des jours courts. Elle pourra continuer à grossir doucement et sera bientôt bonne à récolter.

La seconde est encore toute petite au même moment. Elle ne va pas forcément mourir, loin de là. Mais elle va rester presque au même stade pendant une bonne partie de l'hiver.

Elles subissent pourtant la même pluie, le même froid et la même durée d'ensoleillement.

La différence vient de l'avance qu'elles avaient prise auparavant.

C'est pour cette raison que le potager d'automne et d'hiver ne ressemble pas à une seule saison uniforme. Plusieurs générations de légumes s'y croisent en permanence, certaines presque arrivées à maturité, d'autres encore en pleine croissance et d'autres enfin qui se préparent déjà pour la fin de l'hiver. Regardons cela d'un peu plus près.

Trois vagues de légumes se succèdent pendant la saison froide

Quand l'automne arrive, tous les légumes présents au potager n'en sont pas au même point.

Certains terminent leur cycle, d'autres entrent dans leur période normale de récolte, tandis que d'autres encore vont surtout passer l'hiver en place avant de repartir lorsque les journées rallongeront.

On peut donc distinguer trois grandes vagues.

Première vague: les dernières récoltes de l'automne

Ce sont des légumes qui ont été semés ou plantés pendant l'été.

Ils arrivent maintenant à maturité et on les récolte peu à peu:

  • les radis,
  • les laitues d'automne,
  • les betteraves,
  • les navets,
  • les radis noirs,
  • les carottes semées pendant l'été.

Selon la région et la météo de l'année, quelques légumes estivaux peuvent également jouer les prolongations.

On grappille encore des haricots, une dernière courgette, quelques poivrons ou des tomates qui profitent des dernières journées un peu douces.

Pendant quelques semaines, le potager offre donc un curieux mélange.

L'été n'est pas tout à fait parti, alors que l'automne s'est déjà installé.

Puis les tomates finissent par disparaître, les courgettes rendent les armes, et une autre catégorie de légumes prend peu à peu le relais.

Deuxième vague: les légumes du cœur de l'hiver

C'est là qu'entrent en scène les légumes les plus rustiques.

La mâche, les épinards, les poireaux, les blettes, les scaroles, les frisées et certaines laitues d'hiver peuvent nous accompagner pendant une bonne partie de la saison froide.

On peut aussi laisser en terre des carottes et des navets, et compter sur plusieurs choux comme le chou pommé, le kale ou le chou de Bruxelles.

Mais tous ces légumes ne passent pas l'hiver de la même façon.

Certains continuent réellement à pousser, même si leur croissance devient très lente.

D'autres ont déjà atteint une bonne taille avant l'hiver et restent simplement disponibles au potager jusqu'au moment où nous décidons de les récolter.

C'est presque une forme de garde-manger vivant.

Au lieu de récolter tous les légumes à l'automne pour les stocker dans une cave, on peut parfois les laisser là où ils sont et venir se servir au fur et à mesure.

Et pendant ce temps, une troisième vague attend son heure.

Troisième vague: les légumes qui sont dans les starting blocks pour la fin de l'hiver

Certaines cultures traversent décembre et janvier presque sans bouger. Quand on les regarde semaine après semaine, on peut même avoir l'impression qu'elles ne poussent plus.

Puis, au fil du mois de février, les conditions commencent à changer. Les journées rallongent franchement, le soleil remonte peu à peu et la lumière devient plus abondante. Les plantes réagissent à leur tour et leur croissance reprend progressivement.

Les laitues d'hiver recommencent à développer leurs feuilles. Les épinards prennent de l'ampleur. La mâche grossit. Certains choux et les poireaux reprennent eux aussi leur croissance.

Ce réveil est toujours agréable à observer.

Pendant que les premières cultures de printemps viennent à peine d'être semées, celles qui ont passé l'hiver au potager sont déjà bien installées.

Elles ont pris plusieurs semaines d'avance.

Ces trois vagues montrent déjà une chose importante: pour récolter sur une longue période, il ne suffit pas d'avoir choisi les bons légumes. Il faut aussi que les différentes générations se passent le relais au bon moment.

