Article n°1 de la série : Greffons nos tomates ensemble
Ceci est le premier article d'une série. En suivant ce lien, retrouvez tous les articles de la série "Greffons nos tomates ensemble".
À lire avant de commencer
Cela fait plusieurs années que je greffe mes tomates, et avec le temps j’ai affiné une méthode simple, reproductible, et très fiable.
Cette année, j’ai décidé de vous montrer exactement comment je fais, étape par étape, dans une série d’articles publiés au fil de la saison, afin que vous puissiez greffer vos tomates en même temps que moi, chez vous.
⚠️ Important : ce premier article a volontairement deux objectifs.
- D’une part, poser le contexte : pourquoi je greffe mes tomates et quelle méthode j’utilise.
- Mais surtout, et c’est le plus important à ce stade, vous permettre dès maintenant de commander et préparer tout le matériel nécessaire, avant même de semer quoi que ce soit.
Si vous êtes pressé, vous pouvez donc aller directement à la check-list du matériel un peu plus bas.
Si vous débutez ou si vous voulez comprendre la logique de ce que je vais faire dans les semaines à venir, prenez le temps de lire l’introduction : elle vous servira de fil conducteur pour toute la série.
Dans tous les cas, l’objectif reste le même : être prêt au bon moment, sans improvisation, et mettre toutes les chances de votre côté pour réussir vos premières greffes de tomates.
- Présentation de la série d’articles
- Pourquoi je greffe mes tomates ?
- Un peu de vocabulaire pour les débutants en greffage
- Le matériel à prévoir avant de greffer ses tomates « à la japonaise »
- Les semences : quoi commander, quand, et en quelle quantité
- Matériel pour semer et faire grandir les plants (avant et après greffage)
- Matériel pour greffer « à la japonaise »
- La pièce maîtresse : la chambre de cicatrisation
- L’équipement “confort” (pas obligatoire, mais ça simplifie la vie)
- Hygiène et sécurité : mon minimum non négociable
- Petite check-list pour résumer les “indispensables” (sans ça, vous ne pourrez pas greffer)
- Ce que vous pouvez commencer à préparer d'ici la semaine prochaine

Présentation de la série d’articles
Cela fait maintenant pas mal d’années que je greffe mes tomates.
Avec le temps et l’expérience accumulée, j’ai fini par comprendre un certain nombre de détails qui font qu’un greffage va réussir… ou au contraire rater. C'est ce qui m'a donné envie d'écrire cette série d’articles.
J’ai prévu de partager avec vous très concrètement tout ce que j’ai appris au fil des années, sans chercher à faire un cours théorique, mais en montrant ce que je fais réellement chez moi.
Les articles seront publiés de février à mai 2026, puis je ferai un bilan en fin d'été sur les récoltes.
Mon objectif, c'est de permettre à celles et ceux d’entre vous qui le souhaitent de greffer leurs tomates en même temps que moi, en suivant les mêmes étapes.
Je publierai volontairement ces articles un peu à l’avance, pour que vous ayez le temps de rassembler le matériel nécessaire et d’être prêt(e) au bon moment.
Ce bon moment, VOTRE bon moment dépendra bien sûr du climat de votre région. Je vous remets à cet effet l'article "Trouver VOTRE meilleure date pour semer les tomates".
Si vous êtes déjà habitué à faire vos propres semis de tomates (que ce soit dans des bouteilles 😉 ou dans des godets classiques) et que vous savez travailler avec calme et précision, vous êtes parfaitement capable, j’en suis sûr, de greffer quelques plants.
Côté calendrier, inutile de vous inquiéter : même avec un décalage d’une à deux semaines par rapport à mes dates, ce n’est pas un problème et voici pourquoi.
J’habite dans le sud-ouest (près de Toulouse), où les températures se réchauffent un peu plus vite au printemps, ce qui me permet de planter mes tomates greffées dès la deuxième quinzaine d’avril.
Dans les régions situées plus haut sur la carte, la plantation se fait généralement entre début et mi-mai, donc vous avez largement le temps de lire mes articles avant de passer à l'action.
Pour que vous puissiez suivre ce que je fais et faire pareil chez vous, j’ai découpé cette série en groupes de tâches, correspondant à des périodes clés de la culture.
Il y aura donc dans les semaines qui viennent un article pour chaque étape :
- la commande et la préparation du matériel (c’est l’article que vous êtes en train de lire),
- le semis des plants de tomates (porte-greffes et greffons),
- leur croissance avant greffage,
- l’opération de greffage et la période de cicatrisation,
- la croissance après greffage,
- puis la plantation au potager.
