Le Cahier de Jardin 2026 vient de sortir ! Cliquer ici pour obtenir votre exemplaire

L'état de mon potager après un mois de canicule

70 commentaires sur L'état de mon potager après un mois de canicule

Cet été, les conditions sont particulièrement difficiles au potager. Ici à Toulouse, la chaleur s'est installée très tôt et les épisodes de canicule se succèdent presque sans interruption depuis le début de l'été.

Malgré cela, mon potager a plutôt bien résisté.

Tout n'est pas rose bien sûr : certaines cultures ont séché, d'autres produisent moins que prévu, et quelques-unes ont clairement souffert de la chaleur. Mais les protections que j'avais mises en place dès la fin du printemps et un arrosage soutenu ont permis de limiter les dégâts.

Je vous propose donc de faire un petit tour du potager, culture par culture, pour voir ce qui pousse bien en ce moment, ce qui résiste tant bien que mal, et ce qui a davantage souffert.

Laitues batavia

C'est la variété 'Canasta' qui ne me déçoit jamais en été. Leur diamètre est modeste (20 cm) parce qu'il fait trop chaud, mais elles résistent grâce au bac à réserve d'eau dont je vous ai déjà parlé.

IMG_5347
Un petit bout de filet d'ombrage et quelques arceaux protègent ces laitues

Betteraves, poireaux, pommes de terre

Pas de souci particulier, ils grossissent lentement mais sûrement du moment qu'ils ont de l'eau.

Le poireau est un légume qui préfère la fraîcheur, donc ne pas s'étonner s'ils restent encore assez fins. Ils grossiront en automne.

IMG_5344
Ici un pied de tomates en cage entourée d'un voile pour garder un peu d'humidité et favoriser la nouaison des fleurs, ainsi que pour empêcher les punaises de rentrer.
Au premier plan : haricots nains et betteraves poussent bien.

Toutes les cucurbitacées

Il s'agit des concombres, courgettes, melons, potimarrons, butternut. Tous se portent à merveille et produisent sans discontinuer, même ceux qui sont à un endroit de mon jardin sans protection contre le soleil. C'est pareil pour les aubergines.

IMG_5343
Courgette et aubergine s'épanouissent en plein cagnard, du moment qu'elles ont de l'eau

Les haricots (nains)

La formation de fleurs (et donc de haricots) est assez ralentie, mais grâce à plusieurs séries échelonnées que je sème toutes les 3 semaines, il y a de petites récoltes en permanence.

Ma variété préférée en toute saison reste 'Contender'. J'ai la première série de l'année (semée le 6 avril en godets à la maison et plantée le 18 avril) qui a produit par petites vagues successives de de début juin jusqu'à fin juillet. C'est un autre avantage de cette variété de produire aussi longtemps (pendant 2 mois !).

Les légumes exotiques

Les rangs de soja (aussi appelé edamame) et de gombo (aussi appelé okra) donnent normalement, sauf l'une des deux variétés de soja a ses gousses qui sont restées désespérément plates sans que le grain grossisse.

Les 2 pieds de physalis par contre sont morts de chaud.

Les choux

C'est toujours très difficile de leur faire passer l'été ici, dans le sud, car je dois lutter contre de nombreux parasites qui arrivent en même temps : chenilles, altises, mouches blanches.

J'ai quelques choux-raves (la grosse variété Superschmelz qui tient bien en été) et des jeunes plants de choux pommés, en godets.

IMG_5346
Sur la table de la terrasse (inutilisable par les humains pour cause de chaleur et de moustiques tigres le soir), les godets auto-irrigants gardent le terreau humide en permanence.
Choux pommés (attention aux petites limaces vertes presque invisibles), choux-raves, scaroles et laitues (une petite chenille de 5mm que je ne connais pas en a malheureusement dévoré le coeur).
Ce ne sont pas les plus beaux plants du monde mais ils ont le mérite de survivre malgré les conditions étouffantes. L'après-midi, le soleil tourne et ils sont heureusement à l'ombre.

Les tomates

Depuis quelques années que nous avons des étés comme ça à Toulouse (eh oui, on a pris de l'avance sur le reste du pays 🙁) mes pieds de tomates ne sont plus jamais remplis de fruits à tous les étages.

Il y a quelques récoltes en bas, puis le milieu des pieds est vide à cause de la chaleur qui a fait sécher les fleurs, puis le haut est ensuite garni en fin de saison.

Sans compter les punaises vertes (et nouveauté cette année : des punaises rouges allongées) qui piquent de nombreux fruits.

Après avoir essayé beaucoup de choses ces dernières années, je privilégie de plus en plus les variétés de petit calibre (tomates de 5 à 7 cm de diamètre / tomates cocktail / tomates cerise) car elles mûrissent beaucoup plus vite que les grosses. Par exemple Joyau d'Oaxaca, Green Zebra, Rose de Berne (un peu plus grosse mais toujours une de mes préférées en goût).

Une bonne chose tout de même, mais que j'ai du mal à expliquer : cette année PAS de tomates qui refusent de mûrir en restant vertes, peut-être grâce aux douches que je leur fait prendre plusieurs fois par semaine, qui rafraîchissent les plantes et leur évite de se bloquer ?

J'ai quand même eu quelques belles récoltes très précocément fin juin pendant une quinzaine de jours grâce à une "erreur" de timing si on peut dire : pour préparer ma série d'articles sur le greffage, j'ai fais un lot de semis très tôt dans la saison, le 15 février, plantation le 15 avril. À refaire l'année prochaine !

En passant, je dois vous dire que je n'ai pas noté de réelle différence entre les pieds greffés et les non greffés. Cela ne m'étonne pas car pour qu'un plant greffé puisse exprimer tout son potentiel, il faut des conditions de culture "normales" avec des journées à 25°C et des nuits à 15°C !

IMG_5345
Ces plants de tomates greffés et conduits sur 3 tiges chacun sont un peu maigres et portent peu de fruits, car les fleurs ont séché les unes après les autres.
Le greffage n'a semble-t-il aucune influence positive sur la résistance à la chaleur, c'est bien dommage.

Une chose que je referai l'année prochaine aussi, c'est de conduire davantage de pieds (et pourquoi pas tous) en buisson, en les contenant dans des "cages" en grillage, c'est-à-dire sans tailler du tout les gourmands.