Pour récolter régulièrement, il faut toujours prévoir la génération suivante

Imaginez que vous plantiez vingt laitues le même jour. Comme elles démarrent dans des conditions assez semblables, elles vont aussi avoir tendance à arriver à maturité dans une période assez courte. Pendant quelque temps, vous aurez donc beaucoup de salades, peut-être même plus que vous ne pourrez en manger. Mais une fois les dernières récoltées, il ne restera plus grand-chose à récolter dans cette planche avant que la série suivante soit prête.

Ce phénomène est très courant au potager: une période d'abondance est suivie de plusieurs semaines beaucoup plus creuses simplement parce que toutes les plantes ont été semées ou plantées en même temps.

Pour éviter cela, il faut faire cohabiter plusieurs générations.

Pendant qu'une première série arrive à maturité, une deuxième doit déjà être en train de pousser.

Et pendant que celle-ci se développe, une troisième vient d'être semée.

Avec les laitues, c'est particulièrement facile à voir.

On peut avoir en même temps une salade prête à couper, une autre qui forme sa pomme et quelques jeunes plants qui commencent tout juste leur croissance.

Les récoltes deviennent alors beaucoup plus régulières.

Sur le papier, le principe paraît donc assez simple: il suffirait de semer régulièrement de nouvelles séries pour que les récoltes se succèdent. Dans la pratique, les choses deviennent vite plus délicates, car une plante ne met pas toujours le même temps à pousser selon le moment de l'année.

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Début octobre, ces différentes salades sont proches de leur taille adulte. Je les récolterai en décembre et en janvier.
Dans la barquette, la génération suivante est déjà prête à être plantée. Je la récolterai en février-mars.

"Il suffit de semer régulièrement"... sauf que non

Si tous les légumes poussaient à la même vitesse, la question serait vite réglée : il suffirait de lancer une nouvelle série à intervalles réguliers. Mais au fil des saisons, leur vitesse de croissance varie énormément.

Prenons encore une fois les laitues.

Une laitue semée en juin profite de longues journées, d'une lumière abondante et de températures favorables.

Trois semaines plus tard, une deuxième série est semée.

Le décalage entre les deux séries restera assez visible.

Faisons maintenant la même chose à l'automne.

La première série est semée, puis la seconde trois semaines plus tard.

Seulement, entre-temps, les journées ont encore raccourci.

La seconde série va entrer beaucoup plus jeune dans la période où la croissance ralentit fortement.

Trois semaines de différence sur le calendrier peuvent donc produire un décalage bien plus important au moment de la récolte, peut-être 6 à 8 semaines !

Et ce n'est qu'un exemple.

Chaque légume possède son propre rythme.

Les radis ne se comportent pas comme les poireaux.

Les épinards ne poussent pas comme les carottes.

Les laitues d'automne ne réagissent pas exactement comme les laitues d'hiver.

Même deux variétés d'un même légume peuvent avoir des comportements assez différents.

Et même si l'on parvenait à jongler parfaitement avec tous ces rythmes, il resterait encore une difficulté: les dates qui fonctionnent dans un jardin ne sont pas forcément les bonnes dans un autre.

Du nord au sud (par exemple à Lille ou à Marseille), d'ouest en est (par exemple à Brest ou à Strasbourg), les cultures ne se comporteront pas de la même manière. Il faut donc aussi faire entrer le climat régional dans l'équation.

Mais même avec une bonne expérience des dates à suivre, il arrive parfois qu'un coup de froid survienne plus tôt que prévu ou qu'une culture ait pris un peu de retard. C'est là que les protections peuvent rendre service.

Les protections peuvent aider, mais elles ne font pas de miracles

Heureusement, nous ne sommes pas complètement désarmés face à l'hiver.

Un voile d'hivernage, un petit tunnel, un châssis ou une serre froide peuvent rendre de précieux services.

Ils peuvent protéger les légumes du vent, atténuer les effets d'une petite gelée et créer des conditions un peu plus favorables autour des plantes.