Bien sûr, vous pourrez poser toutes vos questions dans les commentaires sous chaque article. C’est tout l’intérêt de publier cette série au fil des semaines : on avance ensemble, et vos retours me permettent d’ajuster la suite en fonction de vos retours.
Alors, qui va se lancer cette année pour faire ses premières greffes ?
Dans cette série d’articles, j’ai choisi de vous présenter uniquement la méthode de greffage que j’utilise ainsi que mon organisation personnelle des semaines qui précèdent et qui suivent l'opération.
Il existe de nombreuses autres façons de faire, mais je vous montre celle que j’ai adaptée au fil du temps pour être le plus efficace possible et obtenir un taux de réussite proche de 100 %.
Pourquoi je greffe mes tomates ?
Il est reconnu qu'un pied de tomate greffé permet d’obtenir une production plus abondante. Dans de bonnes conditions, cela peut représenter deux à trois fois plus de tomates par rapport à la même variété cultivée sans greffe.
C’est un point particulièrement intéressant dans les petits potagers, comme le mien, car cela permet d’économiser de la surface tout en conservant une bonne production.
Mais ce n’est pas le seul avantage. Les plants greffés présentent une meilleure résistance aux maladies des racines. C’est un point surtout utile pour celles et ceux qui cultivent sous serre, où la terre est souvent moins « vivante » qu’en plein air.
Pour ma part, le point le plus important est lié au climat. À Toulouse, depuis une dizaine d’années, les étés sont de plus en plus chauds et nous subissons chaque année la canicule, parfois en une vague, parfois même deux comme en 2025.
Au-delà d’environ 32°C, le pollen des fleurs de tomates sèche à l’intérieur des fleurs. Résultat : la fleur avorte et ne donne pas de fruit.
Concrètement, cela se traduit par des étages entiers de fleurs sans tomates sur chaque pied, et donc une production nettement réduite.
Les tomates greffées tolèrent mieux ces variations climatiques, qu’il s’agisse d’excès de chaleur, mais également de périodes plus fraîches (bon à savoir pour les régions situées plus au nord ou si on veut planter ses plants plus tôt).
Cette tolérance s’explique par un système racinaire beaucoup plus vigoureux, capable d’alimenter la plante de manière plus régulière.
Autres avantages des tomates greffées
Un autre bénéfice des greffes, c'est qu'elles permettent aussi un gain de productivité pour les variétés anciennes. Beaucoup d’entre elles poussent lentement et présentent une mauvaise nouaison, c’est-à-dire une capacité limitée à transformer une fleur en fruit. Le fait de les greffer sur un porte-greffe vigoureux permet de booster cette production.
Enfin, un avantage tout aussi important concerne la prévention du “cul noir” (nécrose apicale). Les tomates allongées, comme la Cornue des Andes, y sont particulièrement sensibles. La greffe permet d’éviter ce problème grâce à une meilleure alimentation des tiges, ce qui évite les à-coups.
Au final, la greffe permet de réunir le meilleur des deux :
- la saveur des variétés anciennes,
- et la vigueur des variétés modernes sélectionnées pour leurs racines.
Le greffage est surtout bénéfique pour les variétés à gros fruits (Ananas, Cœur de bœuf...) généralement plus fragiles face aux différents stress. Mais le système racinaire plus développé des plants greffés bénéficie en réalité à toutes les variétés, notamment en ce qui concerne leur alimentation en eau. Par contre, il est inutile de greffer les tomates cerises (qui sont déjà vigoureuses).
Un petit mot pour le goût si vous vous posez la question : le fait qu'une variété ancienne soit greffée ne modifie en rien son goût, et ne change rien non plus quand à la possibilité de récolter les graines en fin de saison.

Un peu de vocabulaire pour les débutants en greffage
Quand on parle de greffage, il y a toujours deux parties distinctes.
C’est important de bien les identifier, car on va y revenir souvent dans la suite de la série.
Pour les tomates :
- le porte-greffe correspond à la partie basse du plant, celle qui possède les racines,
- le greffon correspond à la partie haute du plant, celle qui portera les fruits.
Concrètement, le porte-greffe est une variété de tomate spécialement sélectionnée pour développer un système racinaire très vigoureux et présenter une meilleure tolérance aux maladies du sol.