Les pieds restent compacts, très feuillus, et supportent mieux la canicule. En plus cela facilite certaines expérimentations comme entourer le pied d'un voile pour protéger du soleil et garder un peu d'humidité durant la canicule, comme me l'ont relaté certains d'entre vous.

Un autre essai qui a porté ses fruits (sans jeu de mots 😉) c'est d'avoir semé aussi quelques variétés dites "déterminées", ce sont des variétés qui s'arrêtent de grandir à 1 m de hauteur environ et dont les tomates mûrissent presque toutes en même temps, la plus connue étant la 'Roma' utilisée pour faire des sauces car elle n'a pas un goût extraordinaire.

J'ai donc semé la variété déterminée 'Délice d'Or' et à ma grande surprise, elle a continué de produire malgré la canicule (et ses fruits ont un bon goût un peu sucré). L'année prochaine, je compte confirmer (ou pas) ce comportement avec d'autres variétés déterminées.

IMG_5244
C'est une variété dite déterminée, donc tous les fruits mûrissent en même temps.
Celle-là s'appelle 'Délice d'Or' et à ma grande surprise, elle a produit en quantité même pendant la canicule.
Revers de la médaille : les fruits ont été énormément piqués par les punaises vertes et sont inconsommables à part quelques-uns.

Alors pourquoi, cette année encore, mon potager a résisté malgré les températures extrêmes ?

Parce que les protections étaient prêtes depuis longtemps :

  • Filet d’ombrage installé dès mi-juin,
  • Sol paillé pour éviter que la terre soit "brûlée" par les rayons du soleil,
  • Irrigation au goutte-à-goutte programmée à 6h du matin (10 minutes chaque jour) plus des compléments à l'arrosoir pour les plantes exigeantes (par exemple les concombres).

Je n'insisterai jamais assez sur l'importance de l'arrosage pendant les périodes de canicule.

Selon la nature de votre terre, ce sera tous les 3 jours, tous les 2 jours voire même tous les jour (mais en moindre quantité) comme chez moi où ma terre caillouteuse est très drainante garde peu l'eau.

Je sais bien que tout le monde n'est pas dans la même situation face à l'eau.

Certains jardiniers cultivent sur une parcelle éloignée de leur habitation, parfois sans robinet ni réserve d'eau à proximité. Dans ces conditions, lorsqu'une sécheresse se prolonge pendant plusieurs semaines, maintenir un potager en vie peut devenir extrêmement compliqué, voire impossible pour certaines cultures. On peut pailler, ombrer et choisir des plantes plus résistantes, mais il arrive un moment où ces techniques ne peuvent plus remplacer l'eau dont les légumes ont besoin.

D'autres jardiniers disposent d'un point d'eau, mais hésitent à utiliser l'eau du réseau pour leur potager, notamment par souci d'économie ou pour limiter leur consommation. C'est une préoccupation que je comprends.

Il faut cependant garder en tête qu'un potager productif a forcément besoin d'eau. Les légumes que nous achetons ont eux aussi dû être irrigués tout au long de leur culture.

Et les quantités nécessaires ne représentent pas toujours la dépense que l'on imagine. Avec un prix de l'eau de 4 euros le mètre cube par exemple, un arrosoir de 10 litres revient à 4 centimes seulement !

Et si l'eau que vous avez à disposition est limitée, ne cherchez pas à sauver tout le potager. On peut faire des choix : concentrer les arrosages sur les tomates, les courgettes ou quelques rangs de légumes dont on attend encore une récolte, et accepter de laisser se débrouiller sans eau d'autres cultures moins importantes.

IMG_5341
Au mois de juin, j'installe le filet d'ombrage pour protéger le dessus et le côté ouest.
Je l'enlèverai en septembre quand le soleil tapera moins fort.

En conclusion

Au final, ce que je retiens surtout de cet été (qui n'est pas fini !), c'est qu'avec des épisodes de chaleur aussi longs, il devient vital d'anticiper les choses dès le début de la saison potagère.

Les protections les plus efficaces sont celles que l'on a pensé à préparer longtemps à l'avance :

  • Se procurer et stocker du paillis (tontes, plantes sèches, foin, paille, feuilles mortes...) en hiver,
  • Réfléchir à un système d'ombrage pratique et efficace (plantes hautes comme des tournesols, structure en bois avec filet d'ombrage),
  • Mettre en place un système d'arrosage qui facilite le travail et stocker de l'eau de pluie si on peut,
  • Faire des semis plus tôt dans la saison, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier en faisant 2 ou 3 semis de chaque légume, espacés de quelques semaines.

Tout ceci n'empêche pas les échecs. J'en ai eu cette année encore, et il y en aura certainement d'autres. Mais petit à petit, j'arrive à avoir un potager qui est capable d'encaisser ce genre d'étés difficiles.

Et c'est dans cette direction que nous allons être obligés d'aller dans les années qui viennent : ne plus chercher à cultiver comme "avant", mais adapter peu à peu nos façons de faire, ce qui nous permettra d'obtenir tout de même de belles récoltes malgré les fortes chaleurs.

Tous les dimanches matin, recevez mes conseils de saison dans votre boîte mail

Ma photo

Parce que ce n'est pas facile de réussir son potager naturel à tous les coups, je prépare pour vous chaque semaine :

  • un article pratique où je vous apprends une nouvelle technique de culture que vous pourrez appliquer chez vous,
  • ou une vidéo qui vous montre ce qui pousse maintenant dans mon potager (y compris les ratages et les leçons à en tirer).
lm Général

PotagerDurable.com

Vous aimerez peut-être lire ces articles :

Un avis sur cet article ? Donnez-le ici :

Réponses

Les commentaires :
(les plus récents sont en premier)

  1. Julien

    Bonjour Nicolas. Merci pour le Retour. Concernant ton Ombrage et aussi ta Petite Surface, Pourquoi n'as tu pas Tenté des Plantes Grimpantes au lieu du Filet ? Ou Voire même en Combinant les Deux Techniques... Concernant la Canicule et la Résilience, on Devrait peut être Penser a Faire + de Vivaces et des plantes moins Gourmandes... Cordialement.

  2. Yves

    Merci beaucoup Nicolas. Tes conseils sont précieux.

    1. Anonyme

      Hainaut en Belgique !