Un tunnel permet aussi de limiter l'excès de pluie, ce qui peut être très utile dans certaines régions.

Mais ces protections ont leurs limites: elles ne recréent pas les conditions du mois de septembre en plein mois de décembre. Elles peuvent adoucir un peu les températures autour des plantes, mais elles n'allongent pas les journées et ne remplacent pas la lumière qui manque au cœur de l'hiver.

Un tunnel peut aider une laitue déjà bien développée à traverser une période froide.

Il ne peut pas transformer une minuscule plantule de novembre en grosse salade de janvier.

C'est encore une fois l'avance prise avant l'hiver qui fait une grande partie de la différence.

On retrouve donc toujours le même principe: les protections peuvent donner un coup de pouce, mais elles ne remplacent pas l'anticipation. Et lorsqu'on additionne toutes les contraintes que nous venons de voir, on comprend mieux pourquoi organiser un potager d'hiver demande un peu plus de réflexion qu'il n'y paraît.

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En voile de croissance posé sur des arceaux permet de protéger les cultures. Aujourd'hui j'ai changé et j'utilise plutôt un film troué.

Le potager d'hiver demande donc plus d'anticipation qu'on ne le croit

Quand on regarde tout cela d'un peu plus près, on comprend pourquoi les récoltes d'hiver sont parfois irrégulières.

Il faut que plusieurs choses coïncident.

Les légumes doivent avoir atteint le bon stade avant la période où leur croissance ralentit (début novembre).

Les différentes séries doivent se succéder sans toutes arriver à maturité au même moment.

Les variétés doivent convenir à la saison.

Les parcelles doivent se libérer au bon moment.

Et les dates doivent rester compatibles avec le climat du jardin.

Voilà pourquoi on se retrouve parfois avec des périodes creuses, où il n'y a presque plus rien à récolter. Ce n'est pas forcément qu'on s'y est mal pris : bien souvent, il aurait simplement fallu semer ou planter certaines cultures un peu plus tôt.

Le choix d'une variété moins adaptée à la saison peut encore accentuer le décalage.

Pris séparément, ces petits écarts semblent presque insignifiants. Mais lorsqu'ils s'accumulent, ils peuvent donner un potager bien vide au cœur de l'hiver.

A l'inverse, quand les cultures s'enchaînent bien, la saison froide prend un tout autre visage.

On peut aller chercher une poignée de mâche, couper une laitue, arracher quelques poireaux ou récolter des épinards alors que le jardin paraît presque endormi.

Et quelques semaines plus tard, les cultures qui ont passé l'hiver sur place commencent déjà à repartir.

Finalement, toutes ces difficultés ont un point commun: elles se manifestent au moment de la récolte, alors que leurs causes remontent souvent à plusieurs semaines auparavant. Ce qui nous ramène à notre laitue du début.

Le potager d'hiver commence bien avant l'hiver

Le jour où vous coupez cette laitue, vous pourriez avoir l'impression que la récolte commence à ce moment-là.

En réalité, son histoire a commencé bien plus tôt.

Quand elle a été semée.

Quand elle a été repiquée.

Quand elle a profité des dernières belles journées de l'automne pour prendre de l'avance.

C'est sans doute l'une des leçons les plus importantes du potager d'automne/hiver :

la difficulté n'est pas seulement de faire pousser des légumes quand il fait froid. Elle consiste surtout à faire en sorte qu'ils soient au bon stade au bon moment.

Une fois qu'on a compris cela, on ne regarde plus tout à fait son potager de la même façon.

Quand une planche commence à se vider, on ne voit plus seulement la fin d'une culture.

On commence déjà à penser à celle qui pourrait prendre sa place.

Et quand on sème une salade à la fin de l'été, on peut déjà imaginer le plaisir de venir la cueillir quelques mois plus tard, un matin d'hiver, quand le reste du jardin semble encore dormir.