Le greffon, de son côté, correspond à vos variétés habituelles, celles que vous cultivez tous les ans pour leurs qualités gustatives. Par exemple : Rose de Berne, Noire de Crimée, Ananas... et toutes les autres.
Le choix du porte-greffe
Pour greffer des tomates, il existe des hybrides F1 spécifiques, conçus pour leur vigueur et leur résistance aux maladies. Ils présentent un temps de levée fiable et donnent, de manière générale, de très bons résultats. Ces variétés sont disponibles chez la plupart des grands grainetiers qui vendent par correspondance (catalogue papier ou internet). Pour en citer quelques-unes : Bowman F1, Arnold F1, Beaufort F1, Groundforce F1... et je vous donnerai plus loin celle que j'ai choisie et pourquoi.
À l’inverse, certaines variétés non hybrides sont souvent citées sur internet, comme la variété “Petit Moineau”, mais je vous la déconseille fortement. Les raisons sont multiples : sa tige est trop fine pour être greffée facilement, sa germination est capricieuse, son temps de levée est très variable. Cela entraîne des problèmes de synchronisation avec les semis des greffons, ce qui complique inutilement le greffage, surtout quand on débute.
À propos de la méthode de greffage que j'utilise
J’ai essayé plusieurs techniques de greffage des tomates au fil du temps : la greffe au cure-dent, la greffe en fente, la greffe par approche.
Mais celle qui m’a donné, année après année, le meilleur taux de réussite, c'est la greffe dite “à la japonaise”.
Avec cette méthode :
- les tiges sont coupées en biais (à 45°),
- elles doivent avoir un diamètre identique,
- et l’on utilise de petits clips en silicone transparent pour maintenir le greffon sur le porte-greffe.
- Les plants greffés sont ensuite placés pendant environ une semaine dans une caisse humide, le temps que la greffe cicatrise.
Donc dans cette série d'articles, je ne présenterai que la méthode que j’utilise personnellement et qui me donne les meilleurs résultats : la greffe "à la japonaise", ainsi que toute l'organisation qui va autour, que j'ai mise au point année après année.
Avant d’aller plus loin, une petite parenthèse importante.
Si vous débutez, il est très probable que quelques-unes de vos premières greffes ne prennent pas. C’est normal, tout à fait normal.
Même en étant soigneux, même en respectant les étapes, même avec du bon matériel : la greffe reste un geste manuel, vivant, et l’apprentissage demande quelques essais. Je préfère vous le dire clairement, pour que vous ne soyez ni surpris ni découragé.
Chaque jardinier passe par là, moi y compris. Et les progrès arrivent très vite. D'où l'intérêt de prévoir plus de plants que nécessaire, pour vous "faire la main". Je conseille le double si c'est votre première fois.

Le matériel à prévoir avant de greffer ses tomates « à la japonaise »
Nous sommes ici dans la phase préparatoire. À ce stade, vous n’avez encore rien semé, et c’est tout à fait normal.
L’objectif de cette étape est simplement que, le jour des semis, puis quelques semaines plus tard le jour de la greffe (le jour J), tout se passe de manière fluide et propre, sans stress ni improvisation.
Les semences : quoi commander, quand, et en quelle quantité
Le bon réflexe est de ne pas attendre le dernier moment pour commander les semences.
Il faut prévoir les graines d'une ou plusieurs variétés de tomate “porte-greffe”, spécifiquement sélectionnées pour le greffage et vendues comme telles.
Je sais que ces semences ne sont pas données, mais le gain en production permet largement de rentabiliser l’investissement. De plus, les graines se conservent plusieurs années si vous n’utilisez pas tout. Et puis on peut aussi considérer que cette dépense fait partie du budget loisirs !
Pour ma part, j’ai choisi deux variété de porte-greffes présentant un bon rapport caractéristiques / prix : Bowman F1 et Arnold F1.
Ces variété de porte-greffes sont disponibles notamment chez La Bonne Graine, chez Baumaux ou chez EnGraineToi.
Prévoyez aussi les semences de tomates qui vont jouer le rôle du greffon, c’est-à-dire celles que vous souhaitez récolter. Il s’agit tout simplement des variétés que vous semez habituellement : Rose de Berne, Cornue des Andes, Saint-Pierre, Marmande, etc.
N'oubliez pas de prendre de la marge, je vous le conseille fortement car il y a toujours des pertes possibles : semis qui lèvent mal, fonte des semis, ou greffes ratées.