  3. Serge Chavagne (Belgique Hainaut Picard)

    Bonsoir. Encore merci pour ces précieux renseignements. Juste une précision. Quand vous parlez de douche sur les tomates pour parlez d'une bruimisation légère. Peut-on encore le faire alors que le pied porte déjà beaucoup de fruits?
    Merci de votre réponse et bonne fin de week-end

  4. Jean-Luc (Albi)

    Comme toujours de bons conseils pratiques
    J'ai une question sur les douches sur les tomates
    N'y a t'il pas un risque de favoriser les maladies (mildiou) ?

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jean-Luc,
      Non pas du tout car 1) le mildiou (s'il était présent) meurt lorsque la température dépasse 30°C, et 2) on fait la douche généralement le matin et le feuillage a largement le temps de sécher avant que le mildiou n'ait le temps de s'y développer.

      Avatar de nicolas
  5. Jean-François

    Je retiens le tryptique ombrage paillage et goutte à goutte de cet article super intéressant. Chez moi en Dordogne sud, terre lourde et semis de haricots verts vraiment pas terrible (50 % de levée), tomates désespérement vertes et feuillues malgré les arrosages et le paillage épais. Mon ombrage n'est que partiel donc 2 carrés sur 4 sont fort exposés au soleil. L'an prochain j'installerai davatage d'ombrage et un goutte à goutte sous le paillage. Merci pour tes articles et tes livres Nicolas, c'est toujours un plaisir de les lire et de les appliquer ! Jean-François, 24520 st nexans

  6. CHRISTIANE Borel (Biganos Gironde Bassin d'Arcachon)

    Bassin d'Arcachon , les tomates murissent petit à petit , encore beaucoup de tomates vertes . 26 Pieds , mais chacun supporte peu de tomates , car certaines fleurs ont brûlées au soleil , la canicule à ralentie la croissances . Cette année les concombres qui grimpés sur la palissade n'ont pas beaucoup donnés . Les courgettes ont beaucoup données , les blettes aussi , les betteraves rouges ont bien grossies , les poivrons par contre sont très long à venir ( les pieds sont beaux avec quelques fleurs , mais toujours pas de poivrons ) les aubergines sont belles ! Chaque année , je veux faire de la ratatouille , mais je n'ai jamais les fruits et légumes qu'il faut pour la faire , en même temps . Alors pas de ratatouille ! Merci Nicolas !

  7. Segura Francesc (Lleida (Catalunya))

    Bonjour Nicolas. Comme tous vos articles je trouve celui là tres bien expliqué et instructif. Je vous suís chaque semaine et j,essai chaque fois d'apliquer ici en Catalogne et sur place tous vos consells. Merci

  8. Florence (Bretagne)

    Bonjour Nicolas,
    De retour de vacances je decouvre mon potager breton bien sec. Bizarre de ne plus faire "comme avant" et de manquer autant d'eau en Bretagne !
    Du coup j'ai envie de me renseigner sur les dispositifs d'arrosages comme tu le mentionnes ci dessus. As tu des conseils à me donner ? Un site de reference peut être ?
    Merci beaucoup
    Florence

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Florence,
      J'avais écrit quelques articles sur le sujet, mais il sont incomplets et anciens. Tu les trouveras ici : https://potagerdurable.com/tag/arrosage/

      Sinon pour avoir quelque chose qui fait le tour de la question et qui montre les choses à faire de façon pratico-pratique, il y a mon dernier livre "Supporter la sécheresse - Comment avoir un potager économe en eau" qui est disponible ici : https://potagerdurable.com/supporter-secheresse/

      Avatar de nicolas
  9. didier (nord Toulousain)

    Bonjour Nicolas. Cette année est difficile pour nos plantations de légumes. Effectivement Il ne faut pas lésiner sur la quantité de paillage et de réserve d'eau. Pour ma part j'ai couvert mes carrés de tomates de canisses sur le dessus de ma structure et entouré ces carrés de filets de camouflage militaire ce qui m'a permis de conserver les pieds des plants à la mi-ombre. Évidemment comme pour beaucoup de personnes la récolte n'a pas été aussi belle qu'estimée mais cela m'a permis de faire quand même de belles récoltes Jusqu'à la mi juillet. Aussi je pense que l'année prochaine tous mes carrés seront couverts. Ne nous laissons pas abattre!!!!

  10. Pascal (45 Sologne)

    Bonjour.
    Pour ma part,mon potager est soyez luxuriant car en partie ombré par quelques arbres, autour de celui-ci, que je préserve afin de garder de l’ombre au plus fort de l’ensoleillement .
    Et ça marche. J’ai une 30taine de pieds de tomates, dont la moyenne de fruits par pieds se situe entre 15 à 20 !!!
    Mes courgettes donnent aussi a merveille, au point que j’en donne à droite/à gauche dans mon village
    Mes haricots verts / beurre / noirs (c’est tellement plus facile à récolter...) donnent très bien, ainsi que mes bettes epinards, concombres, betteraves, carottes.
    Mes pommes de terre sont déjà récoltées et stockées.
    Par contre, mes choux sont à la peine , ainsi que les fenouils (très bof...) et les radis et les pousses d’epinards bouffés par les mulots ou par les merles. J’ai attrapé plus de 22 mulots avec mes cages a appâts mais il y en a encore !!!
    Mes salades plantées entre les tomates se plaisent bien. Je n’ai pas réussi les plants de navets blancs cette année. L’année dernière j’en avais recolté plein... j'espère sur mes semis d’automne/hivers
    J’ai

    1. Didier (Sud de la Haute Garonne)

      Cette année, l'ombrage était une condition sine qua non pour avoir une bonne production. Je n'ai personnellement pas assez anticipé et étant à flan de colline avec une ombre qui se déplace en permanence, mes canisses mis en catastrophe en juin n'ombragent que par intermittence donc les plants souffrent. L'avenir est au jardin forêt ou au moins au jardin entouré d'arbres.

  11. Jean (nord de l'essonne pas loin d'Orly)

    Un article très riche ! Qui évoque toutes les questions . L'essentiel s'impose : ne plus vouloir faire " comme avant"... Chercher . Expérimenter . C'est alors que ce type d'échanges devient de plus en plus instructif et précieux... Et l'eau devenant une vaste incertitude ... Près de chez moi , en nord essonne , un responsable d'une entreprise maraichère a renoncé à plusieurs semis ... Chez moi , je parviens à sauvegarder 2 ou 3 " salades , 2 concombres pour le moment , les poireaux d'automne , quelques poignées de haricots verts . C'est tout ! Une sérier d'énigmes ... Et que jardiner ne devienne pas le bagne !!!... J'attends un peu et oserai un potager d'arrière-saison .