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Réponses

Les commentaires :
(les plus récents sont en premier)

  1. pierre

    Très bel article mais je suis surpris que vous n'évoquiez pas les choux fleurs.
    Je plante quelques sujets début septembre et je récolte tôt dzns l'année suivante

  2. Colette (Sud du Pays de Galles en bord de mer)

    Merci Nicholas pour tant de precision, tout est tres clair et bien explique. Je suis debutante mais je me sens confiante avec ton aide je sais ce que je dois faire. Un grand merci.

  3. Marina (Béarn)

    Bonjour Nicolas
    Merci pour ces explications pleines de bon sens. Je me fais avoir en pensant que ça va aller au même rythme qu’au printemps ou en été … mais non ! Et du coup : pas de salades depuis 15 jours et je n’en ai pas encore replantées. J’ai donc fait un semis de scaroles en plaque hier …je 🤞pour qu’elles sortent.
    J’ai cependant un souci : 2 fois que je sème des épinards …et rien ne vient. J’ai pourtant pris soin d’enrichir ma terre, de mettre du terreau bien fin pour faciliter la levée mais rien !
    Ici dans le Bearn il fait des températures encore élevées, quand à l’arrosage, je les arrose régulièrement puisque la pluie se fait désirer. Pouvez vous me donner quelques idées pour avoir des épinards au potager ?
    Merci

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Marina,
      L’épinard germe mieux dans un sol frais, autour de 15°C. Je pense que les températures sont actuellement trop élevées.
      Ce que vous pouvez faire, c'est couvrir les semis avec des cagettes retournées, pour protéger la terre des rayons du soleil. Elle chauffera moins pendant la journée.

      Avatar de nicolas
      1. Marina (Béarn)

        Merci Nicolas.
        Jusqu’à quand je peux en semer ?

        1. nicolas (Toulouse)

          Dans le Béarn, vous pouvez encore semer des épinards pendant une bonne partie du mois d'octobre, et même jusqu'à début novembre si l’automne reste doux.

          Pour un semis fait début ou mi-octobre, comptez une première récolte entre fin novembre et janvier. Si le froid arrive vite, la croissance ralentira et la récolte pourra être décalée vers la fin de l’hiver (février...).

          L’idéal est donc de profiter d'une baisse des températures pour semer, plutôt que de se précipiter tant que les journées restent très chaudes.

          Avatar de nicolas
  4. Pascal (sologne loiret)

    Merci Nicolas
    Excellent article comme d’habitude. C’est un concept que, justement, je comptais mettre en pratique cette année. Plusieurs raisons a cela :
    - j’ai enfin réussi la technique du compost après plusieurs années décevantes
    - ce bel arrière saisons qui motive a passer les journées dehors (malgré la sécheresse persistante, 5 mois avec uniquement 20
    mm d’eau)
    - et surtout, un bon moral moins mis à mal par l’éternelle dépression automnale
    - et bien sûr l’envie de ne pas laisser cet hiver , inactif mon tres beau potager
    J’ai déjà commencé ce travail mais ce blog tombe a moins nommé pour remonter le bonhomme ! 😉😃
    Alors merci encore

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Pascal,
      J'avais tourné il y a quelques années une petite vidéo sur le blues de l'automne : https://potagerdurable.com/le-blues-de-l-automne/

      Avatar de nicolas
  5. Gloria

    C'est une explicatión très astuciese sur la façon d'echelonner les plantations por obtenir trois récoltes. J'ai ègalment trouvé assez intéressante la video du calendrier réalisé avec des briques de Lego.

  6. Jay (Bruxelles)

    Bonjour Nicolas,
    où vous procurez-vous les arceaux qui apparaissent sur la photo ?
    Et ces grandes briques qui semblent bien pratiques (40cm x 10 ?)

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jay,
      Les arceaux je les ai eus en jardinerie, toutes les enseignes ont les mêmes, de cette couleur un peu bleu-vert.
      Les briques ce sont des briques de construction, achetées à l'unité en magasin de bricolage (Castorama, etc.).

      Avatar de nicolas
      1. Jay

        Grand merci !