Repère simple pour les quantités : par exemple si votre objectif est d’obtenir 5 plants greffés, prévoyez au minimum :
- 10 semis de porte-greffe,
- 10 semis de greffon,
- et 10 clips de greffage (détaillés plus loin).
L’idée n’est pas d’en faire trop, mais simplement d’avoir des plants en surplus pour ne pas être bloqué par un plant fragile ou un diamètre imprévu.
Matériel pour semer et faire grandir les plants (avant et après greffage)
Si vous avez déjà suivi mon guide pratique "Faire ses plants et les réussir", vous avez probablement déjà l’essentiel de ce matériel.
Pour le semis :
- Godets, alvéoles ou presse-mottes.
Pour ma part (mais chaque jardinier a ses habitudes) :- je sème les porte-greffes en mottes, puis je les repique dans des godets carrés assez volumineux de 8 cm (car leur système racinaire se développe vite),
- je sème les greffons à plusieurs dans un même godet, afin d’optimiser la place et le terreau, avec 4 tiges dans un godet carré de 7 cm. Comme on ne gardera que la tête, ce n'est pas grave si les racines sont un peu à l'étroit.

- Je prévois également de quoi couvrir les semis en attendant la levée : film étirable transparent, barquette retournée ou feuille de plastique transparente.
- Caisses en plastique.
Elles servent à plusieurs choses : transporter les godets, arroser par le fond, supporter l’éclairage, et plus tard servir de chambre humide pendant la cicatrisation.- J’utilise ce modèle de caisses Ikea transparentes (le modèle haut, dimensions 56x39x42 cm), qui peuvent contenir environ une douzaine de plants. Dès la levée, je surélève les jeunes plants pour qu'ils soient à environ 10 cm de la source lumineuse avec une ou plusieurs cagettes retournées et des planchettes ou briques plastique

- Terreau de semis, ou un terreau fin, qui s’émiette bien.
- Étiquettes et feutre indélébile qui tient dans le temps.
L’étiquetage est vraiment crucial lorsqu’on manipule à la fois des porte-greffes et des greffons, on a tellement vite fait de se mélanger les pinceaux. - Une source de lumière artificielle.
C’est indispensable pour que les greffes soient réussies. Je le répète souvent : mettre simplement les plants devant une fenêtre ou une baie vitrée conduit quasiment à coup sûr à l’échec.- J’utilise une rampe LED horticole de ce modèle (transformateur vendu séparément ici, existe aussi en version double ou triple), posée directement sur les caisses.
- Un tapis chauffant pour les semis.
Il n’est pas strictement indispensable, mais je le conseille car il accélère la levée des semis et il favorise la cicatrisation après le greffage. - De quoi noter ce que vous faites.
Un cahier, un ordinateur ou une application de prise de notes sur téléphone, afin de garder une trace pour l’année suivante.
Matériel pour greffer « à la japonaise »
- Clips de greffage pour tomate en silicone.
- C’est un composant critique du greffage. Vous en trouverez de différents diamètres chez EnGraineToi et chez LaBonneGraine.
- Le choix du diamètre est souvent ce qui bloque les débutants. D’après mon expérience, il vaut mieux avoir deux diamètres différents (2 mm et 2,5 mm) plutôt que de se retrouver coincé le jour J.
- Une lame très tranchante.
L’objectif est d’obtenir une coupe nette. J’évite les couteaux de cuisine, trop épais et pas assez précis. J’utilise un simple cutter, mais avec une lame neuve. - Un support de travail stable et bien éclairé : plan de travail ou planche, avec une surface facile à nettoyer.

La pièce maîtresse : la chambre de cicatrisation
Après le greffage, les plants doivent passer quelques jours à l’abri du dessèchement.
Il faut une grande boîte (une mini-serre est trop petite), avec suffisamment de hauteur pour que les plants ne touchent pas le couvercle.
L’option que j’ai retenue est simple et efficace : une caisse plastique transparente avec couvercle, la même que celle utilisée pour les semis de chez Ikea par exemple avec son couvercle (vendu séparément).
Au fond de la caisse, je place un fond d’eau pour maintenir une humidité constante. Pour éviter que les godets baignent dedans, je retourne une petite cagette, qui sert de support.
L’endroit choisi pour installer la chambre de cicatrisation doit être :
- stable,
- à l’abri des courants d’air,
- hors du passage (pour éviter qu'on la heurte par mégarde),
- et permettre de placer le tapis chauffant en dessous.