  12. Jacqueline (Rhône Alpes dans la dombes, département de l'ain)

    Bonjour Nicolas
    Je suis toujours avec intérêt vos publications. Mon potager cette année a bien du mal....comme beaucoup. Je n'ai pas ombragé mes pieds de tomates et ne récolte pratiquement pas de tomates...
    Quel genre de voile avez-vous utilisé pour entourer votre pied de tomates pour garder un.peu d'humidité ? Un voile d'hivernage ? Autre chose? J'ai eu l'intention de protéger avec un voile d'hivernage pendant les heures les plus chaudes mais je n'ai pas osé de peur de surchauffer ....
    Merci pour votre réponse

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Jacqueline,
      La semaine dernière, une lectrice a indiqué avoirutilisé un épais voile d'hivernage, je la cite :

      "Martine (Dordogne) Une petite astuce canicule. Après avoir vu mes fleurs de tomates grillées sous la première et deuxième canicule, j'ai installé mes voiles d'hivernage (!) (ceux que j'utilise l'hiver contre le froid) par-dessus les plants de tomates.Dès 30°à l'ombre. Soleil très chaud. Ô merveille, fraîcheur bienvenue! Les fleurs ne grillent plus et les tomates se forment. Les plants ne sont pas du tout gênés par cette couverture hivernale en été! Au contraire!"

      Pour ma part c'est un voile de croissance plus léger (aussi appelé P17) que j'ai mis. Contrairement à Martine, je n'ai pas noté de différence sur le nombre de fleurs séchées, par contre ça a l'air efficace contre les punaises. À confirmer d'ici la fin de saison.

      Avatar de nicolas
  13. Agnès

    Bonjour
    Merci pour tout ce que vous nous transmettez. Il y a beaucoup de travail et de la passion !

    Pour la petite phrase;
    "nous avons des étés comme ça à Toulouse (eh oui, on a pris de l'avance sur le reste du pays" là pas d'accord! J'habite dans la région Aix-Marseille et comme pour le foot "Marseille à jamais les premiers"

    Amicalement

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Agnès,
      Ah non, pas si vite ! 😄 Je reconnais que Marseille a de solides arguments, mais à Toulouse, question canicule, on ne compte pas abandonner la première place sans combattre !

      Pour une fois qu’on peut laisser le foot de côté et organiser un Toulouse-Marseille que personne n’a vraiment envie de gagner… 😄

      Avatar de nicolas
  14. Monique Mariani

    A propos des punaises: de l’utilité d’avoir une rhubarbe dans son jardin
    En mai, juin , j’ai constaté que des punaises avaient pondu dans ma rhubarbe.Tous les jours , j’en ai ramassées quelques unes .De ce fait , j’ai très peu de punaises cet été et j’ai une voisine qui a fait le même constat que moi .J’en déduis que la rhubarbe n’est pas seulement bonne à déguster pour les humains.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Monique,
      C’est une observation très intéressante ! Votre retour, ainsi que celui de votre voisine, mérite d’être testé dans d’autres jardins. Une utilité supplémentaire pour la rhubarbe !

      Avatar de nicolas
  15. Sylvette BRANDONE

    Pour moi, sécheresse ou pas, le résultat n'est pas magnifique, et conforme aux années précédentes. Les haricots ont le soleil de l'après-midi et les fleurs commencent à pointer leur nez, ce sont des oxinel pour les nains. Quant aux grimpants, semés en godets, ils ne donnent rien, et même très peu de feuilles.
    Pour les tomates, j'ai 4 pieds de tomates greffées Wellington et j'en récolte un peu, je n'ai pas taillé les gourmands, et j'ai des fleurs et des tomates à tous les niveaux, et j'arrose le feuillage de temps en temps. J'ai un pied de courgette verte maraichère qui donne régulièrement et les jaunes sont plus fragiles. J'attends avec impatience un article sur les aubergines car c'est un légume qui ne donne absolument rien chez moi. J'ai pourtant acheté 2 plants greffés d'aubergines blanches. Je récolte 2 ou 3 fruits par pieds par saison.
    J'ai un tuyau d'arrosage en compte goutte et du paillage,sauf pour les haricots. Par contre, je n'ai pas de maladies et, j'ai des altises sur mes choux chinois malgré la présence de carton.
    Voilà, pour moi, mon jardin est situé au milieu d'une forêt de chênes et une clairière a été aménagée dans les années 1960 1970. Et , comme, je suis en Cévennes, il y a des traversiers ou restanques.

    1. Didier (Sud de la Haute Garonne)

      Moi aussi, les haricots grimpants, si productif les années précédentes, ne donnent rien ou presque cette année (disons que la 3ème canicule a arrêté net la production). Pareil aussi pour les altises mais je crois que c'était généralisé sur toute la France cette année. A noter que pour voir j'ai laissé 2 choux de Bruxelles que je pensais moribonds, et bien après les avoir débarrassé des altises ils sont repartis. Grosse résilience.

  16. Bernard (Sete)

    bonjour pour les tomates je suis convaincu que les variétés vendues en France ne sont pas adaptées au changement climatique à l'exception des tomates cerises
    J'ai donc cheché avec l'aide de chat gpt des variétés marocaines ou US
    Pour la France j'ai ça
    Aleno sartse» (Ruby Heart) inventées par Mondher Bouzayen, coordinateur du projet et professeur de biotechnologie à l’Institut national polytechnique de Toulouse. seul pb ni chat gpt ni moi n'avons trouvé ou acheter ces graines j'ai donc fait un mail pas de réponse peut être due aux vacances scolaires
    pour les USA
    Niveau 1 - Excellente résistance *****)
    Ce sont les variétés qui ont la meilleure réputation dans les régions très chaudes.
    Variété
    Type
    Origine
    Observations
    Heatmaster
    F1
    Hybride
    USA
    Référence pour les fortes chaleurs.
    Solar Fire F1
    Hybride
    Floride
    Sélectionnée pour la nouaison sous chaleur.
    Phoenix F1
    Hybride
    USA
    Supporte chaleur et stress hydrique.
    Tyfrane F1
    Hybride
    Maroc
    Très utilisée par les maraîchers marocains.
    Shanty F1
    Hybride
    Israël
    Bonne résistance à la chaleur et à la sécheresse.
    pour le Maroc
    Ce sont les variétés utilisées par de nombreux

    producteurs marocains (Agadir, Souss, etc.).