    2. André

      Bjr Jay,
      j'en ai acheté il y a 3 ans chez Mr Bricolage à Ciney.
      attention, à cette époque , le rayon jardinage s'appauvrit

  7. Marielle (sud Drôme)

    Merci pour ces bons conseils..c'est vrai que l'expérience au fil des années et l'organisation aident à la gestion des cultures..pour ma part quand l'hiver arrive et que les journées raccourcissent j'ai moins de temps pour le travail du potager, je sème à la volée fin août épinards, navets, salade (frisée, scarole..)et je récolte au fur et à mesure la salade sans trop couper ras et...elles repousse 2 ou 3 fois ce qui permet d'en avoir tout l'hiver 😉
    Bonne journée à tous...

  8. Jacques (La Famenne au nord de l’Ardenne belge. Géologiquement c’est la Calestienne)

    L’anticipation et l’observation : deux clés !
    Avec cependant l’impression d’une imprévisibilité grandissante en raison du changement climatique.

  9. martin yannick

    Merci pour cet article, qui est très bien fait, j aurai quand même une remarque, tu tiens pas compte du manque d'eau et des restrictions sur tout le territoire français... Comment veux-tu planter en ce moment avec cette température ce manue d'eau et ses restrictions.., ton article serait le bienvenu s'il y avait pas tous ces problèmes de météo... Alors oui il faut anticiper je suis bien d'accord, mais quand tu peux pas... arroser, l'autre jour j'étais dans si j'ai un jardinerie, très célèbre au niveau national ça commence par J.. ils sont en forte baisse et te fréquentation dans leurs magasin, ils en sont même à jeter des choses à la poubelle...

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour martin yannick,
      Merci pour ta remarque. C'est vrai que les restrictions d'eau compliquent les choses dans beaucoup de régions, mais elles n'empêchent pas forcément d'arroser.

      Les interdictions totales d'arrosage des potagers, y compris la nuit, sont très rares. Dans la grande majorité des secteurs concernés par des restrictions, l'arrosage du potager reste autorisé avant 8h du matin et après 20h le soir.

      Autrement dit, les restrictions obligent surtout à adapter le moment où l'on arrose, plutôt qu'à renoncer complètement à planter.

      Bien sûr, localement, certaines situations peuvent être plus sévères, donc il faut toujours vérifier l'arrêté en vigueur dans sa commune.

      Avatar de nicolas
      1. Pierre GROBOST

        Bonjour Nicolas. J'ai suivi autant que possible les heures d'arrosage conseillées. Mes légumes n'ont pas manqué d'eau, il n'empèche qu'avec la chaleur, mes tomates ont la taille d'une noix quand elles ne pas brulées. Les poirreaux ne se dévoloppent comme comme à l'habitude. Les carottes pourtant de tailles accéptables sont dures. Alors il ne faudrait pas que cela se répète trop souvent ou alors que faire ?
        Pierre de l'Allier (03)

    2. Pascal (sologne loiret)

      Bo jour
      Comme le dit Nicolas, il existe tres peu de département avec interdiction totale d’arroser les potagers. C’est comme si on nous obligeait a n'e plus manger ...
      Il faut bien lire les arrêtés préfectoraux et ne pas se contenter de ne regarder que le titre du haut de page !
      Ce que font hélas la plupart des gens, qui ensuite, clament les mêmes âneries : "On n’a pas le droit d’arroser "
      Il suffit de respecter les horaires mentionnés, certes peu pratiques pour les personnes qui travaillent, mais les systèmes de programmateurs existants peuvent soulager.
      Bon courage

  10. thierry dubois (Boussens)

    C’est exactement ça ! On pense souvent à l’hiver quand il arrive, alors qu’au potager, tout se joue bien avant.

    J’aime bien cette idée des « trois vagues » : quand on récolte aujourd’hui, il faut déjà penser à ce qui prendra le relais. C’est donc une question d’anticipation, plus difficile qu’il n’y paraît.

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lm Général

Bonjour, je m’appelle Nicolas

Ma photo timbre carrée

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