L’équipement “confort” (pas obligatoire, mais ça simplifie la vie)
- Une petite lampe frontale : permet de faire du travail minutieux, et surtout de voir si les deux tiges sont bien jointives au niveau du point de greffe. Elles ne sont pas chères chez Decathlon.
- Un thermomètre-hygromètre électronique, avec sa sonde sans fil placée dans la chambre de cicatrisation.
Ce n’est pas indispensable, mais cela évite de naviguer à l’aveugle (même si, en suivant exactement mes conseils, vous devriez avoir une vision claire 😉). Mon modèle ne se fait plus mais vous en trouverez pléthore sur Amazon. - De petits tuteurs (par exemple des piques à brochettes en bois) et des liens souples, pour stabiliser les plants plus tard.
Hygiène et sécurité : mon minimum non négociable
Quelques règles simples, mais importantes, pour éviter des galères inutiles :
- Le jour J, je prépare un plan de travail propre et dégagé,
- je garde les lames protégées et hors de portée des enfants,
- je mets de côté une petite zone “propre” où je pose tout ce qui va toucher les plants (lames, clips),
- je prévois un petit récipient pour jeter immédiatement ce qui doit l’être : parties de plants non utilisées, rebuts, etc.
- Pour info (j'en reparlerai le moment venu), il n'est pas nécessaire de désinfecter les outils ou les mains du jardinier, juste que tout soit propre.
Petite check-list pour résumer les “indispensables” (sans ça, vous ne pourrez pas greffer)
- Semences porte-greffes et greffons
- Clips en silicone (idéalement 2 diamètres)
- Cutter avec lame neuve très tranchante
- Godets, plateaux à semis ou caisse, terreau
- Étiquettes et feutre
- Éclairage à LEDs
- Chambre de cicatrisation (caisse avec son couvercle et quelques supports intérieurs)
- Éventuellement un thermomètre-hygromètre électronique
- Éventuellement des petits tuteurs (piques à brochettes)
- Plan de travail dégagé le jour J
- Lampe frontale pour voir les détails
- De quoi prendre des notes
Ce que vous pouvez commencer à préparer d'ici la semaine prochaine
Même si les semis n’auront lieu que dans plusieurs semaines, je vous invite à anticiper pour ne pas être pris au dépourvu :
- Avant toute chose, commandez vos graines et vos clips,
- Triez et rassemblez caisses, godets, terreau et étiquettes.
- Testez l’éclairage : hauteur réglable, prise, minuterie si vous en utilisez une.
- Installez la caisse de cicatrisation à vide, une première fois, pour vérifier que tout rentre (cagette retournée, godets, sonde température/humidité), et que vous pouvez ouvrir, entrouvrir et refermer facilement.
C’est tout pour cette semaine. On a posé les bases ensemble.
Avec ce premier article, l’objectif n’est pas encore de semer ni de greffer, mais simplement de vous informer pour savoir où l’on va et que vous ayez le temps de préparer le matériel tranquillement.
Dans le prochain article, je vous présenterai le petit planning de greffage que j’ai défini.
J’expliquerai quand semer quoi (entre porte-greffes et greffons), et comment vous pourrez adapter ce planning chez vous, en fonction de votre climat et de votre situation, afin que vos greffons et vos porte-greffe aient le bon diamètre le jour J où vous allez les marier ensemble.
J’aborderai également quelques notions simples à connaître sur les greffes, pour comprendre ce qu’il se passe à l’intérieur d’une tige de tomate. Rien de compliqué, juste ce qu’il faut pour savoir pourquoi certains gestes sont importants.
Puis, dans l’article qui suivra encore après (nous serons alors autour du 15 février), ce sera le jour des premiers semis de tomates pour moi et je vous montrerai comment les faire chez vous, étape par étape. Vous aurez alors un délai d'à peu près deux semaines pour les réaliser, tout en restant dans les temps pour planter vos tomates début mai.
D’ici là, si vous avez des questions, vous pouvez bien sûr les poser dans les commentaires sous l’article.
Et surtout, dites-moi : qui va se lancer cette année pour faire ses premières greffes ? Vous êtes partant(e) ?
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Parce que ce n'est pas facile de réussir son potager naturel à tous les coups, je prépare pour vous chaque semaine :
- un article pratique où je vous apprends une nouvelle technique de culture que vous pourrez appliquer chez vous,
- ou une vidéo qui vous montre ce qui pousse maintenant dans mon potager (y compris les ratages et les leçons à en tirer).
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