    Variété
    Type
    Où la trouver en
    France
    Tyfrane HF1
    Ronde rouge
    Plants-Pro
    Marmande
    Marocaine F1
    Marmande améliorée
    Semenciers professionnels
    (Graines Voltz, HM
    Clause).
    Souss F1
    Serre / chaleur
    Vendeurs pro sur internet.
    Agadir F1
    Très productive
    Marketplace semences agricoles.
    Rif F1
    .........
    Bonne résistance
    Vendeurs spécialisés.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Bernard,
      J'avais aussi fait ce genre de recherche, et comme vous j'avais buté sur la non disponibilité de ces graines en France et pour le grand public. Elles sont souvent adaptées aux cultures professionnelles sous serre, et il y a des chances que les tomates obtenues aient un goût "de supermarché".

      Je me méfie aussi de toutes ces allégations du genre "résistance à la chaleur et à la sécheresse" car elles sont faites par ceux qui vendent les semences.

      Pour avancer sur le sujet, il faudrait faire des essais avec ces variétés dans un potager amateur comme les nôtres.

      Dans les variétés qui résistent un peu (je dis bien un peu) mieux à la chaleur, il y a une variété française, la première hybride développée par l'INRA en 1952 : la Fournaise F1.
      Avec un nom prédestiné !

      J'en ai mis un pied chez moi cet été et bien que la production n'ait pas été folle, elle a produit sans interruption des fruits rouges de 5 cm de diamètre et le goût est ok.

      Avatar de nicolas
      1. Monique Mariani

        Je m’étonne que l’on parle très peu de la gregory altaï.Pourtant pleine de qualités: résistante à la chaleur et au mildiou, beaux fruits rouges, assez précoce.....ce sont les plus belles de mon jardin situé quand même dans les hautes-Alpes (850 m )
        Bon dimanche à tous et toutes les jardiniers.

        1. Mana 56 (Vannes)

          ....C'est une tomate adaptée aux climats frais !

      2. Didier Helmstetter

        Attention au "goût de supermarché". Généralement plus lié à la chaîne de production/distribution qu'à la génétique : cueillette avant maturité, transport et stockage de chambre froide en camion frigorifique... Ainsi traitée, la meilleure variété serait insipide. Je me suis "amusé" a faire des dégustations à l'aveugle à mes invités. Avec une HF1 cachée dans le lot. Cueillie parfaitement mûre. Elle n'a pas été repérée.
        Même si, en effet, la vieille génération d'hybrides n'étaient sélectionnées que pour le rendement, ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, le goût fait parti du cahier des charges.
        Après, c'est sûr que la plante parfaite - résistante aux canicules, aux maladies, productive, excellentissime, etc... - il ne faut pas rêver non plus. Les miracles, il faut attendre le jardin d'Eden...

    2. Mana 56 (Vannes)

      Bonjour Bernard, vous trouverez les graines de la tomate Aleno Sartse ici: https://tomato-king.com/fr/scarlet-heart-tomato/ ....pour l'année prochaine !😆

      1. Bernard (Sete)

        Bonjour MANA merci beaucoup et bravo depuis le temps que je cherche sans trouver!
        avez vous lu les réserves de Nicolas sur leur valeur gustatives?
        je suppose que vous ne les partagez pas et que vous ne cultivez pas des tomates goût supermarché

        1. Mana 56 (Vannes)

          j'ai choisi quelques variétés F1 pour leur résistance au mildiou, problème récurrent en Bretagne sauf cette année où tout le monde tire la langue + avec la restriction d'eau c'est le pompon ! Ces variétés sont très bonnes, voire excellentes avec la Gourmansun (cœur type ananas) Buffalopink (gros fruit type marmande) Rubylicious (cerise bien sucrée) et la Honey Moon pour son look parfait (forme et couleur) au goût supérieur "supermarché". Voilà ma petite sélection F1, faisant partie d'un groupe de frappadingues de tomates, je m'autorise à tester d'autres variétés sur les avis d'autres connaisseurs....

          1. Didier (Sud de la Haute Garonne)

            J'ai fait pareil car dans ma région aussi, la pluviométrie estivale nous vaut le mildiou précocément. Evidemment ce n'était pas l'année à essayer des variétés résistantes au mildiou mais je dois dire que celle que j'ai essayée, l'Honey Moon (aspect et goût proches de la Rose de Berne) m'a épaté : plant le plus robuste des 9 variétés semées, production la plus précoce et la plus abondante, et même résistance à la chaleur. Donc l'an prochain, je rempile (même si les graines sont tout de même plus chères que les autres).

            1. Petra (Champagne)

              Bonjour,
              Je préfère largement les variétés anciennes que les hybrides. Je fais mes propres graines tous les ans et je constate que les plantes se sont bien habituées à ma terre et ma région (Champagne). Cette été mes pieds de tomates ont bien survécus à la canicule. Le fruits sont plus petites et la peau est un peu plus épaisse. J’ai eu des fruits mûrs un peu plus tard mais j’en ai pleins. Une collègue n’a pas encore une seule tomate mûr. Je suis contente de mon potager

              1. Petra (Champagne)

                Je ne suis plus du tout embêté par le mildiou non plus contrairement à mes voisins. Tous les ans j’ai quelques taches sur les tiges mais aucun impact sur les fruits 🤩

  17. Pierre (Anjou)

    Bonjour
    Pour moi cette année mis un voile au dessus des tomates (éviter les brûlures)
    J ai paillé.
    Je n arrose pas les tomates .
    Espèce venant de pays chauds.
    J ai une récolte moyenne mais pour cette année
    cela me va quand je compare aux autres .
    Par contre les haricots nains ne donnent pas grand chose .Il y a des fleurs (je les arrose )
    Mais peu de gousses .Habituellement j avais de belles recolts.
    Il va falloir trouver des astuces pour s adapter :
    trouver des variétés tenant à la chaleur
    Des "ombrages :
    Des arrosages moins fréquents mais plus copieux pour que l eau descende plus et les racines aussi
    Bref le jardin c est du vivant .il faut l accompagner et savoir s adapter aux conditions locales et climatiques
    Bon jardinage et apprécions nos récoltes
    (Pour nous ce n' est pas trop grave ce n est pas notre gagne pain !!!)

    1. Bernard (Sete)

      bonjour pour les espèces venant des pays chauds quelle variété et ou commandez vous les graines merci

  18. louis rutherford (Corse ( Porticcio))

    je suis au bord de la mer en Corse. depuis le 10 juillet il fait 35 ° à l'ombre. j'arrose depuis, matin et soir en MOUILLANT les feuilles. j'ai de très bonnes récoltes de tomates, concombres, salades, aubergines, aucune trace de maladie à part un léger départ d'oiduim sur mes plans de courgettes (?) ... j'ai des haricots verts grimpants depuis le 5 juillet et mon dernier semis a été fait le 25 juillet! tous les haricots ont des fleurs et grimpent sur des tuteurs de 2.50... j'ai été obligé de mettre des tuteurs en parallèle et ça forme une voûte d'ou pendent mes haricots... (variété "Matilda"). je ne comprends pas les commentaires déposés sur facebook qui signalent des fruits éclatés, qui ne mûrissent pas, etc ... un détail peut etre : j'ai tout planté ( 200m2) dans des énormes seaux en plastique... (ça évite peut être l'apparition des maladies qui viennent du sol?) ... quoi qu'à 35 ° .... voila mon bilan pour 2017, et là j'attaque la saison "d'hiver) choux, fèves et petits pois fin septembre etc)...

  19. martin yannick

    Tant mieux pour toi si tu as beaucoup de légumes, mais j'ai quelques doutes ,..la région de Toulouse et Toulouse et la ville où il à fait le plus chaud ces derniers temps.. ci tu est parti en vacances trois semaines, quelqu'un est venu arroser... Même ton goutte à goutte et ton voile ne suffit pas.. maintenant l'idée de protéger son potager des été caniculaire est une bonne idée. .. je l'ai testé aussi et j'ai des bons résultats..

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Yannick,
      Pour préciser les choses, je suis parti 12 jours, et non trois semaines, et personne n’est venu arroser pendant mon absence.

      La veille de mon départ, j’avais arrosé généreusement toutes mes cultures à l’arrosoir afin de bien humidifier le sol en profondeur. Ensuite, le goutte-à-goutte, le paillage et le voile d’ombrage ont fait le reste pendant mon absence.

      Je partage simplement ce que j’ai réellement mis en place et les résultats que j’ai obtenus dans mon potager.

      Avatar de nicolas
    2. Didier Helmstetter

      C'est quand même gonflé de douter a priori. Et je ne vois pas en quoi un goutte à goutte serait insuffisant. Tout n'est qu'une question de programmation : durée, fréquence... En gros, un pied de tomate evapo-transpire 5 a 7 l par jour en condition sévère. Un goutteur débite, selon le modèle et la pression, 2 l par heure par ex. . Donc 2 ou 3 h de gouttage et c'est bon. Tu sembles ignorer que la production industrielle dans les serres se fait avec du goutte à goutte...
      Je sais qu'on est à l'ère des photos truquées, mais cela se reconnaît !

      1. nicolas (Toulouse)

        Bonjour Didier,
        Content de te voir ici !
        Déjà 10 ans que j'étais venu te rendre visite...
        Depuis, beaucoup d'encre a coulé, notamment dans les livres que nous avons publiés chacun de notre côté !
        Bien à toi

        Avatar de nicolas
  20. Luc (Loire (42))

    Bonjour,

    Pour ma part, j'ai depuis des années un voile d'ombrage (50%) et paillage au foin.

    Pour l"irrigation, je n'utilise pas de goutte à goutte, je veux maîtriser ce que je mets en évitant les apports trop irréguliers pour éviter notamment le cul noir de la tomate. J'utilise un humidimètre mécanique tout simple et je me donne la même règle où doit se situer l'aiguille : et là cela peut aller de 3 litres par plant à 12 litres par plant selon les conditions météo. Et ce malgré le paillage. L'essentiel est de reconstituer la réserve utile du sol, ni trop, ni trop peu.

    Quant à la brumisation, je l'ai reproduite cette année et elle n'a plus marché au delà de 34 degrés environ. J'ai mis un enregisteur de température et d'humidité après 20 minutes de brumisation en continu. Je constatais visuellement de belles brumes d'eau envelopper tous les plants de tomates. Mais la réalité mesurée était tout autre: la température ne baissait pas du tout et l'humidité était de 30% HR maximum. Les fleurs de tomates coulaient. Je suis donc passé à l'aspersion.

    J'ai ressorti alors mon vieil oscillateur d'arrosage de pelouse (pelouse que je n'arrose plus depuis de nombreuses années laissant l'herbe folle que je tond). Il couvre 2 rangées de 4 pieds car je n'ai pas beaucoup de débit après un tuyau de 15 mètres.

    Après plusieurs essais, mesurés avec l'enregistreur, je suis arrivé à la conclusion suivante : au-delà de 32 degrés, j'applique avec un programmateur plusieurs cycles de 1 min d'aspersion et 15 minutes de repos en général de 10h30 à 20h00 selon l'application gratuite MétéoVille (plus fiable je trouve que la Météo Agricole).

    Et là j'obtiens une température constante vers 25°C et un taux HR entre 45 et 65% (enregistrement en continu avec graphe récupérable sur PC avec une sonde ELITECH).

    Avant l'aspersion, je pollinise les journées sans vent les fleurs de tomates vers 9h30 du matin avec la vibration d'une brosse à dent (technique très connue qui permet d'avoir des tomates 3 à 7 jours après quand il n'y a pas de vent pour autoféconder les tomates). J'attends impérativement 1 heure avant de lancer l'aspersion. Car un pollen trop sec ou trop humide : pas de pollinisation. Je ne suis pas obligé de polliniser mécaniquement car les fleurs de butternut et courgettes sont pollinisées par les abeilles sans problème, mais je voulais optimiser au maximum.

    Une température constante vers 25°C et un taux HR entre 45 et 65% permet alors à la pollinisation de se poursuivre.

    Résultat: des tomates qui ont recommencé à produire par étage comme avant :)

    Il vaut mieux à mon avis une aspersion régulière que des grosses douches: l'enregistreur est sans appel, avec de fortes canicules, l'effet de la douche ne dure que 15 min !

    J'ai malheureusement perdu 1 à 2 étages avant de m'apercevoir que mon ancienne technique de brumisation ne marchait plus comme les deux années précédentes.

    Pas de risque de mildiou à de telles températures.

    J'ai testé aussi une tomate déterminée de plus petit calibre : la Saint Pierre avec 100% de réussite car aucune fleur coulée. Et une indéterminée : la San Marzano. Aucun ravageur heureusement.

    Je confirme que les courgettes Cocozelle et butternut classiques donnent énormément, j'ai pris cette année des graines chez Kokopelli qui donnent de très beaux plants et une belle productivité. Idem pour les concombres. 100% de germination au passage.

    Pour les tomates, je testerai les tomates cerises de Kokopelli l'année prochaine: Principe de Borghese et Pomodorino del vesuvio. Je pense en effet comme vous, qu'il faudra s'adapter avec des tomates de plus petits calibres.

    Dernière chose, j'ai essayé cette année de laisser buissonner les tomates, je n'ai pas vu de différence. Difficile de faire la part pour un seul essai entre les conditions météo plus difficiles cette année et la technique.

    Mais oui, l'anticipation est la clé.

    Pour finir, on pourra dire que tout cela a un coût, certes. J'y vois un investissement à long terme. Si vous avez la curiosité de peser les légumes ou les rameber au prix de la pièce au marché ou supermarché en Bio, on s'aperçoit que l'investissement est couvert très rapidement. Alors que je n'ai qu'un petit potager.

    Avec tout cela maintenant, je me demande comment faire mieux à part améliorer encore le sol vivant.

    Après, je me dis que chaque légume obtenu malgré ces conditions horribles, cela reste une petite victoire qu'il faut savourer et rester humble devant la situation de dérèglement climatique largement provoqué par l'Homme.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Luc,
      Un grand merci d’avoir pris le temps de partager un retour aussi détaillé, avec vos essais et surtout vos mesures à l’appui.

      Votre expérience sur l’aspersion est particulièrement intéressante : vous avez constaté que des cycles très courts et espacés tout au long de la journée sont bien plus efficaces qu’une grosse aspersion ponctuelle pour maintenir une température et une humidité favorables à la nouaison des tomates pendant les fortes chaleurs.

      Un témoignage très utile qui donnera certainement des idées à d’autres jardiniers !

      Avatar de nicolas
      1. Jocelyne (Lot)

        Sauf quand on a interdiction d'arroser en journée après 8h comme dans le Lot...

        1. Luc (Loire (42))

          Vous êtes de quelle commune svp ?

          1. Jocelyne (Lot)

            Peu importe, l'interdiction est départementale

        2. Chris (Ariège)

          Idem chez moi en Ariège : restriction d'eau

          1. Pierre

            Bonjour. Idem dans le département de l'Allier ou l'interdiction d'arroser les potagers commence à 8 h le matin, jusqu'à 20 H. Alors pour le principe de l'arrosage par alternance mais sur toute une journée est à revoir !!! A bon entendeur ........

    2. Chris (Ariège)

      Bonjour, Pomodorino del vesuvio est une variété à suspendre... elle donne effectivement des petites tomates qui se conservent très longtemps si bien stockées ou suspendues pendant l'hiver... Cependant, elles ont une peau épaisse, d'où la longue conservation et ne se consomment pas comme les tomates normales, mais écrasées sur du pain aillé et huilé (huile d'olive) Il existe beaucoup de variétés à suspendre également en Espagne... Par curiosité, j'ai gardé une petite tomate de cette variété semée en mars 2025 et au jour d'aujourdhui, elle commence juste à s'abimer : elle aura tenu 14 mois

      1. Luc (Loire (42))

        Bonjour. Merci de l'info.

    3. Didier Helmstetter

      Le fait que la brumisation ne rafraîchisse pas et n'augmente pas l'HR m'interpelle.
      De l'eau qui s'évapore rafraîchit. Et crée de la vapeur. Forcément.
      Cela doit être une question de nombre de brumisateurs et de débit... Pas assez d'eau évaporée sans doute, comparé à l'aspersion...
      Comme on va être de plus en plus souvent amené à restreindre la consommation d'eau, cela vaut la peine de peaufiner.
      C'est la grande limite de ce type de techniques : les interdictions de plus en plus fréquentes.

      1. Luc

        Oui, sur le principe physique, je suis d’accord : de l’eau qui s’évapore refroidit et augmente l’humidité de l’air. Ce qui m’a surpris, c’est que cet effet n’était plus mesurable chez moi aux plus fortes températures.

        Avec 18 têtes pour 12 m², je pense finalement que la cause la plus probable est un débit insuffisant de ma brumisation. Visuellement, la brume était bien présente, mais la quantité d’eau effectivement évaporée dans le volume d’air autour des tomates devait être trop faible pour compenser la chaleur et le renouvellement de l’air. L’aspersion apporte évidemment beaucoup plus d’eau en très peu de temps, ce qui expliquerait la différence très nette que j’ai mesurée.

        Sur la consommation d’eau, je vous rejoins : c’est une vraie limite et cela mérite d’être optimisé. Mais il faut aussi tenir compte de l’efficacité réelle. Dans mon cas, faire fonctionner plus longtemps une brumisation trop peu débitante ne permettait plus d’obtenir le microclimat recherché, alors que de très courtes aspersions espacées y parvenaient.

        C’est aussi la limite des grosses « douches » réalisées en dehors des heures chaudes : lors d’une forte canicule, leur effet rafraîchissant ne dure chez moi qu’une quinzaine de minutes. Elles peuvent être utiles pour l’irrigation, mais beaucoup moins pour éviter le coulage des fleurs plusieurs heures plus tard, au moment du pic thermique.

        Et dans mon cas, je pense que si je n’avais pas changé de méthode en juillet, j’aurais eu nettement moins de tomates : avec la brumisation, les fleurs continuaient à couler ; après le passage à l’aspersion intermittente, la nouaison a repris. Cela reste bien sûr une observation dans mon potager, pas un essai contrôlé.

        Enfin, concernant les restrictions d’eau, elles ne signifient pas forcément interdiction totale d’arroser un potager. Tout dépend de l’arrêté préfectoral applicable, et éventuellement d’un arrêté municipal plus contraignant. Il faut donc lire les arrêtés locaux plutôt que généraliser.

        Au fond, je pense que nous sommes d’accord sur l’essentiel : il faut chercher à obtenir le meilleur effet possible avec le moins d’eau possible. Dans mon cas, la limite venait probablement surtout du débit insuffisant de la brumisation face à des températures devenues trop élevées.

        1. Didier (Alsace)

          Oui, je pense que nous sommes d'accord.
          Pour ce qui est des restrictions, je signalais, à propos, un "danger" qui pèse sur nos activités jardinières. Arroser, pour un jardinier, "cela va de soi"... Cela allait... Ce sera moins le cas...
          Oui, les arrêtés ont des contenus variables - parfois, et c'est le cas chez moi, cela reste autorisé uniquement de 20 h à 8 h... Donc pas de brumisation possible contre les températures excessives du milieu de la journée.
          Personnellement, je me suis toujours exprimé contre l'usage de l'eau potable au potager - c'est un luxe de pays riche. J'ai travaillé en Afrique. Je me suis doté de réserves de stockage d'eau de pluie de 32 m3. Ce qui s'avère insuffisant cette année ! Et bien entendu, sauf à installer tout un système de filtration (pour ne pas boucher les buses) et de pompage/mise sous pression, cela exclue la brumisation.
          Bref, c'était un propos général pour attirer l'attention sur une dépendance croissante à l'égard des réseaux, qui sont de plus en plus réglementés - par nécessité !
          De mon point de vue, tirer sur le réseau n'est plus une solution "durable" !

        2. Didier (Alsace)

          PS : Je rajoute ceci : attention à ne pas penser que "produire sa nourriture" soit un argument suffisant pour donner un "droit de tirage"... On raisonne un peu comme ça. Mais là où manquera, les besoins sanitaires primeront !

          1. Luc

            Merci pour votre réponse constructive. J'ai réfléchi à d'autres alternatives à l'eau potable, mais pour le coup, c'est économiquement que cela me semble déraisonnable pour mon petit potager. Et effectivement, cela ne permet pas la brumisation. Après, cela ne pose problème que pour les tomates. Le reste des légumes produit très bien avec un arrosage aux heures autorisées aujourd'hui. Je suis d'accord avec vous, faire son potager n'induit pas un droit de tirage. S'il faut à terme me passer de tomates, je le ferai à regrets. Il faudra à l'avenir faire le deuil de certaines choses. Merci à vous ;)

  21. Claude (Vendée)

    Article riche d enseignements .je retiens vos conseils pour l'année prochaine notamment à propos de l'ombrage et des semis à faire beaucoup plus tôt.
    Merci à vous

  22. Michel (Rennes)

    Au sujet des tomates,j’ai cette année une belle récolte sans aucune maladie et à part quelques fruits touchés par la canicule,tout va bien. Je note par contre une certaine épaisseur de peau par rapport aux années précédentes. Je note également une récolte abondante de la variété andine cornue et un goût extraordinaire !L’épaisseur de la peau est elle le résultat des différentes canicules ?Merci et bon dimanche.

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Michel,
      Il est possible que ce soit une réaction naturelle du fruit pour limiter les pertes d’eau et mieux résister à ces conditions difficiles.

      Avatar de nicolas
    2. Maryse (Dordogne)

      Tous les fruits et légumes avec une peau se protègent en épaississant leur peau; pour les prunes quelles que soient les variétés, c'est flagrant, idem pour le raisin.

  23. Hélène (Bassin d'Arcachon)

    Je ne retrouve pas les références de voiles d'ombrage que vous aviez donné cette année. Pourriez vous me les redonner, svp?
    Merci

      1. andre susini

        Bonjour
        J'ai voulu commander, pour 45 euros d'achat j'ai 39 euros de frais de port je trouve cela excessif.
        Merci pour tous ces conseils.

        1. nicolas (Toulouse)

          Cela fait 5 ans que j'ai commandé mon filet et je n'ai pas souvenir du prix que j'avais payé.
          Voici une autre adresse, à vérifier si ça vaut le coup :
          https://www.serresvaldeloire.com/filets-ombrage/581-filet-ombrage-50-vert-coupe.html

          Avatar de nicolas
        2. Mana 56 (Vannes)
        3. Didier Helmstetter

          N'y a-t-il pas une jardinerie ou une coopérative agricole qui en vend près de chez vous ??? C'est vrai que pour des petites quantités, le port est parfois prohibitif...

  24. Hélène (Bassin d'Arcachon)

    Je n'ai pas d'arrosage automatique.
    Nous avons été évacués 10 jours (incendies du Porge, 33). Au retour, tout le potager est cuit.
    J'ai un voile d'ombrage sur les tomates, du paillage, mais faute d'eau, et avec la canicule, rien n'a résisté.
    J'ai pu ramasser 1 kg de tomates qui avaient réussi à mûrir et c'est tout. Tomates, poivrons, courgettes, butternut, même les framboises, mûres sans épines , fraises et framboises....fichu...
    À l'année prochaine le potager! Dommage

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Hélène,
      Quelle épreuve d’avoir dû être évacuée pendant dix jours à cause des incendies. Dans une telle situation, le potager passe forcément au second plan, le plus important est que vous ayez pu rentrer chez vous en sécurité.
      Mais je comprends que c'est très frustrant de ne rien récolter, après tout le travail fourni.
      Bon courage après ces moments difficiles.

      Avatar de nicolas
  25. Régine

    Quand je vois la structure où sont vos tomates...Est-ce que ça signifie que vous les plantez chaque année au même endroit ? Ce qui alors permet l'installation d'un système d'irrigation ?
    Et qd les pieds de tomates sont "en cage" avec un voile d'ombrage tt autour comme sur la photo, comment se fait la polinisation ?
    Merci pour vos réponses

    1. nicolas (Toulouse)

      Bonjour Régine,
      À part quelques cas extrêmement rares dans les potagers amateurs de maladies des racines, les tomates peuvent tout à fait être cultivées chaque année au même endroit, cela fait plus de 20 ans que je le fais.
      Il faut savoir que la fleur de tomate n'a pas absolument besoin des insectes pour être pollinisée car elle contient à la fois le pollen mâle et femelle. Ce sont les vibrations causées par les courants d'air qui mettent les deux en contact (et aussi par les bourdons mais ça marche aussi sans eux).

      Avatar de nicolas

Recevez mes conseils de saison dans votre boîte mail

Parce que ce n'est pas facile de réussir son potager naturel à tous les coups, je prépare pour vous chaque semaine un article ou une vidéo que vous recevrez le dimanche matin.

lm Général

Bonjour, je m’appelle Nicolas

Ma photo timbre carrée

Si vous voulez en savoir plus sur mon potager, cliquez ici pour lire mon histoire…